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L’INCLUSION DES ELEVES EN SITUATION DE HANDICAP

 

 

La Loi du 11 Février 2OO5 affirmait l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapés… dont les enfants en situation dee handicap.

Leur accueil en milieu scolaire dit ordinaire nécessite des étayages dont l’A.V.S., porteur de proximité physique et attentionnelle.

Au sein de ce binôme enseignant/ A.V.S., système didactique bicéphale et dissymétrique, chacun occupe une place distincte mais néanmoins concordante et tous 2 concourent à optimiser la scolarité de l’enfant.

L’alchimie entre ces 2 adultes s’opère en trouvant réponse aux questions que sont :

comment l’enseignant transmet-il ses intentions et donne-t-il à voir ses attentes en matière d’apprentissage ?

comment l’A.V.S. s’en empare-t-il ?

 

DU PAIN ET DES LIVRES

 

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L’un des axes d’une politique culturelle doit viser, prioritairement, ceux qui n’approchent jamais les livres ou ceux auxquels un seul livre est imposé.
Les grands écrivains formulent beaucoup mieux que nous tout ce que nous pourrions écrire.
Ainsi en est-il de l’écrivain espagnol Federico Garcia Lorca qui, en septembre 1931, s’adresse à la population de Fuentes Vaqueros (Grenade)

 » quand quelqu’un va au théâtre, à un concert ou à une fête qu’elle qu’elle soit, si le spectacle lui plaît, il évoque tout de suite ses proches absents et s’en désole  » Comme cela plairait à ma soeur, à mon père » pensera-t-il et il ne profitera dés lors du spectacle qu’avec une légère mélancolie.

C’est cette mélancolie que je ressens, non pour les membres de ma famille, ce qui serait mesquin, mais pour tous les êtres qui, par manque de moyens et à cause de leur propre malheur, ne profitent pas du suprême bien qu’est la beauté, la beauté qui est vie, bonté, sérénité et passion.

C’est pour cela que je n’ai jamais de livres. A peine en ai-je acheté un que je l’offre. J’en ai donné une infinité. C’est pour cela que c’est un bonheur pour moi d’être ici, heureux d’inaugurer cette bibliothëque du Peuple, la 1ère sûrement de toute la province de Grenade. L’Homme ne vit que de pain. Moi si j’avais faim et me trouvais démuni dans la rue, je ne demanderais pas un pain mais un demi-pain et un livree. Et, depuis ce lieu où nous sommes, j’attaque violemment ceux qui ne parlent que revendications économiques sans jamais parler de revendications culturelles : ce sont celles-ci que les Peuples réclament à grands cris.

Que tous les hommes mangent est une bonne chose, mais il faut que tous les hommes accèdent au savoir, qu’ils profitent de tous les fruits de l’esprit humain car le contraire reviendrait à les transformer en machines au service de l’Etat,  à les transformer en esclaves d’une terrible organisation de la société. J’ai beaucoup plus de peine pour un homme qui veut accéder au savoir et ne le peut pas que pour un homme qui a faim, parce qu’un homme qui a faim peut calmer facilement sa faim avec un morceau de pain ou des fruits mais un homme qui a soif d’apprendre n’en a pas les moyens sauf d’une terrible agonie parce que c’est de livres, de livres, de beaucoup de livres dont il a besoin et où sont ces livres?

Des livres! Des livres!  Voilà un mot magique qui équivaut à clamer : amour ! amour ! Et que devraient demander les Peuples tout comme ils demandent du pain ou de la pluie pour les semis? Quand le célëbre écrivain russe Fedor Dostoievski – père de la révolution russe bien davantage que Lénine – était prisonnier en SIbérie,  retranché du monde, entre 4 murs,  cerné par les plaines désolées, enneigées, il demandait secours, par courrier, à sa famille éloignée, ne disant que  » envoyez moi des livres, des livres, beaucoup de livres pour que mon âme ne meure pas ! ». Il avait froid, ne demandait pas le feu. il avait une terrible soif, il ne demandait pas d’eau. Il demandait des livres, c’est-à-dire des horizons, c’est-à-dire des marches pour gravir la cîme de l’esprit et du cœur. Parce que l’agonie physique – biologique, naturelle d’un corps à cause de la faim, de la soif ou du froid, dure peu, très peu mais l’agonie de l’âme insatisfaite dure toute la vie.

Le grand Menendez Pidal, l’un des véritables plus grands sages d’Europe, l’a déjà dit  » la devise de la République doit être la Culture ».

 

QUE VA-T-IL SORTIR DE LA BOITE DE PANDORE?

rythme scolaire 1

 

Si nous avons refusé de prendre part au vote relatif à la mise en place des Nouvelles Activités Périscolaires, c’est que :

Nous ne pouvons que déplorer l’absence de liens entre la réforme des rythmes scolaires et le projet de réforme éducative.

Initier la réforme éducative par la question des rythmes scolaires consiste à aborder une question de fond par un problème de forme.

 Un certain « moi, Président… » avait pourtant promis, en matière de rythme, non pas une « restauration » d’avant Xavier DARCOS et Nicolas SARKOZY mais une Refondation de l’Ecole ! Qu’en est-il ?

Les journées sans activités périscolaires seront, de nouveau, de 6 heures au lieu des 5 heures 30 préconisées par le décret PEILLON, soit un retour à l’horaire considéré comme trop chargé d’avant la réforme !

 De plus, cette réforme n’émane nullement d’une concertation avec l’Education Nationale…

Nous ne pouvons admettre que les parents soient obligés de s’engager sur un projet non encore clairement et totalement défini.

 Quelles seront les compétences et qualifications des encadrants ?

Qui seront les personnes aux côtés des enfants ?

Quelles seront les activités développées, originales, innovantes dans un souci d’une valeur éducative ajoutée ?

 Y aura-t-il, il eu égard le « coup de projecteur » mis sur la semaine « Espace dans ma Ville », avec la venue de la Secrétaire d’État à l’Enseignement Supérieur et à la Recherche, Geneviève FIORASO, des activités scientifiques ?

Y aura-t-il des initiations à la pratique d’une langue étrangère ?

Y aura-t-il, dans le souci énoncé et prochainement acté, d’une participation citoyenne, des activités autour du vivre ensemble, de la citoyenneté avec des défis et projets collectifs ? 

Tout doit viser l’acquisition de compétences, à bien différencier des savoirs, mais au risque d’une certaine prise en otage de l’éducation populaire et de l’animation socioculturelle.

Enfin, force est de constater que de telles activités seront financées par les collectivités territoriales, le budget de l’État se trouvant alors allégé par un joli tour de passe-passe.

Toutefois, nous ne pouvons accepter que ces activités soient payantes.

Permettre l’accès à tous repose sur le fondement même de notre démocratie : l’égalité !

 Contribuons à la destruction de l’idéologie économique face au rôle qu’elle joue dans la désorganisation sociale actuelle.