L’HUMAIN D’ABORD

 

De fin 1980 à nos jours, a pu être constatée une extension hyperbolique d’un modèle entreprenarial appliqué au sujet humain.

Les propos récurrents laissent entendre, par exemple, que l’on doit « gérer… son deuil… ».

Tout traduit l’émergence de symptômes liés à une colonisation des esprits par un libéralisme financier appliqué, de plus en plus fréquemment, à l’ensemble des problèmes humains.

Ainsi, l’acte d’enseigner ne repose plus sur le souci de la transmission mais sur la meilleure façon de préformater un élève pour être le mieux placé dans les scores et faire monter d’un cran le Lycée d’appartenance dans la hiérarchie des palmarès.

De même, l’acte journalistique se résume à appâter le spectateur – consommateur d’informations et à contribuer à amplifier l’audimat.

La finalité de l’accompagnement humain se perd au profit d’une quantification et d’une procédure de plus en plus conformiste.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *