EN 2021, RIEN NE DEVRA ETRE PLUS CONTAGIEUX QUE LA SOLIDARITE !

En ce début 2021, quel est l’état des lieux de notre société dont les plus vulnérables font les frais ?

Comment aider les plus vulnérables d’entre nous à affronter les difficultés qui les attendent, pour qu’ils résistent à l’absence d’espoir de ces temps contemporains, comment leur permettre de prendre leur place et de se prendre en main dans un monde désenchanté, au lieu qu’ils ne s’engouffrent dans le cycle nihiliste du « no future, no limits » ?

Le monde dans lequel nous vivons, celui de nos pays riches, est comme ce fruit tentant qui contient en son cœur le ver qui le pourrit : un ver nommé Marché, croissance, mondialisation, ces mots magiques qui mènent le monde, qui promettent et promeuvent le bonheur à portée de consommation, mais qui impliquent prédation, surexploitation, gaspillage, jusqu’à ce que la planète s’embrase.

Vous n’avez d’ailleurs qu’à lire les panneaux municipaux en entrée de ville de Douai « Faites vous  PLAISIR, ACHETEZ local ».

Dans sa définition, le plaisir désigne la satisfaction immédiate d’un désir alors qu’aujourd’hui, pour nombre d’entre nous, l’achat se réduit à la recherche de réponse à un besoin primaire !!!

Nous étions jusque-là spectateurs et acteurs d’une pièce qui se jouait sur la scène mondiale, avec ses couacs, ses crises, mais un arrêt sur image nous a plongés dans un état de sidération, un état de marasme, sans issue de secours.

La Covid 19 a mis le projecteur sur ce que nous ne voulions pas voir, est devenue la représentante d’une civilisation malade d’un néolibéralisme effréné, appelé aujourd’hui ultralibéralisme.

Misères économique, sociale, culturelle, écologique, politique participent de la misère psychique.

Les plus fragiles d’entre nous sont le symptôme d’un échec sociétal, naufragés psychiques de la déliaison sociale.

Les enfants les plus à la dérive sont fascinés par la brillance des miroirs aux alouettes. Ils sont ces papillons qui se brûlent aux lumières du monde dans une fuite en avant maniaque pour ne pas se mélancoliser dans le faisceau des ténèbres de notre temps. Du vide dépressif et mélancolique au remplissage addictif et maniaque !

Vivre avec son temps, c’est en relever les défis, c’est penser les contradictions de notre époque pour en dépasser les impasses.

Alors cessons, par exemple, de répondre positivement aux injonctions à consommer de manière outrancière !

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