VISITE MINISTÉRIELLE

 

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Dans la ville de Pecquencourt où ni duc, ni roi, ni empereur ne vinrent jamais, il a été permis, à la population, de s’ approprier cette idée abstraite et lointaine qu’est la République lors de la visite du 1er Ministre.

Ca doit marquer la mémoire collective et les journalistes ne s’y trompent pas, imaginant que cet épisode viendra nourrir l’histoire locale.

A Douai,appliquant le protocole valorisant le pouvoir, le 1er Ministre et son aéropage macronien se donnèrent à voir non pas au Peuple mais aux notables – ou ceux qui se vivent comme tels – pour légitimer ce même pouvoir ( que seuls 18% des Français ont plébiscité).

Certains ont expliqué leurs doléances, remis des cadeaux à l’occasion de discours formulés dans un espace fermé au sein duquel rien est spontané. C’est une parole sous contrôle qui s’exprime et qui ne s’adresse pas directement au Peuple. C’est, pour certains d’entre eux, une immense foire aux vanités ultérieurement énoncées, venant confirmer que le pouvoir politique obtient, finalement, la subordination par le moyen de la théâtralité.

Quand une  » présence impérative » est sollicitée, voire exigée, nous avons non seulement le droit mais le devoir de résister et donc de désobéir lorsque le gouvernement agit contre nos propres principes.

Cette résistance au pouvoir n’est pas une simple mise en cause du consentement, elle définit la condition de la morale démocratique ordinaire !

Des promesses aux actes politiques ? Nous demandons à voir…

Demeurons, avant tout, disponibles à ceux d’entre nous qui, comme l’a écrit Karl Marx, constituent  » un groupe social qui ne prétend à aucun droit particulier parce qu’il n’est l’objet d’aucune injustice particulière mais de l’injustice en général « .

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