ENFANTS EN SOUFFRANCE

Comme la plupart des secteurs de la santé, la pédopsychiatrie est en souffrance.

Vous vous questionnez sur l’évolution de votre enfant ? Il vous est recommandé / fait injonction de consulter un psy ?

Cette démarche n’est déjà pas aisée eu égard à des représentations erronées, inquiétantes voire culpabilisantes relatives à la souffrance psychologique, voire psychique d’un enfant et, de plus, votre demande formulée, il vous faudra attendre de longs mois avant de rencontrer un professionnel soignant (en nombre insuffisant).

Vous êtes laissés sans solution face à ce qui fait problème pour votre enfant et, par extension, pour vous.

Bernard GOLSE – chef du service de pédopsychiatrie de l’Hôpital Necker à Paris – se demande « ce que va devenir un pays qui ne se donne plus les moyens de soulager la souffrance mentale de ses enfants et adolescents » alors que David COHEN – chef du service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à la Pitié Salpêtrière – n’hésite pas à parler de « tiers monde de la République » en ce qui concerne la psychiatrie infanto-juvénile.

A l’image de la sénatrice M.GREAUME, il y a lieu de prendre en compte l’aggravation des difficultés sociales, la fragilisation des repères, la violence économique et symbolique de notre société, les violences intrafamiliales qui sont également des facteurs de troubles psychiques bien au-delà des simples causes neurobiologiques dans lesquelles certains voudraient enfermer la psychiatrie !

« L’urgence est de passer du constat aux actes et des paroles aux décisions » comme elle l’exprime fort bien.

Que la réponse apportée ne soit pas uniquement médicamenteuse au détriment d’une approche plus centrée sur le psychisme et faisant également appel aux sciences humaines pour comprendre la complexité des souffrances individuelles.

Comme la plupart des secteurs de la santé, la pédopsychiatrie est en souffrance.

 

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