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L’ENFANT ET L’HORREUR

Les médias ont largement relayé les récents actes barbares qui ont sidéré bon nombre d’adultes, les laissant parfois sans voix pour aborder cela avec leurs enfants. Comment parler de tels actes avec les enfants ? Comment trouver les mots ? Comment les accompagner sans leur mentir mais sans les envahir de nos angoisses ? 

Contre le chaos, contre la monstruosité, il n’y a pas d’autres armes que celles de la pensée, de la dignité, de l’attention à autrui, de la construction démocratique permanente ; le travail de la culture… Si le «monstre» est tout entier à ses pulsions, l’homme gagne son humanité en évitant d’être emporté par ses émotions grâce à sa capacité de penser à lui-même, à l’autre et au monde qui l’entoure. Il s’agit d’un mouvement où je me laisse toucher par la souffrance de l’autre et où, plutôt que d’en être sidéré, fasciné, je suis capable de penser et parler cette souffrance et, éventuellement, d’agir.

il n’y a pas de « maître de l’univers », seulement des humains qui tentent de faire de leur mieux dans un monde où, hélas, il y a des catastrophes, des accidents, des meurtres. Depuis l’aube des temps, les hommes ont à la fois cherché à s’en prémunir mais également ont été amenés à vivre avec ce réel, le ciel qui peut tomber sur la tête malgré la potion magique. Reconnaître cette part de non-maîtrisable et faire entendre à l’enfant qu’il y a moyen de vivre avec, c’est également aider ce dernier à grandir.

Il faut éviter de leur montrer n’importe quelles images. Parce que les images, pour les jeunes enfants, n’ont pas de caractère informatif.

Ca sidère, ça crée beaucoup d‘émotions, mais ça n’informe pas.

Inutile aussi de les envahir de détails techniques, concrets, de parler du sang, de la douleur, des balles tirées.

Satisfaire leur curiosité, oui. Chercher à les informer à tout prix, non.

Lorsque les parents auront répondu aux questions de leurs enfants, ils devront reprendre les rênes de la conversation et la ramener sur le terrain de la normalité « Hey, on ne va pas tarder à dîner. Tu viens m’aider à mettre la table ».

Si vous respectez les habitudes de tous les jours, vos enfants sauront que leur univers n’est pas menacé !

15 OCTOBRE : JOURNEE MONDIALE DE SENSIBILISATION AU DEUIL PERINATAL

Le deuil périnatal nous met face à un fœtus / enfant (chacun choisira ce qui lui convient) mort avant de naître ou né peu de temps avant de mourir.

Situation bien singulière mais non exceptionnelle, témoin d’une violence liée à l’inversion de la logique de la vie (la mort de l’enfant avant les parents), la dramatique coïncidence naissance/mort, la culpabilité majeure de n’avoir pas su ou pu garder son enfant en vie, le sentiment d’amputation « d’un bout de soi », l’absence ou le peu de souvenirs communs constituant des traces de vie, la difficulté psychologique de se sentir parent de cet enfant-là dans une société où parler de la mort d’un bébé reste encore tabou.

Les parents se trouvent précipités dans une douleur innommable, une solitude et une culpabilité, dont il est souvent difficile de parler.

Le travail de deuil est généralement décrit dans la littérature comme l’accomplissement de 3 phases :

La 1ère phase du travail de deuil ou, plus exactement, sa phase préliminaire, est l’état de choc, provoqué par la nouvelle de la mort de l’être cher.

Le travail de deuil proprement dit ne commence réellement que lorsque le temps du déni et du refus est dépassé et que s’installe la souffrance dépressive. C’est là que s’effectue le désinvestissement de l’objet, qui constitue l’essence du travail de deuil.

Enfin, survient la phase d’adaptation marquée par l’investissement de nouveaux « objets » et la création de nouveaux liens.

Les propos d’une mère parlent / vous parleront beaucoup mieux de ce vécu « Tout ce que mon amour de mère a pu ressentir de déchirure, de brisure, de solitude et d’incompréhension lorsqu’il s’est agi pour moi de réaliser brutalement que «la chair de ma chair» qui avait pris vie et qui bougeait en moi était condamnée à mourir et que, dans la réalité opératoire de ce moment d’horreur, il n’y avait qu’un très petit pas, assez vite franchi par l’environnement et surtout assez vite oublié de tous, pour prononcer à son encontre une sentence de mort rapidement exécutoire.

Au choc de sa disparition, allait venir s’ajouter, pour moi, un traumatisme supplémentaire car, à peine sorti de mon ventre déjà en deuil, mon petit Paul qui naissait mort à presque 21 semaines, allait subir l’inflexible jugement du législateur qui le renvoyait impitoyablement à la qualification de «rien», «déchet humain», «produit innomé».

Il n’avait donc aucune existence, de quelque ordre que ce soit, aucun statut qui me permette de l’inscrire sur notre livret de famille et qui l’instaure dans le réel ».

Dès lors, comment effectuer le deuil de rien autour de pas grand chose ?

Avant même que la vie ne vienne donner existence au petit d’humain, la mort fait cruellement son œuvre.

Ainsi, des bébés qui ont habité le ventre de leurs mères pendant quelques mois ou qui ont fait une brève apparition sur la scène des hommes, sont arrêtés de manière impitoyable dans leur élan de vie, laissant leurs parents dans le chagrin, l’incompréhension, l’indicible et l’impensable.

Collusion insupportable entre la vie et la mort, bousculant l’ordre des générations, survenant dans la fragilité de la grossesse, s’incrustant dans la chair meurtrie de la mère, questionnant la représentation parentale du bébé qui n’a pas vécu.

La mort d’un bébé avant sa naissance ou peu de temps après produit un véritable séisme dans la famille.

Tous les repères sont bousculés, la temporalité modifiée, l’ordre des générations bouleversé : « La mort des parents, c’est la perte du passé ; la mort d’un enfant, c’est la perte de l’avenir.»
Les couples vivent un cauchemar éveillé.

L’effroyable est entré dans leur vie.

Plus rien ne sera comme avant.

Il s’agit toujours d’enfants qui n’existent qu’à travers les traces laissées dans le psychisme des parents. C’est la singularité du deuil périnatal.
Le moment de l’annonce, où la vie bascule en une fraction de seconde, où les repères vacillent à toute allure, où le vécu terrifiant va bien au-delà de l’imaginaire, inaugure le travail de la perte…

Ce deuil comporte une dimension bien particulière puisqu’il doit se construire sur très peu d’éléments concrets de vie, voire aucun quand les seuls souvenirs sont les mouvements in utero du bébé ou les images échographiques.

Les professionnels mesurent souvent les effets bénéfiques et étayant d’une présence accompagnante de proximité, l’importance d’un accompagnement spécifique de ces « mères / parents inachevés ».

Quand on accompagne une famille, on peut se trouver professionnellement engagé à plus ou moins longue échéance.

La lourdeur du vécu des familles, la persistance de sentiments multiples d’amputation, d’injustice, de culpabilité, le sentiment « d’être hors la vie », sous les décombres, génèrent un besoin de soutien qui peut s’étendre sur un temps très long ou peut resurgir sous des formes inattendues et propres à chacun. Répondre à cette attente nécessite une disponibilité et une grande patience pour accueillir et continuer d’accueillir ce qui vient et revient.

Parler concrètement de cet enfant est une manière, encore une fois, de reconnaître son existence et de le relier à la vie.

N’est-ce pas cela, le sens réel des rituels ?

Voir le corps du fœtus ou du bébé mort si ils le souhaitent, savoir que le personnel soignant a pris soin du bébé, l’a habillé si c’était possible, a pris des photos qu’ils pourront consulter dans le dossier plus tard éventuellement, l’inscrire sur le livret de famille, pouvoir organiser ses funérailles… tout cela permet à la mère, aux parents de faire une place réelle au bébé, de lui donner une identité, de l’inscrire dans une histoire et une filiation, et donc de pouvoir s’en séparer ensuite, et continuer à être dans la vie sans lui.

A contrario, dans une sorte de défense contra-phobique, parce que la mort d’un enfant plonge tout le monde dans l’effroi, le personnel soignant, l’entourage familial, amical proposent une démarche opposée : on dit aux parents qu’il faut oublier, qu’ils auront très vite un autre enfant etc… Et, plus les mères se trouvent confrontées à ces discours et ces comportements, plus elles « s’accrochent » à ce qui leur reste, c’est-à-dire la perte, l’absence, le vide qu’a laissés la mort de leur enfant ; elles risquent ainsi de se figer dans leur traumatisme qui devient leur histoire.

Il apparaît donc indispensable, de pouvoir offrir, à ces mères (et pères et fratrie), la possibilité de moments à effet thérapeutique adapté, afin de les accompagner sur ce difficile chemin de la séparation d’avec leur bébé.

Il est nécessaire, pour ces parents, d’avoir un lieu où l’on puisse évoquer ces « bébés passés sous silence », de rencontrer quelqu’un qui écoute, avec qui on peut aborder ce sujet de la mort prématurée et incompréhensible, sans tabou.

Le recours à un groupe d’étayage par des pairs, confrontés à une même communauté de destin, peut être également une étape.

Qu’il devienne un enfant parti trop tôt, dont on se souvient, et pouvant laisser la place à d’autres enfants, vivants, à venir…

Selon la phrase prêtée à SENEQUE, « la vie, ce n’est pas atttendre que l’orage passe mais apprendre à danser sous la pluie », il est souhaitable ques ses parents trouvent, pour cela, ce qu’il est convenu d’appeler des « tuteurs de résilience (facilitant cette capacité à rebondir y compris dans l’adversité, à ne pas se laisser totalement envahir psychiquement par ce qui fait violence) » et mobilisent leurs propres ressources et compétences trop souvent enfouies.

Les Québécois organisent, chaque année, une marche au cours de laquelle parents, grands-parents, membres de la fratrie ou amis, viennent poser une fleur, une rose en général, dans des vases pour créer ensemble, au fil d’une journée, un bouquet immense en mémoire des bébés décédés pendant une grossesse.

Chaque fleur représente un bébé, on la place soigneusement à un endroit précis.

Elle n’est pas toute seule, elle se trouve parmi tant d’autres fleurs, et les parents se rendent compte qu’ils ne sont pas les derniers à emprunter le chemin particulièrement caillouteux du deuil périnatal.

QUELLE INDECENCE !

Le 11 août 1944, à Douai, la Mort a frappé la société civile sur les lieux de la vie quotidienne, sur les lieux de l’activité professionnelle (mon grand-père maternel Henri a perdu la vie dans les bureaux de la Gare…) à travers les bombardements.

La Commémoration, contrairement à l’inauguration d’un monument, se doit d’être un acte discret, voire intime.

L’espace mémorialisé, représenté par une stèle, par la sobriété de celle-ci, devrait induire, me semble-t-il, l’adoption d’un comportement adapté, d’une certaine retenue, voire d’une attitude de recueillement.

Mais cet espace même semble avoir été celui duquel sourdent des conduites paradoxales.

Après le discours officiel et convenu, certains (à savoir les nouveaux élus de la Majorité) se comportent comme si l’espace du lieu de mémoire s’apparentait à un terrain ludique où il est bien de prendre la pose pour dire « j’y étais ! ».

Il serait opportun de respecter ce lieu qui, pour certains, fait surgir des souvenirs douloureux, liés à une histoire familiale, aux évènements de l’histoire locale et nationale.

La mémoire, ainsi irrémédiablement figée pour la postérité, transfigurée en rituel d’évocation de l’évènement, sauve de l’oubli mais ne restitue pas le souvenir…

BRAVO ET MERCI

Un grand merci à l’équipe de la Maison des Jeunes et de la Culture de Lambres les Douai qui, en cette période de désastre généralisé sans commune mesure, a fait sienne la phrase d’Olivier PY, Directeur du festival d’Avignon selon laquelle « La CULTURE n’est pas un luxe mais un devoir impérieux ».

En effet, la MJC de Lambres nous a offert – eh oui, les artistes se produisent sans solliciter de cachet – une belle rencontre avec Jef KINO.

Jef KINO a revisité, à sa manière, certaines des chansons de Serge GAINSBOURG qu’il est parvenu à s’approprier avec chaleur et élégance.

Comme toujours, il a témoigné, au-delà de ses compétences artistiques indéniables, de sa générosité et de son amour de l’autre !

ET APRES ?

Cette pandémie est-elle vraiment derrière nous ? Encore devant nous ? Voire en nous ?

Les conséquences aux niveaux économique et social prennent, aujourd’hui, le pas sur la menace sanitaire : sécurité des emplois menacée face à la baisse des activités mais aussi aggravation des vulnérabilités, des inégalités, de la précarité.

Et ce, au point que nombreux sont ceux qui occultent les gestes barrières pourtant toujours d’actualité, que certains, bien imprudents, autorisent des regroupements (fête foraine…).

La particularité d’une crise aussi singulière est qu’elle comporte au moins 2 versants : une focalisation, sorte d’effet loupe sur ce qui était déjà fragile dans nos vies actuelles mais aussi un recentrage sur ce qui nous est apparu comme essentiel et positif dans nos existences.

A distance la société dite de consommation !

L’après-crise comportera, elle aussi, 2 facettes : celle de l’espoir d’un renouveau, d’une prise de conscience de nos égarements individuels et collectifs mais aussi celle de la crainte d’une précipitation et d’une aggravation des vulnérabilités propres à nos sociétés dont l’individualisme (qui a pu être renforcé par la distanciation physique et qui aura été tout autant une menace, une source de souffrance qu’un acte d’altruisme).

Cette crise servira certainement de catalyseur pour de prochaines réflexions, certaines actions et, espérons-le, pour certaines formes de révolution dans notre manière d’appréhender le monde et le vivre ensemble.

Cette période sanitaire inédite dont chacun voudrait oublier, voire gommer l’omniprésence, nous amènera, souhaitons-le, non pas à reprendre simplement le cours antérieur des choses mais à apprendre véritablement et durablement de nos expériences.

L’État devra repenser ses équilibres et renforcer son système de santé si, comme Marcel GAUCHET, philosophe et historien français, il estime que « la qualité de la vie dépend plus des équipements collectifs que des revenus individuels » (Entretien au Figaro en date du 25 mars 2020).

Cette crise inédite et traumatique amènera-t-elle des changements profonds ou le calme après la tempête verra-t-il le principe de répétition reprendre ses droits ?

QU’EST-CE QUI « PREVOST » POUR FREDERIC CHEREAU ?

Personnellement alertée par différents commerçants et renseignements pris auprès de différentes sources, il apparaît que La Maison PREVOST bénéficie d’un avantage certain sur les autres commerçants mais également sur la majeure partie des concitoyens douaisiens.

En cette période marquée par le Covid, les difficultés socioprofessionnelles et économiques se sont considérablement accrues pour de trop nombreuses personnes.

Mais, s’il a été décidé, en date du 11 mai 2020 (1er jour du déconfinement), une exonération des loyers des commerces locataires de la ville et ce, jusqu’à leur reprise effective d’activité, il n’a jamais été question que soit exonéré le loyer d’habitation de ces mêmes locataires.

Là où les sociétés d’H.L.M., interpelées, n’ont rien voulu entendre, Frédéric CHEREAU se veut social … pour une seule personne ? !

GERER L’INCERTITUDE DANS LA DUREE

 

Une lecture de la crise en 3 phases est possible pour mieux comprendre les enjeux et la temporalité en présence de ce contexte d’un danger réel, d’un danger potentiellement plus imaginaire en lien avec le Covid-19.  

La temporalité inédite de la phase aïguë ou d’impact (phase 1), à l’exception de celle liée aux violences chroniques, dans ce temps de confinement, crée un effet de choc se prolongeant dans le temps, un  impact majeur qui pousse particulièrement à se centrer sur les besoins primaires et le sentiment de sécurité (différent de la situation factuelle de sécurité).

En effet, le besoin d’être en sécurité et de se sentir protégé ne vont pas actuellement de pair.

Rester en lien au-delà de la distance physique offre un appui précieux sur ce plan, une réponse à des besoins psychosociaux dans le sens où l’être humain existe au sein d’une communauté.

Il est nécessaire de penser davantage à une approche sociale qui a un effet psychologique qu’à des entretiens psychologiques classiques.


Le déconfinement ouvrira sur la
phase 2, soit la sortie de crise.

Chacun entrera dans une phase de réaction face à un déconfinement par étapes.

Il faudra alors observer les changements occasionnés, commencer une phase d deuil par rapport aux changements opérés mais également prendre en compte les bénéfices et avantages liés aux changements dits utiles.


La
phase 3, au-delà du post immédiat, constitue le temps pour intégrer ce qui se sera passé afin de construire une nouvelle « normalité », toute crise laissant nécessairement des traces.

Il sera indispensable de suivre les besoins ayant préalablement émergé et d’inscrire leur résolution dans la continuité


Le rythme de cette traversée est différent pour chacun au sein d’une famille, d’une institution, d’une entreprise…

Les éléments subjectifs restent essentiels pour en comprendre l’impact individuel et ajuster l’accompagnement psychosocial. 

 

 

DU CHOCOLAT POUR LES SOIGNANTS

« Je vous ai apporté des chocolats

parce qu’une prime, c’est éphémère

puis les chocolats, c’est tellement mieux

que rehausser les salaires

je vous ai apporté des chocolats

j’aurais pu opter pour une médaille

mais Renaud ne m’y a pas encouragé

puisque c’est à lui de décider ! »

En s’acquittant d’une dette immédiatement (par la distribution de chocolats), il devient aisé de se dégager de tout lien avec l’autre et cet acte relève davantage du système marchand que du don (mais la santé n’est-elle pas devenue un bien marchand?).

Le comble du tragicomique est ce chocolat, soit une fausse note pour ceux qui sont suffisamment lucides pour n’y percevoir qu’une aumône méprisable  de celui qui se prétend le 1er de cordée alors même qu’en cette pandémie, c’est aux 1ers de corvée qu’il y a lieu d’adresser toute notre reconnaissance à travers le respect de leurs conditions de travail et  la revalorisation de leurs salaires !

Au-delà du discours, des louanges et promesses, jusqu’alors, E.MACRON, quant à lui, n’a rien apporté de concret pour stopper toutes les mesures d’austérité et engager une transformation de l’Hôpital public et des services de soins en général…

Pourquoi Le Président du Conseil de Surveillance du C.H. De Dechy et Maire de Douai n’a pas voulu entendre, il y a plusieurs mois déjà, que des suppressions de lits et de postes étaient envisagées et énoncées par les soignants eux-mêmes, relayés par les syndicats ?

Mais, « Renaud DOGIMONT ne m’a rien dit… »

Espérons qu’il n’en sera pas de même pour l’usine Renault de Douai dont le Directeur, joint par téléphone par le Maire d Douai, aurait affirmé qu’aucun danger n’était encouru pour les salariés de ce site mais pouvons- nous être raisonnablement sereins ?

LA LUTTE CONTINUE… HOPITAL, EMPLOI … MEME COMBAT !

UNE SAISON EN ENFER

La crise sanitaire actuelle s’apparente à une épreuve de force, une épreuve qui s’impose à nous comme une contrainte majeure que chacun d’entre nous subit, sans pouvoir s’y soustraire,

Les troupes opérationnelles et actives sont les soignants qui se portent au combat sans armure !

La1ere victoire du virus est qu’il instille la peur…

Le confinement n’isole véritablement que les personnes qui vivent seules. Les autres, il les contraint à une coprésence obligatoire, une cohabitation forcée, un huis clos familial exceptionnel et possiblement insupportable.

La famille n’est pas seulement une ressource, elle peut être, dans certains cas, également un handicap.

Le huis-clos familial (qui ne peut pas prendre appui, comme habituellement, sur différents réseaux) est convoqué comme une ressource « heureusement qu’ils/elles sont là, au moins on n’est pas seul » – ou comme un moindre mal, une compagnie obligatoire.

Mais le huis-clos familial peut également être un enfer ! L’on se souviendra avec à-propos de la thèse de Sartre – « l’enfer c’est les autres » – ou, plus précisément encore, celle de Gide et son fameux « Familles je vous hais ».

La famille, pourtant valorisée dans tous les sondages d’opinion, y compris chez les jeunes, comme une valeur cardinale et une ressource sûre, est également le lieu de la détestation, de la haine, des mauvais traitements sur les enfants, de la violence conjugale.

Alors même que la vie de famille est, dans les temps modernes, plutôt dispersée (travail des parents, garde d’enfants, etc.) la cellule familiale est actuellement désormais « condamnée » à se replier sur elle-même, bon gré, mal gré, quelques temps sans qu’aucune échéance ne soit, aujourd’hui, perceptible.

Par ailleurs, les parents vécus, jusqu’alors, par l’enfant, comme tout puissants, sont eux même en difficulté pour répondre aux questions qu’ils se posent et bien davantage à celles émanant de leurs enfants.

L’inquiétude de l’enfant jusqu’alors colmatée par le parent, va le conduire à s’autoprotéger, expérience tout autant inquiétante qu’intéressante.

Pour parler du Covid 19 avec vos enfants, vous pouvez trouver quelques pistes sur :

https://ireps-ors-paysdelaloire.centredoc.fr/index.php?lvl=cmspage&pageid=4&id_article=245#.XnShGXLftPa

http://psycogitatio.fr/le-coronavirus-explique-aux-enfants/