HÉRITIERS DE JEAN JAURES ?

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La pensée et l’action de Jean Jaurès se sont construites à la fois dans le soutien aux luttes ouvrières, pénétré des valeurs de justice sociale et d’égalité mais aussi de l’examen critique de l’œuvre des théoriciens révolutionnaires et, d’abord, de Karl Marx que le grand intellectuel va étudier avec profit.
C’est sur les terrains de l’action sociale et revendicative, la grève, le mouvement coopératif et mutualiste, les questions de propriété sociale que Jean Jaurès se confronte à tous les aspects concrets que prend la lutte de classe à l’époque. II est partie prenante du mouvement revendicatif, avec le soutien des grèves depuis celle des verriers de Carmaux en 1895 jusqu’à celle des cheminots de 1910. Il associe ces luttes au combat politique avec les débats à la Chambre concernant les premières retraites ouvrières avec, en miroir, l’expérience allemande ou la dialectique : grève générale et révolution.
Les convictions profondes de Jean Jaurès sont aux antipodes d’une politique d’accompagnement souvent décrite puisque, au-delà du débat d’idées, se construit une véritable relation de confiance entre l’homme politique et les ouvriers syndicalistes et révolutionnaires :
« Trouver les moyens de faire avancer, dans le même sens, les divers éléments de la classe ouvrière »
tout en promouvant la conquête des droits politiques, la dignité et la fierté ouvrières.
Il est porté par l’ambition de préparer l’émancipation de la classe ouvrière en développant, en elle, la « puissance d’initiative et d’indépendance » en éveillant chez l’ouvrier « le sentiment de de la liberté et de la dignité » en modifiant « le milieu politique et social ». Hors de question pour Jaurès d’en rester à l’ordre capitaliste!
Chercher à dégager une vie révolutionnaire sans violence, certes, mais en déployant sans réserve toute son énergie pour faire avancer la cause ouvrière. Prendre toute sa place dans les luttes sociales et politiques, la dénonciation de l’impérialisme fauteur de guerre, voilà les vrais combats de Jaurès. Son combat pour la solidarité internationale ouvrière contre la guerre qui monte à la veille de l’été 1914, avant son assassinat par l’extrême droite, est la référence de tout le mouvement ouvrier. Elle l’est encore quand les forces impérialistes, aujourd’hui, mènent les guerres contre les peuples en Ukraine, en Afrique et participent au massacre du peuple palestinien, par Israël, à Gaza.
Vous avez dit : l’Humain d’Abord ?

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