ILS ONT VOTÉ ET PUIS APRÈS ?

mercredi soir, débat de l’entre deux tours : les 2 orateurs – personnes formatées pour la conquête et l’exercice du pouvoir – s’affrontent, cherchent à se vaincre afin de convaincre ceux qui les écoutent et qui sont déjà acquis à l’une ou l’autre des personnes, à l’un ou l’autre des
programmes.
Qu’y a-t-il eu de proposer par rapport à l’enrichissement des riches face à l’appauvrissement
des pauvres? par rapport à l’effondrement de la classe moyenne qui, jusqu’alors, se situait
entre ceux qui exigent la majoration maximale de leurs actions et ceux auxquels est imposée
une diminution des salaires? Par rapport à la perte des idéaux d’utilité générale, de bien
public?
Les services publics sont soumis, par souci d’économie, à une logique néolibérale dévastatrice
qui nuit à leur qualité.
7 mai 2017… euh, pardon… 24 avril
2022 : au nom de la défense de la République et de la
démocratie, faudra-t-il voter pour MACRON ou contre LE PEN?
L’homme est aujourd’hui soumis au dictat d’un outil qu’il avait créé pour faciliter les échanges
avec ses pairs: l’argent.
L’argent empoisonne le contrat social qui cimente la société dès lors qu’il n’apparaît pas au
service de l’intérêt commun.
Les dirigeants successifs ont façonné une caste gouvernante, complice et alliée du rouleau-
compresseur financier, se gavant sur la vie même des dominés!
Le nouveau capitalisme – destructeur et mortifère – qui s’impose depuis plusieurs années déjà,
repose sur la systématisation de l’actionnariat, l’importante spéculation financière (qui
disqualifie le travail, exténue les forces et le temps), les principes de l’endettement et les
accélérations autorisées par les nouvelles technologies.
Comment donc s’en extraire?
Certains ont tout, le plus grand nombre ne possède rien.
Les nantis décident et les démunis trinquent, certains se pensant prisonniers d’une existence
fataliste ne cherchent plus à lutter!
Mais, aujourd’hui, les démocraties sont fragilisées par la montée des courants populistes qui
illusionnent le peuple sur le fait qu’il sera souverain…
Le peuple est alors présenté comme l’opposé des élites dirigeantes et devient le noyau autour
duquel se construit le discours des candidats.
L’appel au peuple est présent dans leurs discours, peuple auquel ils s’identifient et qu’ils
affirment avoir compris.
En cas d’avènement au pouvoir, ce ne seront qu’illusions perdues…

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