UNE TROP LONGUE JOURNÉE SI FROIDE

imageLa personne Sans Domicile Fixe nous donne à voir, dans l’espace public donc social, un corps et ses atteintes physiques.

un corps meurtri par la rue, par la violence au quotidien, par l’alcool, par le manque d’hygiène

un corps souvent méprisé et désarçonné par l’extrême précarité qui caractérise la personne Sans Domicile Fixe.

L’errance semble marquer l’organisme, le déformant au point que la personne qui est sensée l’habiter, s’en désintéresse et le considère même, quelquefois, comme un étranger….

Il est même possible de se questionner afin de savoir si ce corps est habité tant il paraît n’être qu’une mécanique !

Le mode d’exposition et de « mise en scène » de ce corps le rend encore plus identifiable.

Mais, parler, interpeler, crier, c’est, pour la personne Sans Domicile Fixe, s’exposer, exister sur l’espace public, sortir quelque peu de la « figuration » ou de l’exposition du malheur.

Confrontée, antérieurement, à des épreuves, des ruptures qui ont remis en cause les relations entre vie sociale, identité et intériorité, aujourd’hui, cette personne ne doit pas simplement être assimilée à un « élément du décor » mais être considérée comme un sujet de l’espace public au même titre que tout un chacun.

Mais qu’en est-il de la prise en compte de sa parole?

A Douai, de nombreuses associations, des personnes à titre individuel ( et ce, sans recherche d’aucune publicité, sans besoin de support photographique pour témoigner de ce qu’ils font) sont présentes autour de la personne Sans Domicile Fixe au sein de ce théâtre de rôles et d’interactions multiples qu’est l’espace public.

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