2017 : L’ANNÉE DE TOUS LES DANGERS !

imageCertaines personnes appartenant aux catégories dites populaires (ouvriers, employés, précaires, demandeurs d’emploi…), aux prises avec les difficultés de la vie quotidienne et la faiblesse de leurs revenus, ne sont pas spontanément tournés vers un engagement civique dès lors que les grandes idéologies sont mortes, que la « crise de la politique » prend pour eux des formes principalement négatives, où les décisions publiques ne sont pas efficaces quand elles sont prises sans souci de leur situation, voire même contre eux dans le but et/ou ayant comme conséquence d’aggraver leur sort.

Ceci se traduit par des phénomènes de rejet des institutions politiques qui peuvent d’autant plus facilement prendre des formes différentes que des politiques opportunistes s’efforcent d’opposer ces catégories dites populaires les unes contre les autres.

  • les exclus du travail se transforment alors en exclus du système politique. Non inscription sur les listes électorales, abstention massive, votes blancs et nuls ne peuvent être considérés indépendamment de la question sociale : ces exclus, sauf étourderie de leur part, ne sont ni des P.D.G. ni des hauts fonctionnaires!
  • les petits salariés, à peine plus concernés que les précédents, se livrent plus volontiers au zapping pré-électoral suivant une démarche plus consumériste que politique qu’encourageant les attitudes des candidats qui énoncent, quelquefois de manière parcimonieuse, leurs programmes et visions de l’avenir pour se limiter aux slogans des publicitaires.

C’est ici que se situe le véritable danger du populisme !

N’importe que démagogue peut alors s’emparer du désarroi de la majorité des travailleurs, proposer des recettes démagogiques qu’il accomodera à la sauce du moment et prétendre offrir le salut des petits salariés sur le dos des exclus

il ne s’agit guère d’une fascination idéologique, d’une curiosité pour ceux qui font entendre leur différence face au « petit monde » suranné des carriéristes politiques mais plutôt une sorte de quasi résignation de ceux qui ont le sentiment de ne pas avoir grand chose à perdre et qui se disent, en espérant mieux, « on ne sait jamais » alors que c’est le pire que leur préparent de tels leaders politiques.

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