« SUR LE PLUS HAUT TRONE DU MONDE, ON N’EST JAMAIS ASSIS QUE SUR SON CUL » Michel de MONTAIGNE

 

Alors que des personnes engagées, pour la plupart, dans de nombreux combats, revendiquent, à juste titre, que l’héroïsme proclamé des soignants devienne une reconnaissance pérenne à travers des décisions concrètes, IL n’a aucun scrupule à se joindre à eux, à feindre de défendre une cause jusqu’alors jamais reconnue comme recevable.

Mais pourquoi être surpris ?

Comme l’a écrit KIERKEGAARD, « L’Homme est tout artifice ».

Une militante s’affaisse à proximité de IL mais IL en fait totalement abstraction… eh oui, les journalistes arrivent… il faut aller à leur devant, il faut les solliciter, se montrer et parader.

Cette militante, pourtant, IL la connait … mais, depuis, à aucun moment, IL ne s’est soucié d’elle !

Tout cela traduit bien le pathétique, chez IL, c’est-à-dire la nécessaire distance avec « l’Humain, trop Humain », son antihumanité.

IL veut se différencier alors IL n’hésite pas à avoir recours à des néologismes.

Appartiennent-ils au pathos ou sont-ce une nouvelle référence à RIMBAUD dont « l’abracadabrantesque » a été repris par CHIRAC ?

IL dispose de son fan club, figure contemporaine de l’aliénation procurant l’illusion d’une susbstantialité identitaire.

IL bénéficie ainsi d’un culte s’apparentant à une hagiographie chrétienne et IL ne peut que s’en réjouir.

IL fait fi de la tragédie, non celle jouée sur scène mais celle vécue, au quotidien, par certains d’entre nous (le taux de chômage à Douai est de 24 %… 1 personne sur 4)..

Alors, face à IL, aucune extase suprême… bien au contraire.

Quand nous écoutons IL, IL veut ouvrir des perspectives mais, à mesure que nous avançons dans le dédale de ses propos, nous pénétrons, de plus en plus profondément, dans les ténèbres d’une connaissance qui n’est que spéculative.

IL parle de Culture mais, au-delà des simples consommateurs et gardiens de la Culture, quand s’intéressera-t-il aux créateurs , à ceux qui ont des choses à exprimer ?

Allez qu’IL ne soit pas chagrin.

Comme l’a affirmé DE GAULLE face à une assemblée de journalistes « rassurez-vous, un jour, je n’oublierai pas de mourir! ».

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