Archives de catégorie : Politique

A PROPOS DE MOI OU LES PEREGRINATIONS POLITIQUES DE FRANCOIS GUIFFARD

«  Je suis jeune, mais aux âmes bien nées? la valeur n’attend pas le nombre des années…
…désobéir n’est pas un si grand crime…

mes services présents pour le faire abolir sont plus que suffisants »

 CORNEILLE (Le Cid – 1637)

Explication de texte de / pour Mr le Professeur :

Candidat France Insoumise pour se présenter aux Législatives en 2017, F.GUIFFARD permet de faire élire le candidat L.R.E.M. Dimitri HOUBRON aux dépens du candidat communiste, successeur de Marc DOLEZ


Dédaignant, cette fois, France Insoumise pour une « liste citoyenne » aux Municipales tout en se réclamant « de gauche », malheureusement arrivé  en 4ème position, soit derrière le R.N, F.GUIFFARD accède au Conseil Municipal – dans l’opposition – de gauche…


Les élections à Douaisis Agglo lui offrent l’occasion de faire le grand écart -à droite toute cette fois-.

Membre obligé du M.E.N.I.D., groupe non inscrit mais votant à droite, le voilà promu pour représenter la ville de Douai (fi donc du Maire de Douai), adoubé par le Président POIRET..


Vous avez dit démocratie?

Douaisiens, dormez tranquilles…

Un politicien est né, génération Macron (il a d’ailleurs évoqué une fiscalité « compétitive » en parlant du budget de Douai Agglo!).

Obsolètes la droite, la gauche…

Vive l’opportunisme, le pragmatisme, pourquoi pas le carriérisme !

Signé : Un (in)soumis … rouge de honte

L’ACIDITE DE L’INDEMNITE

Auprès du grand public, la rémunération des élus (et, par extension, des gouvernants) constitue un sujet d’intérêt, de curiosité mais également de spéculation, de fantasme, voire d’hostilité à l’égard du personnel politique.

Aussi, apparaîtrait-il indispensable qu’existe une communication transparente et accessible à chacun (non exclusivement en pourcentages mais à travers le montant mensuel net calculé en euros) du cumul de toutes les indemnités des maires et que ces mêmes indemnités soient rendues publiques et ce, d’autant plus que les mandataires publics sont rémunérés par des budgets publics.

La professionnalisation politique, au sens wébérien de « vivre de la politique », ne peut qu’aboutir à de tels questionnements légitimes pour chacun des citoyens que nous sommes.

Ainsi, au « jeu » des calculs, certains, via les réseaux sociaux, évoquent, pour le Maire de Douai, en 2014, des indemnités à hauteur de 2484,81 € pour, suite à la délibération votée à l’unanimité de sa majorité alors que les 3 groupes d’opposition ont voté contre, que celles-ci s’élèvent dorénavant à 4978,43 €.

Si les données sont erronées, il serait intéressant d’avoir accès à celles auxquelles il y a lieu de se fier…

Si cette augmentation est certes légalement autorisée, n’y a-t-il pas, en cette période de crise sanitaire et sociale d’une rare ampleur, face aux douaisiens qui ont perdu leur emploi et dont la situation est davantage précarisée, aux commerçants qui ont fermé définitivement leur porte … , une certaine indécence ?

Dès lors, quel est le fondement d’un tel choix ?

Etonnant que les élus P.C.F. n’aient pas réagi et que ce soit l’opposition, toute tendance confondue, qui ait dû (d)énoncer un tel positionnement  !!!

Brigitte BONNAFFE

RESULTATS EN TROMPE L’OEIL, MAIRES AU RABAIS ( titre emprunté à Sébastien GROB – Marianne du 29/6/2020)

Pour qui prête attention aux dimensions théâtrales de la REPRESENTATION POLITIQUE, un sujet extrêmement digne d’intérêt concerne les tensions ne manquant pas de surgir entre l’exigence d’afficher une relative éminence et la nécessité de ne pas se couper outre mesure de ceux que l’on est censé représenter.

D’un certain point de vue, ne serait-ce que pour apparaître « à la hauteur » face à des acteurs porte-parole d’entités, intérêts ou groupes sociaux, il est indispensable de manifester quelque prestance.

D’un autre côté, toutefois, ceci ne saurait se faire au détriment de nécessaires affirmations de proximité envers les représentés.

L’acceptation des limites personnelles permet de dégager les ressources et de mettre ensemble les diversités de chacun et ainsi d’aller vers davantage de possibilités et de richesses.

Mais, cette attitude requiert de l’HUMILITE de la part de chacun comme face au scrutin de dimanche dernier et non pas de crier Victoire… face à notre véritable échec collectif, à savoir l’ampleur de la fracture sociale, générationnelle et territoriale, le manque de crédibilité apportée à la parole politique !

Ceci implique un questionnement critique permanent de notre pratique, chacun étant rendu responsable de lui-même et de l’autre dans la cocréation et pouvant alors (re)trouver, à l’intérieur de l’espace de liberté, son potentiel créatif.

La liberté doit être, pour chacun d’entre nous, un processus : il s’agit de construire la LIBERTE et non d’avoir la liberté.

C’est donc bien d’une liberté responsable qu’il s’agit.

Ainsi que l’a écrit Victor HUGO dans Les Contemplations  « Tout ce qui augmente la liberté augmente la responsabilité ».

Le MERCI apposé sur l’une des affiches (de couleur jaune soit celle qui représente, à la fois, l’or et le soufre maléfique, la trahison et la félonie!) en vient à faire figure d’incongruité tant il risque de n’être que l’élan d’argile éphémère de la reconnaissance.

En se référant au vocabulaire prosaïque des gens de métier, le latin mercedem, sentait bon l’oignon et le lard de la rétribution pour service rendu.

Ce qui vient, immédiatement, questionner les conditions de la reconnaissance de la DETTE, une dette fantasmatique qui ne pourra jamais s’acquitter et donc s’incarner dans aucune dette réelle.

Ne soyons pas naïf, le sujet recule devant la position de débiteur parce qu’elle le rend dépendant non seulement de l’absence de pouvoir personnel mais aussi du bon vouloir de celui qui l’octroie.

La frustration ne peut dès lors s’adoucir que dans la dévalorisation de l’objet et Le Renard de Jean de La Fontaine de déclarer que « les raisins sont trop verts et bons pour les goujats ».

N’oubliez jamais que la dette repose sur la constatation psychologique que celui qui donne est celui qui a la force et le pouvoir… de destituer… ou pas !

QUEL SOCLE DE LEGITIMITE ?

Comme au niveau national, une abstention massive (68, 58 %%) a sévi à Douai !

Ainsi, il est possible de traduire les 41, 3 % obtenus par la liste menée par Fréderic CHEREAU, rapportés au taux d’absentéïsme, par le fait que moins d’ 1 citoyen électeur sur 10 a voté pour lui (soit 8, 48 %). .

Il en est d’ailleurs de même pour les listes menées par Coline CRAEYE, Thibaut FRANCOIS et François GUIFFARD.

Les élections sont susceptibles aussi d’être éclairées par les effets de l’« offre électorale », qui met l’accent sur les programmes ou sur les règles du jeu, particulièrement celles du système électoral, qui canalisent les comportements tant des politiques que de la population.

Sur le plan conceptuel, on pourrait élargir le propos et appliquer à l’électeur la célèbre typologie de Max Weber et distinguer ainsi l’électeur rationnel par rapport à des buts (le stratège), par rapport à des valeurs (le kantien), l’électeur affectif (qui se définit par ses sentiments) et l’électeur traditionnel (le conformiste).

Les votes désinvestis étaient déjà des votes sans illusion mais, aujourd’hui, des votes investis peuvent être des votes sans illusion.

En effet, un vote investi, c’est le fait d’accorder de l’importance à son vote, d’y réfléchir à l’avance, de peser le pour ou le contre.

Un vote désinvesti, c’est un vote décidé au dernier moment, surtout pour accomplir son devoir électoral mais sans réelle conviction et, surtout, sans y accorder beaucoup d’importance, sans en attendre grand chose.

Le glissement vers l’abstention peut être rapide…

Chez les abstentionnistes, au-delà de la référence trop simple à l’impact de la crise sanitaire, il y a lieu d’établir une distinction entre « abstentionnistes dans le jeu politique » et « hors jeu » tout en observant, chez certains d’entre eux, un « paradoxe démocratique » : le retrait de la scène électorale mais une relative implication et un sens de l’intérêt général. 

Ensuite, les mésalliances démobilisent comme le P.S. allié à la Droite contre le P.C. à Seclin, L.F.I. alliée à la Droite à Haumont…

Est-ce de la « cuisine opportuniste » ? sont-ce des « accords baroques » ?

Maintenant, des promesses (issues des différents groupes qui siégeront au Conseil Municipal) aux actes !

VIGILANCE DE FIN DE CAMPAGNE

Le jeu des vaines polémiques, des propositions de circonstances, des postures artificielles, des phrases grandiloquentes, quand ce n’est pas la recherche de boucs émissaires, et enfin des discours stupéfiants d’autoglorification et d’autopromotion des candidats est momentanément suspendu.

Loin d’être le moment d’un réel éclaircissement des enjeux majeurs pour la ville, cette campagne s’est plutôt apparenté à celui de leur occultation par des débats et des prises de position partiellement / totalement fabriquées pour attirer la sympathie de telle ou telle partie de l’électorat.

La ville, cet espace public est certes composé d’une entité physique, matérielle mais également d’une entité conceptuelle, sensible, « imaginaire » dans le sens où elle est liée aussi à l’image mentale que chacun s’en forge.

Mais, quel candidat a pris en compte cette dimension ?

Qui a nommé les méthodes auxquelles il aura recours pour faire émerger des projets : démocratie ou pédagogie participative ?

Soyons vigilants, la nuance est essentielle !

EXISTE-T-IL, DANS LEUR PROGRAMME, DES INITIATIVES AU-DELA DU COVID ?

 

Existe-t-il, dans leur programme, des initiatives au-delà du COVID ?

Qui, selon vous, est parvenu à faire société autour de valeurs de solidarité et d’entraide, fidèles à leur engagement pour un modèle de développement donnant toute sa place et sa valeur à la vie humaine, aux territoires et à leurs populations, plutôt qu’aux flux mondialisés générés par le capitalisme dans sa fuite en avant ?

Qui propose, authentiquement, un nouveau modèle de développement axé sur la proximité et la gouvernance démocratique, des services publics outillés et dotés de moyens pour servir l’intérêt général, d’un maillage vigoureux du tissu associatif, mutualiste, coopératif ?

Qui suggère de créer une « mutuelle communale de santé », dispositif permettant à la commune de négocier, auprès d’un assureur, des conditions tarifaires nettement plus compétitives que celles généralement proposées, l’idée étant d’améliorer l’accès aux soins et de renforcer la solidarité des habitants de la commune ?

Qui fait référence à la notion de « bien commun », c’est-à-dire une ressource matérielle ou immatérielle (une forêt, une rivière, un logiciel, l’accès aux soins, etc.), ressource qui est partagée et gérée par une communauté, selon des règles qui pérennisent la ressource et en assurent l’usage et l’accès tant aux membres de la communauté qu’à ceux qui ne le sont pas ?

Qui a pensé un dispositif, une structure attractive pour des médecins que la population douaisienne réclame sans succès jusqu’alors ?

Qui, depuis déjà de très nombreux mois, est conscient de cet enjeu et en fait un combat «Alors que la montée de la précarité et des souffrances sociales née de décennies de politiques néolibérales conduit une part croissante de la population à trouver refuge dans des services hospitaliers sous tension, l’hôpital se trouve devoir résister aussi bien aux manquements de la médecine de ville qu’à la concurrence de cliniques privées largement dispensées des obligations de service public. À l’heure où les mobilisations pour le défendre s’intensifient, un débat s’impose sur les missions de l’hôpital et les moyens qui lui sont accordés » ? (cf. La Casse du Siècle par P.A.JUVEN, F.PIERRU et F.VINCENT).

En cherchant le programme apportant des réponses fiables à ces quelques questions, votre choix sera plus aisé…

« SUR LE PLUS HAUT TRONE DU MONDE, ON N’EST JAMAIS ASSIS QUE SUR SON CUL » Michel de MONTAIGNE

 

Alors que des personnes engagées, pour la plupart, dans de nombreux combats, revendiquent, à juste titre, que l’héroïsme proclamé des soignants devienne une reconnaissance pérenne à travers des décisions concrètes, IL n’a aucun scrupule à se joindre à eux, à feindre de défendre une cause jusqu’alors jamais reconnue comme recevable.

Mais pourquoi être surpris ?

Comme l’a écrit KIERKEGAARD, « L’Homme est tout artifice ».

Une militante s’affaisse à proximité de IL mais IL en fait totalement abstraction… eh oui, les journalistes arrivent… il faut aller à leur devant, il faut les solliciter, se montrer et parader.

Cette militante, pourtant, IL la connait … mais, depuis, à aucun moment, IL ne s’est soucié d’elle !

Tout cela traduit bien le pathétique, chez IL, c’est-à-dire la nécessaire distance avec « l’Humain, trop Humain », son antihumanité.

IL veut se différencier alors IL n’hésite pas à avoir recours à des néologismes.

Appartiennent-ils au pathos ou sont-ce une nouvelle référence à RIMBAUD dont « l’abracadabrantesque » a été repris par CHIRAC ?

IL dispose de son fan club, figure contemporaine de l’aliénation procurant l’illusion d’une susbstantialité identitaire.

IL bénéficie ainsi d’un culte s’apparentant à une hagiographie chrétienne et IL ne peut que s’en réjouir.

IL fait fi de la tragédie, non celle jouée sur scène mais celle vécue, au quotidien, par certains d’entre nous (le taux de chômage à Douai est de 24 %… 1 personne sur 4)..

Alors, face à IL, aucune extase suprême… bien au contraire.

Quand nous écoutons IL, IL veut ouvrir des perspectives mais, à mesure que nous avançons dans le dédale de ses propos, nous pénétrons, de plus en plus profondément, dans les ténèbres d’une connaissance qui n’est que spéculative.

IL parle de Culture mais, au-delà des simples consommateurs et gardiens de la Culture, quand s’intéressera-t-il aux créateurs , à ceux qui ont des choses à exprimer ?

Allez qu’IL ne soit pas chagrin.

Comme l’a affirmé DE GAULLE face à une assemblée de journalistes « rassurez-vous, un jour, je n’oublierai pas de mourir! ».

SOYEZ RESOLUS A NE PLUS SERVIR ET VOUS SEREZ LIBRES Etienne de La Boétie

Etre élu(e), est-ce se taire pour durer ?

Se couler dans une discipline bête et brutale pour ne pas gêner ceux qui, accaparant la totalité des leviers du pouvoir, veulent concentrer la décision dans les seules mains du chef et de ses courtisans ?

Envers qui a-t-elle/il un engagement  si ce n’est auprès du peuple?

Se pensant résolument modernes, assoiffés de leur propre avenir, dédaigneux du passé, sûr d’eux, conquérants et vains, certains s’adressent à vous avec leurs bouches sévères comme s’ils étaient là pour administrer une leçon à des élèves récalcitrants, leurs regards froids.

Quel poids de l’héritage (la voix de Jaurès, le procès de Blum, les chants insurrectionnels des cortèges populaires et victimes de Fourmies comme de Liévin, Charonne dans la tête), au moment de lever la main pour voter ou ne pas voter ? Pour voter pour ou voter contre ? Pour s’abstenir ?

UNE EQUIPE ?

Un maire est un « personnage » qui doit se montrer soucieux des besoins de chaque habitant, jeune ou âgé, actif ou retraité, possédant des moyens financiers ou grandement paupérisés et ce, dans tout quartier.

MAIS

Pour obtenir le vote conforme des électeurs et ainsi pérenniser leur position municipale, les maires sortants, soumis à de fortes contraintes de publicité dans un espace politico-administratif concurrentiel, cherchent à produire sur eux ce qu’avec GOFFMAN, l’on peut appeler une impression favorable, à partir de la fabrication de cadres de définition de la réalité municipale qui permettent la production d’une représentation spécifique, ajustée à leurs intérêts électoraux.

Le travail politique d’apparition et de mise en scène de soi opéré par le maire peut s’analyser comme un effort de définition d’une façade.

Tout lieu où le maire ou ses représentants se trouvent en présence d’un public en constitue le décor potentiel.

Sont rejetés en coulisse les échecs, les dissensions internes à la municipalité, la méconnaissance des effets de l’activité mayorale sur le monde social.

L’entretien de la façade est contingent de la capacité de l’équipe à ne pas dévoiler les coulisses, à éviter les ruptures de représentation, à prévenir « les menaces ».

La fabrication de la façade du « bon maire » implique qu’en permanence, les nouveaux projets municipaux ou les modalités de leur mise en œuvre ne soient pas annoncés par le journal avant que les collaborateurs mayoraux en aient été informés non parce que ces négociations ne sont pas dicibles publiquement mais parce qu’un article faisant apparaître une « décision » comme imposée sans consultation risque d’amplifier ou même de susciter une mobilisation potentielle et sert toujours de point d’appui critique à l’opposition municipale ( mais également y compris à l’interne).

La presse locale peut en effet ériger en opposants des individus sans organisation et sans poids politique antérieur à la faveur d’une contestation ponctuelle et devient elle-même un auxiliaire de l’opposition lorsqu’il produit un récit potentiellement négatif des activités de la municipalité.

Le maire – qu’il ne s’y trompe pas – n’est pas d’emblée le leader incontesté de sa majorité même s’il se positionne comme le monarque absolutiste mais l’institution municipale lui permet d’occuper une position arbitrale et de mettre en œuvre des stratégies organisationnelles destinées à neutraliser d’éventuelles velléités d’expressions divergentes de la ligne mayorale (en refusant ce qui n’émane pas directement de lui, en ne donnant pas les moyens matériels, financiers et humains pour mettre en œuvre leurs projets par exemple… ).

L’intérêt et la puissance disciplinaire de la hiérarchie municipale consistent ainsi non en l’imposition directe de l’autorité du maire mais en la fidélisation des élus majoritaires par la concession d’un statut valorisant de certains et en la dissimulation possible des inégalités réelles de moyens mis à disposition des autres, favorisant ainsi la mise en scène du maire « décideur » soutenu par un groupe d’élus dédié, en paroles, au service des habitants.

La mise en discours des réalisations municipales permet de les faire apparaître sous la forme de vastes « politiques » réfléchies.

La grandeur et la cohérence apparentes des « politiques » tiennent à la mise en scène de réponses à des « problèmes » qu’elles sont réputées résoudre et au nombre ou à l’importance de la visibilité des dispositifs qu’elles agrègent.

Ainsi, la municipalité ne développe pas tant son action « environnementale » qu’elle ne donne une forme « écologique » à des dispositifs administratifs antérieurs (pistes cyclables, ramassage des ordures ménagères, gestion de la circulation automobile…) et à des services nouveaux (tri sélectif des déchets…).

Par opportunisme pratique, le maire est amené à constituer des discours sur la cohérence de l’intervention municipale, pourtant initialement morcelée.

A travers cette onction, sur fond de petits calculs politiciens, certains maires nous vendent du nouveau comme du neuf alors qu’ils « bricolent » avec du vieux assez regrettable pour les plus démunis d’entre nous, du social-libéralisme lesté d’une peu glorieuse histoire de reniements de ce qui restait des grandes valeurs dites de « Gauche » !

La Gauche en responsabilité, c’est répondre à l’urgence sociale et redonner du pouvoir d’achat, c’est nommer et décliner des priorités, c’est adopter une attitude militante, volontaire, déterminée et conquérante !

Que nenni bien trop souvent…

EXIGEONS UN REFERENDUM SUR LA REFORME DES RETRAITES

Madame la Députée, Monsieur le Député,

Si le projet gouvernemental de réforme des retraites était adopté, comme des millions de français(es), je devrais travailler plus longtemps sans même la garantie d’une retraite suffisante pour vivre dignement.

La France est secouée par l’un des plus grands mouvements sociaux de son histoire. Une majorité de syndicats est opposée au projet du gouvernement. Le Conseil d’État lui-même a émis un avis extrêmement critique. Et le texte sera complété de 29 ordonnances dont nous ne connaissons rien.

Dans cette situation, et alors qu’un récent sondage indique que 67 % des Français interrogés souhaitent un référendum, quelle que soit votre opinion propre, ce serait à votre honneur de permettre à chaque citoyen.ne de s’exprimer.

C’est pourquoi je vous demande de redonner la parole aux Français (es) et de permettre aux citoyens – citoyennes de se prononcer, par un référendum, au terme d’un large échange contradictoire, au cours duquel les divers projets en présence pourront être examinés.

D’autres choix existent pour financer un système qui améliore les pensions, tient mieux compte de la pénibilité des métiers, des carrières hachées, réparent les inégalités femmes hommes, sans pour autant nous demander de travailler plus longtemps. Ils doivent être débattus.

Vous remerciant par avance de prendre en considération cette exigence citoyenne, je vous prie d’agréer, Madame la Députée, Monsieur le Député, l’expression de mes salutations profondément républicaines.

 

Il vous est possible d’adresser cette lettre à :

Madame Charlotte LECOCQ (députée de la 6ème)  charlotte.lecocq@assemblée-nationale.fr

Monsieur Dimitri HOUBRON (député de la 17ème)  dimitri.houbron@assemblée-nationale.fr