Il y a près de 350 ans, le 6 juillet 1667, Louis XIV entrait dans Douai… et depuis…

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Au sein de la Cour, les échanges suscitent volontiers discussions et oppositions d’idées qui, le jour venu, ne déclenchent pas toujours l’incident mais dérangent l’ordre établi (celui de l’unité rêvée ou de la pensée unique), révélant des tensions, réclamant des arbitrages… mais, face à un tel fonctionnement ô combien ritualisé, il apparaît également possible de se distancier et de prendre le parti d’en rire… le rire qui explose pour dénoncer le ridicule d’une prétention, la vanité d’un conflit et affirmer le triomphe tranquille de ceux qui peuvent rire.

Au centre de cette Cour, la Maison du Roi et son aéropage d’officiers et de bouffons qui l’accompagnent et veulent régner en maîtres.

Les grandes charges appartiennent, de droit, à la noblesse mais elles ont besoin d’une armée d’exécutants, hommes et femmes qui, eux, assurent un travail réel.

Les courtisans, quant à eux, accomplissent, avec plus ou moins de sérieux, les devoirs de leurs charges.

Les courtisans deviennent les acteurs d’une représentation théâtrale où se joue un rôle écrit pour eux bien qu’ils en ignorent, le plus souvent, le sens réel. Dès lors, se mesure, entre eux, la culture des apparences.

Le Roi s’impose comme arbitre dès lors que son pouvoir absolu le laisse libre de changer les choses et de les organiser à sa convenance et ce, quitte à s’inscrire dans le paradoxe pour assurer la reconduction de sa toute puissance.

Mais, il faut réagir avec précaution car inutile de courir le risque de déplaire; il faut, en permanence, s’assurer de la bienveillance du souverain qu’ils soutiennent et accompagnent… également pour être vus et, ainsi, se rassurer sur leurs existences éphémères.

Se forge, progressivement, une forme de jugement qui remplace une opinion publique en gestation et la Cour se fait alors caisse de résonance.

La vie de Cour apporte privilèges et un accès au monarque dont la faveur peut changer la destinée d’un homme, d’une femme et, derrière eux, de tout un lignage.

Ce contact suffit à satisfaire l’orgueil du plus grand nombre puisque leur présence, aux côtés du Roi, illumine leur vie et la faveur du souverain vient récompenser leur assiduité.

A vous d’actualiser ce fonctionnement mais, attention, toute ressemblance avec X ou Y serait totalement fortuite … ou pas …

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