Archives de catégorie : Politique

SOYEZ RESOLUS A NE PLUS SERVIR ET VOUS SEREZ LIBRES Etienne de La Boétie

Etre élu(e), est-ce se taire pour durer ?

Se couler dans une discipline bête et brutale pour ne pas gêner ceux qui, accaparant la totalité des leviers du pouvoir, veulent concentrer la décision dans les seules mains du chef et de ses courtisans ?

Envers qui a-t-elle/il un engagement  si ce n’est auprès du peuple?

Se pensant résolument modernes, assoiffés de leur propre avenir, dédaigneux du passé, sûr d’eux, conquérants et vains, certains s’adressent à vous avec leurs bouches sévères comme s’ils étaient là pour administrer une leçon à des élèves récalcitrants, leurs regards froids.

Quel poids de l’héritage (la voix de Jaurès, le procès de Blum, les chants insurrectionnels des cortèges populaires et victimes de Fourmies comme de Liévin, Charonne dans la tête), au moment de lever la main pour voter ou ne pas voter ? Pour voter pour ou voter contre ? Pour s’abstenir ?

UNE EQUIPE ?

Un maire est un « personnage » qui doit se montrer soucieux des besoins de chaque habitant, jeune ou âgé, actif ou retraité, possédant des moyens financiers ou grandement paupérisés et ce, dans tout quartier.

MAIS

Pour obtenir le vote conforme des électeurs et ainsi pérenniser leur position municipale, les maires sortants, soumis à de fortes contraintes de publicité dans un espace politico-administratif concurrentiel, cherchent à produire sur eux ce qu’avec GOFFMAN, l’on peut appeler une impression favorable, à partir de la fabrication de cadres de définition de la réalité municipale qui permettent la production d’une représentation spécifique, ajustée à leurs intérêts électoraux.

Le travail politique d’apparition et de mise en scène de soi opéré par le maire peut s’analyser comme un effort de définition d’une façade.

Tout lieu où le maire ou ses représentants se trouvent en présence d’un public en constitue le décor potentiel.

Sont rejetés en coulisse les échecs, les dissensions internes à la municipalité, la méconnaissance des effets de l’activité mayorale sur le monde social.

L’entretien de la façade est contingent de la capacité de l’équipe à ne pas dévoiler les coulisses, à éviter les ruptures de représentation, à prévenir « les menaces ».

La fabrication de la façade du « bon maire » implique qu’en permanence, les nouveaux projets municipaux ou les modalités de leur mise en œuvre ne soient pas annoncés par le journal avant que les collaborateurs mayoraux en aient été informés non parce que ces négociations ne sont pas dicibles publiquement mais parce qu’un article faisant apparaître une « décision » comme imposée sans consultation risque d’amplifier ou même de susciter une mobilisation potentielle et sert toujours de point d’appui critique à l’opposition municipale ( mais également y compris à l’interne).

La presse locale peut en effet ériger en opposants des individus sans organisation et sans poids politique antérieur à la faveur d’une contestation ponctuelle et devient elle-même un auxiliaire de l’opposition lorsqu’il produit un récit potentiellement négatif des activités de la municipalité.

Le maire – qu’il ne s’y trompe pas – n’est pas d’emblée le leader incontesté de sa majorité même s’il se positionne comme le monarque absolutiste mais l’institution municipale lui permet d’occuper une position arbitrale et de mettre en œuvre des stratégies organisationnelles destinées à neutraliser d’éventuelles velléités d’expressions divergentes de la ligne mayorale (en refusant ce qui n’émane pas directement de lui, en ne donnant pas les moyens matériels, financiers et humains pour mettre en œuvre leurs projets par exemple… ).

L’intérêt et la puissance disciplinaire de la hiérarchie municipale consistent ainsi non en l’imposition directe de l’autorité du maire mais en la fidélisation des élus majoritaires par la concession d’un statut valorisant de certains et en la dissimulation possible des inégalités réelles de moyens mis à disposition des autres, favorisant ainsi la mise en scène du maire « décideur » soutenu par un groupe d’élus dédié, en paroles, au service des habitants.

La mise en discours des réalisations municipales permet de les faire apparaître sous la forme de vastes « politiques » réfléchies.

La grandeur et la cohérence apparentes des « politiques » tiennent à la mise en scène de réponses à des « problèmes » qu’elles sont réputées résoudre et au nombre ou à l’importance de la visibilité des dispositifs qu’elles agrègent.

Ainsi, la municipalité ne développe pas tant son action « environnementale » qu’elle ne donne une forme « écologique » à des dispositifs administratifs antérieurs (pistes cyclables, ramassage des ordures ménagères, gestion de la circulation automobile…) et à des services nouveaux (tri sélectif des déchets…).

Par opportunisme pratique, le maire est amené à constituer des discours sur la cohérence de l’intervention municipale, pourtant initialement morcelée.

A travers cette onction, sur fond de petits calculs politiciens, certains maires nous vendent du nouveau comme du neuf alors qu’ils « bricolent » avec du vieux assez regrettable pour les plus démunis d’entre nous, du social-libéralisme lesté d’une peu glorieuse histoire de reniements de ce qui restait des grandes valeurs dites de « Gauche » !

La Gauche en responsabilité, c’est répondre à l’urgence sociale et redonner du pouvoir d’achat, c’est nommer et décliner des priorités, c’est adopter une attitude militante, volontaire, déterminée et conquérante !

Que nenni bien trop souvent…

EXIGEONS UN REFERENDUM SUR LA REFORME DES RETRAITES

Madame la Députée, Monsieur le Député,

Si le projet gouvernemental de réforme des retraites était adopté, comme des millions de français(es), je devrais travailler plus longtemps sans même la garantie d’une retraite suffisante pour vivre dignement.

La France est secouée par l’un des plus grands mouvements sociaux de son histoire. Une majorité de syndicats est opposée au projet du gouvernement. Le Conseil d’État lui-même a émis un avis extrêmement critique. Et le texte sera complété de 29 ordonnances dont nous ne connaissons rien.

Dans cette situation, et alors qu’un récent sondage indique que 67 % des Français interrogés souhaitent un référendum, quelle que soit votre opinion propre, ce serait à votre honneur de permettre à chaque citoyen.ne de s’exprimer.

C’est pourquoi je vous demande de redonner la parole aux Français (es) et de permettre aux citoyens – citoyennes de se prononcer, par un référendum, au terme d’un large échange contradictoire, au cours duquel les divers projets en présence pourront être examinés.

D’autres choix existent pour financer un système qui améliore les pensions, tient mieux compte de la pénibilité des métiers, des carrières hachées, réparent les inégalités femmes hommes, sans pour autant nous demander de travailler plus longtemps. Ils doivent être débattus.

Vous remerciant par avance de prendre en considération cette exigence citoyenne, je vous prie d’agréer, Madame la Députée, Monsieur le Député, l’expression de mes salutations profondément républicaines.

 

Il vous est possible d’adresser cette lettre à :

Madame Charlotte LECOCQ (députée de la 6ème)  charlotte.lecocq@assemblée-nationale.fr

Monsieur Dimitri HOUBRON (député de la 17ème)  dimitri.houbron@assemblée-nationale.fr

CENSURE ET OPPORTUNISME

 

En cette période de campagne électorale, la plupart des listes vont communiquer via les réseaux sociaux, certains sur leur programme, d’autres sur les personnes constituant leur liste.

Toutefois, une seule liste sur les 6, connues à ce jour, efface les critiques formulées.

Devinez laquelle …

Les critiques devraient être , bien au contraire, envisagées comme salutaires car elles autorisent un questionnement, amorcent et font progresser le débat.

Fuir la critique en n’y répondant pas, pire en l’occultant signifie renoncer tout d’abord à se faire face.

Boris VIAN affirmait « Un homme digne de ce nom ne fuit jamais. Fuir, c’est bon pour les robinets ».

Par ailleurs, à lire les noms figurant sur certaines listes, fort est de s’apercevoir qu’émergent des convictions réversibles, des inconstances, des déloyautés dénonçables en lieu et place de loyautés exigibles.

N’est-ce pas ce qui est communément nommé « l’art de retourner sa veste » ?

Jacques DUTRONC, en septembre 1968, à travers les paroles de « L’opportuniste », y fait référence

Extrait « … je suis pour le communisme, je suis pour le socialisme et pour le capitalisme parce que je suis opportuniste…il y en a qui contestent, qui revendiquent et qui protestent, moi, je ne fais qu’un seul geste, je retourne ma veste… je l’ai tellement retournée qu’elle craque de tous côtés …à la prochaine révolution (ou élection), je retourne mon pantalon… ».

A vos archives !

Relisez les noms sur les listes présentes aux Municipales de 2014 !

Renseignez vous sur les demandes d’investiture aux Législatives de 2017 !

CONSEIL MUNICIPAL DE FEVRIER 2020

Délibération 12-1

Aide au ravalement de façade

Face aux sommes exorbitantes  (201 314,90 €) accordées à SASU PPJA représentée par Mr GROSSO, à la récurrence de ses demandes, nous, L’Humain d’Abord, reconnaissons ne pas avoir été suffisamment vigilants pour exiger, lors de l’élaboration puis du vote de la délibération cadre, un plafonnement et le regrettons.

Nous avons donc voté CONTRE cette subvention

De plus, promenez-vous rue des Wetz et vous constaterez que les travaux sont déjà bien avancés donc bien antérieurs au vote de cette délibération !

La demande, par Mr BAILLET, d’accès aux devis fournis n’a pas été retenue.

 

Il en va ainsi depuis 2014 : c’est la presse qui nous informe des projets du Maire … sans discussion préalable, ne serait-ce qu’ au sein du Bureau Municipal…

 

En cette fin de mandat, nous n’aurons pas accès au bilan des missions accomplies par les conseillers municipaux (sollicité par l’opposition en la personne de Mr QUATREBOEUFS), au bilan social (réclamé à 2 reprises lors de Conseils Municipaux), aux potentielles retombées financières (argument émanant de F.CHEREAU) des évènements tels l’émission radiophonique « Lumières dans la ville », animée par Edouard BAER qui, pendant de longues minutes, a confondu Roubaix et Douai (pour un coût supérieur à 14 000 €), la séance dédicace de SOPRANO (pour plus de 5000 €) …

 

L’EMPATHIE NE SE DECRETE PAS !

L’Empathie ne se décrète pas, elle est ou elle n’est pas !

Elle ne peut, en aucun cas, être revendiquée par celui qui affirme en faire preuve.

Elle se définit par la réciprocité.

Une nuit, un rêve vous réveillera peut-être : une voix vous dira qu’elle va vous apprendre à regarder les gens dans les yeux.

Il faudra alors abandonner la crainte que cette intrusion de l’Autre dans votre champ scopique soit susceptible de faire surgir la question de ce que me veut l’Autre.

Une nuit, un rêve vous réveillera peut-être : une voix vous dira qu’elle va vous apprendre à vous adresser aux gens autrement que par un rituel « bonjour, ça va ? » n’attendant nulle réponse et renvoyant l’Autre dans l’anonymat.

Mais, ce rêve ne sera pas : votre absence de médiation à travers le recours à des interactions émotionnelles et motrices vous sied, vous permettant de nier l’existence de l’Autre.

Dès lors, devient beaucoup plus compréhensible le fait que vous vous souciez si peu de la question de l’exclusion de l’Autre du lien social.

 

MIEUX VAUT ETRE SEUL QUE MAL ACCOMPAGNE disait, au XVème siècle, Pierre Gringoire

 

S’intituler de gauche quand on ne fait pas une politique de gauche, ne suffit pas pour être de gauche !

Ainsi qu’en a-t-il été de la justice sociale au cours de cette mandature ?

Comment est-il possible d’affirmer, lors d’une Conférence de presse à laquelle nous n’avons pas été conviés (délibérément?) et au cours de laquelle nous aurions pu (d)énoncer les pratiques et choix politiques retenus au cours de ces 6 ans, que « le bilan de F.CHEREAU est satisfaisant » ?

Du passé (encore récent, voire actuel) faisons donc table rase !

Le sort de la population doit primer sur toute autre considération et c’est notamment à cela que l’on reconnaît « la gauche de la gauche ».

Il s’agit d’affirmer et de décliner une politique de priorité du collectif sur le pouvoir personnel.

Compter sur le P.S., c’est compter sur les promoteurs d’une politique de droite sur l’Europe, bradant les services publics, ayant produit, en date du 6 août 2015, la Loi pour la croissance et l’activité dite Loi Macron puis, en date du 8 août 2016, la Loi Travail dite Loi El Khomri qui, à travers les accords d’entreprise, permettent de déroger aux accords de branches en matière de temps de travail, d’heures supplémentaires ou de congés…

La C.G.T. n’a-t-elle pas combattu de telles Lois ?

On ne peut prétendre s’opposer au social-libéralisme en constitutant avec lui des majorités municipales dès le 1er tour !.

Faire liste commune, dès le 1er tour, c’est tout sauf proposer une alternative politique

Mais, avant tout, ce n’est certainement pas redonner confiance à ces millions de travailleuses et travailleurs, à ces « sans dent » tels qu’ils ont été nommés par F.Hollande (P.S.), à celles et à ceux qui, sans travail, sont plongés dans la misère et qui se tournent aujourd’hui vers l’extrême droite ou s’abstiennent aux élections.

Frappés dans leurs convictions, marqués par les difficultés de la vie, par un avenir plus qu’incertain, nombreux vont s’interroger (et le doivent) et, de fait, aller, une fois de plus, de renoncement en renoncement.

La 2nde définition du compromis est « une concession à quelque chose de négatif, de dangereux ou de désobligeant ». Cette définition indique clairement que le compromis est quelque chose d’indésirable, peut-être même de moralement mauvais.

LE COMBAT POLITIQUE A , PLUS QUE JAMAIS, BESOIN DE CLARTE !

En 2015, Mm Véronique Vasseur publiait un livre intitulé « Un panier de crabes », relatant sa cruelle désillusion quant au monde politique, aux côtes de Jacques Toubon.

Aujourd’hui, sans prétention aucune, sans autre intention que d’exprimer ma perception des évènements, j’aurais pu intituler ces quelques lignes « De la trahison à la Compromission ».

Brigitte BONNAFFE

CAMPAGNE ELECTORALE

 

La campagne est la séquence centrale de l’activité électorale, devant mettre en scène les (potentielles) compétences gestionnaires et entrepreunariales du candidat et venant sublimer, transfigurer, montrer en généralité des formes de personnalisation des enjeux de campagne.

Le degré de concurrence politique exerce nécessairement une influence sur l’intensité du travail électoral à fournir.

Certains, déjà en place, sont persuadés que le statut occupé dans l’espace social les dispensent de justifier leur candidature et d’entreprendre un travail de conviction mais ce sont la trajectoire sociale et l’expérience professionnelle des acteurs politiques – hors tout conflit d’intérêt et de valeur – qui possèdent un poids décisif quant à leur aptitude à endosser certains rôles institutionnels ou à tenter de les subvertir.

La (re)conquête du pouvoir, en période électorale, est donc une occasion extraordinaire, pour certains, de vivre leur narcissisme

Ils n’ont qu’une seule conviction : parvenir / se maintenir au pouvoir.

Mais, pour se donner bonne conscience, ils se choisissent des (pseudo) causes et, en 2020, l’Ecologie est cause commune.

Certains optent pour des causes par stratégie et certains finissent par s’y identifier.

Certes, il y en a qui, au départ, embrassent une cause parce qu’ils y croient et qu’elle correspond à des valeurs personnelles.

Mais, même dans ce cas, la dérive finit par être inévitable : au fur et à mesure que ces personnes progressent dans leur conquête du pouvoir, leurs convictions passent au 2nd rang.

Au final, ce n’est plus la cause qui compte mais la victoire.

La proximité (rhétorique du dévouement, de la médiation, de la disponibilité…) et l’attachement au territoire sont les attributs centraux et incontestés de la légitimité politique.

Mais la réalité apparaît parfois toute autre !

Une présentation trop technique de l’action publique municipale expose l’intervenant au grief de technocrate là où il doit opérer un perpétuel jeu de (dé)construction de son identité stratégique.

Le « bon » candidat serait celui qui, par un processus de sublimation, posséderait la volonté d’assouvir son narcissisme et sa mégalomanie pour le plus grand bien de l’Humanité.

Mais existe-t-il ?

Ils agissent un peu comme des enfants qui sont persuadés que le monde leur obéit / doit leur obéir.

La vision du pouvoir de ces Hommes est avant tout une preuve d’immaturité et combien un tel fonctionnement est dangereux et signe de mépris pour l’Autre, soit celui n’appartenant pas à son clan.

Les gens, dans les réunions publiques, sont là moins pour écouter que pour témoigner et la déception a, pendant les longs mois de la mandature, ouvert une béance, la fracture se creusant entre les aspirations des citoyens et les choix effectués.

Mais, ce genre de réunion attire peu, tout se passant ailleurs, sur les réseaux sociaux, dans ce flux ininterrompu de nouvelles que l’on ne peut plus appeler des infos tant elles sont formatées pour répondre à un seul objectif : attirer puis retenir l’attention.

Certains excellent en ce domaine, semblant passer davantage de temps derrière l’écran que sur le terrain… ils se reconnaîtront s’ils sont honnêtes mais… les Hommes de « peu de Foi » prospèrent, prêts à toutes les compromissions !

 

 

LA PAROLE EST DONNEE AUX QUARTIERS : DEMOCRATIE OU PARODIE / PERVERSION ?

 

Josué avait, en un temps ancien, donné cet ordre au Peuple :

« vous ne jetterez aucun cri, on n’entendra aucune voix jusqu’à ce que le jour soit venu où je vous dirai : criez et faites grand bruit ! »

Dans son ouvrage « Français, si vous saviez… », Bernanos fait référence à des techniciens tout puissants.

Et à Douai qu’en est-il ?

Dans les arènes de la concertation (dont on se souviendra qu’étymologiquement, il est apparenté à la notion de lutte), le registre est plutôt informatif et visant à rendre l’habitant caution d’une démocratisation qui se résume, en fait, à une recherche de caution d’une procédure et légitimation de l’action pensée en amont et déjà initiée.

Comment, dès lors, articuler la professionnalité et la technicité avec le savoir profane ? Entre l’édile et ses administrés ? Le Maire et ses adjoints (qui, fréquemment, vont apprendre, par la presse, les décisions) ?

Il s’agit davantage d’une mise en acceptation (d’un projet déjà élaboré) que d’une mise en débat, tout en prétendant répondre aux aspirations des habitants.

Par ailleurs, existe un décalage de temporalité : là où les élus et les techniciens sont orientés vers un futur et vers des dimensions prospectives et projectives, les habitants sont centrés sur leur vécu quotidien en tant qu’usagers et experts des lieux, détecteurs des difficultés, utilisateurs…

L’habitant n’est pas oppositionnel (comme la concertation pourrait le laisser supposer) mais est positionné comme devant être en convergence avec le projet.

L’habitant n’est qu’argument, celui au nom duquel et au bénéfice duquel serait pensé le projet !

De plus, l’idée de la démocratie suppose l’accord du plus grand nombre mais, pour ne reprendre que l’exemple de Frais Marais, sur 3000 habitants, seule une dizaine d’entre eux était présent et « prend le pouvoir »…

 

 

TEMPETE RELATIVE A L’ACCES AU BILAN SOCIAL

 

TEMPETE RELATIVE A L’ACCES AU BILAN SOCIAL, L’UN DES DOCUMENTS DE TRAVAIL DU COMITE D’HYGIENE ET DE SECURITE ET DES CONDITIONS DE TRAVAIL

Ce bilan social a obligation d’être fourni, reposant sur des critères spécifiques et exploitables, permettant de repérer les grandes tendances au sein de l’entreprise, de construire l’action dans le temps et de mener des négociations efficaces

Il est vrai que, par les temps qui courent, certains péroreraient sur les mots qu’il faut dorénavant interdire comme pénibilité, souffrance au travail (fréquemment occultés au profit de Qualité de Vie au Travail).

Puisque, pour eux, faire disparaître les mots, c’est nier les causes

La barbarie serait-elle, aujourd’hui, sans limite ?

Il n’y a plus de responsable ni de coupable face aux milliers de morts au champ du travail dès lors qu’il s’agirait d’une impression … dépourvue de toute objectivité… mais, dès lors, pourquoi nous priver de données exploitables ?

Pourtant, par les employés eux-mêmes de la Mairie de Douai, est nommé un turn over conséquent au sein des services ? de certains services ?

Ne peut donc être question ni de réparation, ni de prévention et, rapidement, d’évoquer « les risques du métier » qui seraient exclusivement inhérents au poste et non à l’entreprise.

Mais, la douleur, ce n’est pas, pour les plus pauvres d’entre nous, d’aller travailler mais de s’y ruiner la santé en quelques années, en ayant la certitude qu’il aurait pu en être autrement !

La douleur, c’est également, pour leurs enfants, de vivre à côté de ceux qui ont détruit leurs parents

Révisionnisme social ? Cynisme ? Irresponsabilité ?

Comment dénier, aux autres, la capacité de penser et de ressentir par eux-mêmes, la légitimité de dire leurs conditions de travail, leurs revenus tendus, leur santé abîmée, leurs inquiétudes et leur colère ?

La réalité est-elle dorénavant la grande sacrifiée du verbiage marketing qui tient désormais lieu de politique !