MIEUX VAUT ETRE SEUL QUE MAL ACCOMPAGNE disait, au XVème siècle, Pierre Gringoire

 

S’intituler de gauche quand on ne fait pas une politique de gauche, ne suffit pas pour être de gauche !

Ainsi qu’en a-t-il été de la justice sociale au cours de cette mandature ?

Comment est-il possible d’affirmer, lors d’une Conférence de presse à laquelle nous n’avons pas été conviés (délibérément?) et au cours de laquelle nous aurions pu (d)énoncer les pratiques et choix politiques retenus au cours de ces 6 ans, que « le bilan de F.CHEREAU est satisfaisant » ?

Du passé (encore récent, voire actuel) faisons donc table rase !

Le sort de la population doit primer sur toute autre considération et c’est notamment à cela que l’on reconnaît « la gauche de la gauche ».

Il s’agit d’affirmer et de décliner une politique de priorité du collectif sur le pouvoir personnel.

Compter sur le P.S., c’est compter sur les promoteurs d’une politique de droite sur l’Europe, bradant les services publics, ayant produit, en date du 6 août 2015, la Loi pour la croissance et l’activité dite Loi Macron puis, en date du 8 août 2016, la Loi Travail dite Loi El Khomri qui, à travers les accords d’entreprise, permettent de déroger aux accords de branches en matière de temps de travail, d’heures supplémentaires ou de congés…

La C.G.T. n’a-t-elle pas combattu de telles Lois ?

On ne peut prétendre s’opposer au social-libéralisme en constitutant avec lui des majorités municipales dès le 1er tour !.

Faire liste commune, dès le 1er tour, c’est tout sauf proposer une alternative politique

Mais, avant tout, ce n’est certainement pas redonner confiance à ces millions de travailleuses et travailleurs, à ces « sans dent » tels qu’ils ont été nommés par F.Hollande (P.S.), à celles et à ceux qui, sans travail, sont plongés dans la misère et qui se tournent aujourd’hui vers l’extrême droite ou s’abstiennent aux élections.

Frappés dans leurs convictions, marqués par les difficultés de la vie, par un avenir plus qu’incertain, nombreux vont s’interroger (et le doivent) et, de fait, aller, une fois de plus, de renoncement en renoncement.

La 2nde définition du compromis est « une concession à quelque chose de négatif, de dangereux ou de désobligeant ». Cette définition indique clairement que le compromis est quelque chose d’indésirable, peut-être même de moralement mauvais.

LE COMBAT POLITIQUE A , PLUS QUE JAMAIS, BESOIN DE CLARTE !

En 2015, Mm Véronique Vasseur publiait un livre intitulé « Un panier de crabes », relatant sa cruelle désillusion quant au monde politique, aux côtes de Jacques Toubon.

Aujourd’hui, sans prétention aucune, sans autre intention que d’exprimer ma perception des évènements, j’aurais pu intituler ces quelques lignes « De la trahison à la Compromission ».

Brigitte BONNAFFE

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