LA CULTURE EN 2020, 2021 …

Je ne fais que relayer un billet d’humeur de mon beau-frère, Jacques BONNAFFE

« GRAND-MERE BACHELOT a parlé. Il faut se couvrir, se couvrir dit-elle. Et craindre les interactions sociales, celles qui accompagnent inévitablement les sorties, au cinéma par exemple, alors que dans les galeries marchandes, aux rayons cosmétiques ou légumes frais, on va faire ses courses prudemment et on rentre tout de suite tout de suite, en évitant de se toucher-coller dans les files. On y va seul c’est connu, alors que musées cinés théâtres on s’y retrouve en groupes ( ah bon ?), on stationne, devant les édifices et dans les halls près des buvettes (fermées faut-il le rappeler?), on discute, on poireaute. On pratique des interactions sociales, comme on a pu ne pas le constater pendant l’embellie septembre/octobre, où chacun rentrait chez soi après le film. On aime sortir au théâtre (et autres lieux) pour éviter une autre interaction justement, celle que nous impose le télétravail, les campagnes d’information, la radio les images en séries et sous conditionnement commercial, publicitaire ou pédagogique. Je vais au théâtre pour m’y retrouver, oui être en état d’admiration partagée et désaccordée, oui j’y trouve le droit de penser librement, pas en état de surveillance, ou sous prescription. J’y quitte mes peurs et surtout mes professeurs d’anxiété. Roselyne écarlate nous rassure en disant qu’elle en a parlé au ministre de la santé, hier encore dit-elle, il comprend lui, tout ce qui nous arrive dans les secteurs de la musique, des arts en scène, des cinémas ? Et dans les poches d’inégalité territoriale, quand ici ou là l’activité pourrait reprendre, avec les précautions désormais acquises.

Cela fait un long moment qu’il y a un air d’hôpital dans nos vies, bien avant mars 2020, diktats hygiénistes, normes inadaptées, redoublées triplées et ces emballages et ces enrobages, ces blanchiments généralisés, javellisation du regard jusqu’aux ports maritimes ou fluviaux devenus ports de plaisance, uniformément blancs. Jusqu’au sport qu’on pensait multicolore, les joueurs se présentent comme des boites à pharmacie, entrainement médicalisé bien sûr. Ils paraissent extérieurement plus androïdes qu’humains. Voyez ce qu’est devenu un corps de rugbyman pro, c’est de la belle carrosserie,
une surface d’annonce marquetée, on croit rêver. La culture n’a pas fait sa mutation sanitaire, c’est cela que veut lui imposer notre nouvelle ministre de la santé de la culture. Pour qu’enfin il n’y ait que des choses propres. Et de la télé, contrôlable, et bien conne comme Culture box. Elle a fait carrière dans les chaines de divertissement comme dans la santé, Roselyne. Ce qui nous a le plus inquiété ce matin c’est que visiblement, il faut qu’elle se repose. »

Et à Douai, en ces temps singuliers, comment se mobilise-t-on pour soutenir la Culture qui  » ne s’hérite pas mais se conquiert  » ? quelles sont les manifestations de soutien actif aux structures et intermittents du spectacle étant envisagées ?

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