QUEL SOCLE DE LEGITIMITE ?

Comme au niveau national, une abstention massive (68, 58 %%) a sévi à Douai !

Ainsi, il est possible de traduire les 41, 3 % obtenus par la liste menée par Fréderic CHEREAU, rapportés au taux d’absentéïsme, par le fait que moins d’ 1 citoyen électeur sur 10 a voté pour lui (soit 8, 48 %). .

Il en est d’ailleurs de même pour les listes menées par Coline CRAEYE, Thibaut FRANCOIS et François GUIFFARD.

Les élections sont susceptibles aussi d’être éclairées par les effets de l’« offre électorale », qui met l’accent sur les programmes ou sur les règles du jeu, particulièrement celles du système électoral, qui canalisent les comportements tant des politiques que de la population.

Sur le plan conceptuel, on pourrait élargir le propos et appliquer à l’électeur la célèbre typologie de Max Weber et distinguer ainsi l’électeur rationnel par rapport à des buts (le stratège), par rapport à des valeurs (le kantien), l’électeur affectif (qui se définit par ses sentiments) et l’électeur traditionnel (le conformiste).

Les votes désinvestis étaient déjà des votes sans illusion mais, aujourd’hui, des votes investis peuvent être des votes sans illusion.

En effet, un vote investi, c’est le fait d’accorder de l’importance à son vote, d’y réfléchir à l’avance, de peser le pour ou le contre.

Un vote désinvesti, c’est un vote décidé au dernier moment, surtout pour accomplir son devoir électoral mais sans réelle conviction et, surtout, sans y accorder beaucoup d’importance, sans en attendre grand chose.

Le glissement vers l’abstention peut être rapide…

Chez les abstentionnistes, au-delà de la référence trop simple à l’impact de la crise sanitaire, il y a lieu d’établir une distinction entre « abstentionnistes dans le jeu politique » et « hors jeu » tout en observant, chez certains d’entre eux, un « paradoxe démocratique » : le retrait de la scène électorale mais une relative implication et un sens de l’intérêt général. 

Ensuite, les mésalliances démobilisent comme le P.S. allié à la Droite contre le P.C. à Seclin, L.F.I. alliée à la Droite à Haumont…

Est-ce de la « cuisine opportuniste » ? sont-ce des « accords baroques » ?

Maintenant, des promesses (issues des différents groupes qui siégeront au Conseil Municipal) aux actes !

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