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LA PERSISTANCE DE LA MEMOIRE – SALVADOR DALI (1931)

Les souvenirs, à l’image de ces montres, se déforment pour devenir des choses molles, malléables où le temps ne compte plus.

En 1935, Maxime GORKI lance une idée, une demande à tous les écrivains du monde, à savoir décrire un jour, le même jour dans l’année, le 27 septembre…

Le résultat, je l’ignore mais cette sollicitation me conduit à une certaine réflexion sur le Temps tel que vécu, tel que restitué.

Comment le temps résonne en / pour chacun d’entre nous ?

Résonne comme sonne une pendule qui marque la succession des heures ?

Ce sont les années qui sonnent au cours des pages, les unes après les autres. Sonnent des coups qui, à la différence de ceux des horloges, n’ont ni le même son, ni peut-être le même rythme, mais sonnent pour avertir que, selon les découpes communément admises, le temps a passé, un certain temps, un temps qui compte la vie, les vies, de soi-même et des autres, un temps auquel nul n’échappe.

Il y a du même et de l’autre dans ce temps-là : le même des 365 jours commençant et finissant répétitivement, l’autre du changement des êtres et des choses au fur et à mesure que passent les années.

Il y a aussi un manque : le manque de tout ce qui arrive pendant les autres 364 jours de l’année, lesquels ne figurent qu’à travers des allusions : les relations qu’ils ont, ces jours-là, avec le 27 septembre sur lequel ils ont choisi de discourir…

Mais aussi lecture stimulante, qui apprend à retenir dans l’innombrable des événements rapportés, grands et petits, le battement régulier de vie à travers préoccupations, soucis, joies – une durée personnelle à travers le foisonnement général.

Tout moment vécu a sa valeur, une valeur absolue, en quelque sorte, qui lui vient, non de son apparente importance, de son indexation en bon ou mauvais, en fort ou faible, mais du fait qu’il appartient à la vie, qu’il la manifeste, qu’il en témoigne.

Et que tout moment, même le plus ordinaire, possède un « potentiel narratif » !

Alors à vos plumes ou claviers si vous le souhaitez… pour vous même… pour les autres…

TRIBOULET

TRIBOULET  (1872-1873) n’est autre que le « Bouffon de Douai » sous la plume de Paul DEMENY, poète douaisien, ami de Victor HUGO qui met en garde

« sous mes sornettes, je mettrai, sans timidités, de croustillantes vérités… je suis fou…qui ne veux pas vous débiter des choses fades comme on en trouve à chaque pas… je suis très fort pour la critique et mon faible est le sens attique… que TRIBOULET soit, dans la ville, la terreur de tout imbécile ».