ET APRES ?

Cette pandémie est-elle vraiment derrière nous ? Encore devant nous ? Voire en nous ?

Les conséquences aux niveaux économique et social prennent, aujourd’hui, le pas sur la menace sanitaire : sécurité des emplois menacée face à la baisse des activités mais aussi aggravation des vulnérabilités, des inégalités, de la précarité.

Et ce, au point que nombreux sont ceux qui occultent les gestes barrières pourtant toujours d’actualité, que certains, bien imprudents, autorisent des regroupements (fête foraine…).

La particularité d’une crise aussi singulière est qu’elle comporte au moins 2 versants : une focalisation, sorte d’effet loupe sur ce qui était déjà fragile dans nos vies actuelles mais aussi un recentrage sur ce qui nous est apparu comme essentiel et positif dans nos existences.

A distance la société dite de consommation !

L’après-crise comportera, elle aussi, 2 facettes : celle de l’espoir d’un renouveau, d’une prise de conscience de nos égarements individuels et collectifs mais aussi celle de la crainte d’une précipitation et d’une aggravation des vulnérabilités propres à nos sociétés dont l’individualisme (qui a pu être renforcé par la distanciation physique et qui aura été tout autant une menace, une source de souffrance qu’un acte d’altruisme).

Cette crise servira certainement de catalyseur pour de prochaines réflexions, certaines actions et, espérons-le, pour certaines formes de révolution dans notre manière d’appréhender le monde et le vivre ensemble.

Cette période sanitaire inédite dont chacun voudrait oublier, voire gommer l’omniprésence, nous amènera, souhaitons-le, non pas à reprendre simplement le cours antérieur des choses mais à apprendre véritablement et durablement de nos expériences.

L’État devra repenser ses équilibres et renforcer son système de santé si, comme Marcel GAUCHET, philosophe et historien français, il estime que « la qualité de la vie dépend plus des équipements collectifs que des revenus individuels » (Entretien au Figaro en date du 25 mars 2020).

Cette crise inédite et traumatique amènera-t-elle des changements profonds ou le calme après la tempête verra-t-il le principe de répétition reprendre ses droits ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *