Archives de catégorie : Engagements

GILETS JAUNES DE FRAIS MARAIS ET D’AILLEURS

Une habitante de Frais Marais, vivant seule, m’explique qu’elle maîtrise à grand peine son budget. Deux impératifs bien difficiles à tenir au jour le jour: pas de découvert, ni de factures impayées. Le « reste à vivre », si l’on peut dire, ne lui permet pas, dans ces conditions, d’avoir plus de 0,79 centimes d’euros à dépenser à chaque repas.

Dans ce quartier populaire, qui se caractérise comme tant d’autres, en milieu urbain comme en milieu rural, par la désertification des services publics et des commerces, le besoin de transport public apparaît primordial. Où est le prétendu « droit à la mobilité », quand les transports collectifs assurent un service absolument minimum ? – « Frais Marais n’est pas rentable », répond le SMTD-.

Dès lors, la revendication des Gilets jaunes des « baisses des prix à la pompe » n’a rien de maximaliste ou de déplacé… Est-ce aux seuls salariés les plus pauvres de payer pour la cause commune de l’écologie ? Triple et sinistre hypocrisie du pouvoir : est-ce aux classes populaires, désignées devant l’opinion comme « coupables » de polluer, de payer ces taxes qui ne sont d’ailleurs que très marginalement affectées à l’écologie ? -elles enrichissent les grandes entreprises et les actionnaires via le CICE-. Et c’est aussi à ces travailleurs et à ces familles que l’on demande comme une évidence de monter dans des « cars Macron », qui ne passent pas dans leurs quartiers… Le TGV ? pas pour eux, plus à Douai.

Nous partageons leur colère, légitime. À leur égard, la population qui souffre d’un pouvoir d’achat en berne, ne s’y trompe pas, elle non plus. Sous le joug des traités européens et du diktat de l’euro, les salaires sont écrasés par les profits depuis trente ans, alors que les prix produits de première nécessité ne faiblissent pas, et que des impôts indirects (les plus injustes) se surajoutent tous les jours à un paysage fiscal qui commence à ressembler à celui de l’Ancien Régime. Et ce, tandis que le patron de la multinationale Renault-Nissan-Mitsubishi – quel symbole ! – n’en finit pas de se gaver et de planquer son fric !

Cette colère, c’est aussi celle des personnels hospitaliers, des enseignants, des cheminots, des ouvriers de la sidérurgie, des salariés précaires, des étudiants, des retraités qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts : c’est toute la France du travail qui vit à l’euro près, tandis que les plus riches et les banques privées défiscalisent à tour de bras !

Ce ras-le-bol contre les inégalités, les injustices et le mépris doit déboucher sur un véritable partage des richesses. Où le « reste à vivre » permette bel et bien de vivre, tout simplement, pour le prix de son travail, et dignement, pour l’avenir de ses enfants. La vie, elle, n’attend pas. Pas de suspension de 6 mois -jusqu’aux élections européennes -, alors que l’abandon de l’ISF a lui été immédiat : de la justice, tout de suite, dans les impôts, des services publics pour tous, et avant tout, des salaires décents. Seule la rue fera descendre « Jupiter » Macron de son piédestal !

Rouges de colère, Jaunes sur les routes et dans la nuit de la misère, tous unis contre la vie (trop) chère !

CONSEIL MUNICIPAL DE DECEMBRE 2017

image

En présence d’une assemblée exceptionnellement nombreuse, constituée quasi exclusivement des Chefs de Service de la Mairie de Douai – n’ayant pas, selon F.CHEREAU, répondu à une quelconque injonction ! – a été abordée la question du R.i.F.S.E.E.P.

Soit un sigle qui recouvre le Régime indemnitaire prenant en compte Fonction, Sujétion, Expertise et Engagement Professionnel et repose sur de trop nombreuses données subjectives pour établir le montant de la rémunération.

L’influence de l’idéologie néolibérale ( qui associe une théorie économique, une idéologie politique, une philosophie des politiques publiques et un imaginaire social)  sur cette  » méritocratie  » est évidente.

Le danger – bien réel – émane du fait que le mérite est un entremêlement de composantes innées et acquises, pas toujours défini par l’effort ou le labeur, parfois pensé à partir de l’idée du talent, peu soucieux de connaître les origines des qualités qu’elles valorisent.

Dès lors, les statuts professionnels comme sociaux seront fonction du mérite des uns et des autres, ce qui est massivement modélisé par les élites pour justifier l’ordre social établi.

Comme dans la société actuelle, va-t-on culpabiliser les plus fragiles, les salaires les plus bas ( notamment les catégories C ) puis justifier cet état de fait en s’appuyant sur la notion de mérite des salaires déjà les plus élevés ?

Pourquoi penser argent et non formation?

Alors que la solidarité est indispensable dans le monde du travail, nous assistons à la mise en concurrence, cette  » vertu européenne ».

N’oublions jamais que l’équité exige, avant tout, que les conditions financières ne prennent pas le pas sur la dignité humaine

Au-delà de notre intervention au C.M., nous resterons vigilants !

Conseil Municipal de Novembre 2017

imageNous avons témoigné de notre étonnement que, pour la réhabilitation de l’immeuble sis rue de la Massue et devant devenir, à terme, un restaurant gastronomique et/ou bistronomique, soit formulée une demande de subventions auprès de l’Etat à travers le Fonds Stratégique du Bassin Minier.

L’un des 4 objectifs énoncés de ce Fonds Stratégique est la création d’un territoire d’excellence énergétique.

N’y a-t-il pas, comme priorité, de réduire les  » passoires thermiques  » que représentent, notamment, les anciens corons occupés par les mineurs ou leurs ayant droit ?

« LE BEAU N’EST PAS BOURGEOIS » – HERBERT MARCUSE –

image

« La culture ,c »est la rencontre d’un individu et d’une oeuvre». C’est cette définition que préfère le premier ministre Edouard Philippe dans son livre autobiographique Des hommes qui lisent.

Pourquoi certains individus ne rencontrent-ils jamais d’oeuvre? Qu’est-ce qui empêche cette rencontre? Qu’est-ce qui la favorise?

Vous l’aurez deviné ,la politique culturelle présentée dans le programme de L’Humain d’Abord avait la prétention de favoriser cette rencontre. Mais comment?

En permettant facilement l’accès aux lieux destinés à  ces rencontres grâce à des tarifs peu élevés. Mais ce n’est pas suffisant! Bourdieu a montré que c’était certes nécessaire ,mais il ne suffit pas de baisser les prix pour favoriser cette rencontre. Encore faut-il en avoir envie !Comment aimer ce dont on n’a, parfois, même pas l’idée? Comment considérer ce qui ne nous a jamais » touché »?  Pourquoi le goût des uns est le dégoût des autres? Toujours selon Bourdieu. pas seulement parce que la culture est la culture de la classe dominante selon la rhétorique marxiste. Souvenons -nous que dans son dernier livre, le philosophe Marcuse se livrait à  une critique de l’esthétique marxiste en réaffirmant que le beau n’était pas bourgeois .Par contre le libéralisme s’ingénie fort bien à  nous infliger des désirs qui nous affligent et à  viser parfois très bas. Très difficile de remonter la pente et d’éprouver le moindre intérêt pour une oeuvre un peu plus élaborée et originale.

Mais il y a heureusement des résistances et de nombreux acteurs culturels ont, comme objectif, de toucher un vaste public sans pour autant niveler par le bas.

Je citerai quelques actions à  poursuivre et à développer:

TANDEM proposant un spectacle de théâtre d’ objets (Marée Basse) au public de Frais-Marais ravi (nous y étions) pour une somme modique. Le centre social avait alors bien joué son rôle de médiation et le chapiteau était rempli.

A Dorignies ce fut une conférence sur les danses urbaines dans le monde ,illustrée par une danseuse brésilienne. Là  encore qualité exceptionnelle et  message d’espoir constructif pour notre jeunesse, montrer comment des gestes de violence destructive vont laisser progressivement la place à des « battles » mais de danse urbaine cette fois, aux Etats -Unis et un peu partout dans le monde grâce au net.

Le travail extraordinaire de cette association « Les brigades volantes » dont les membres, éloignés au départ des livres, se livrent à  des performances de lecture dans la rue (fête de la Place Carnot) ,à  la bibliothèque, au musée, devenant ainsi acteurs de leur vie et pas simples consommateurs.

Les membres du conseil de Quartier Carnot-Gare se réunissant pour se pencher sur le passé de la Place et réaliser un travail historique sur des archives pour aboutir à la création d’une exposition .

Les conférences organisées par la bibliothèque municipale avec des écrivains ,journalistes, éditeurs sur des sujets peu abordés jusqu’alors: l’ Histoire de l’Algérie permettant de dialoguer, de débattre et de faire connaître, aux jeunes présents dans la salle, leur histoire, notre histoire.

Autre sujet, les conditions de travail des mineurs marocains employés dans les années 70 sans avoir le même statut que les autres mineurs « mieux protégés » (apr_s de rudes luttes syndicales antérieures). L’écrivain Ricardo Montserrat a recueilli leur parole pour la fixer par l’écriture.

N’espérez pas vous débarrasser des livres , beau titre de Jean-Claude Carrière et d’Umberto Eco qui confirme la place prépondérante du livre dans la transmission de la culture et qui fait de la bibliothèque un lieu public essentiel. Le livre est bien l’objet le plus simple qui soit de rencontre avec une oeuvre. La ville de Douai possède un maillage assez intéressant pour la lecture: Bibliothèque Municipale (avec un service de prêt documentaire gartuit, ce qui devient de plus en plus rare) , de quartier, librairies dynamiques, bouquineries, salons du livre et dernièrement, les boîtes à  livres.

Une politique culturelle de gauche est destinée principalement à  ceux qui n’approchent jamais les livres ou à  ceux auxquels on a imposé qu’un seul livre.

Citons pour terminer le poète René Char : « Bien être d’avoir entrevu scintiller la matière, émotion instantanément reine « .Continuons à  favoriser la recherche de ces scintillements pour éclairer la vie de tous.

L’Humain d’Abord et Mohamed Kheraki

image

Mr Mohamed Kheraki ne répondant plus à aucune sollicitation ou invitation, que ce soit de ses camarades élus de la liste  » L’Humain d’Abord  » ou de la section du Parti Communiste Français de Douai et ce, depuis son élection, nous considėrons qu’il a fait le choix de ne plus être représentatif des valeurs portées, défendues par ceux-ci et validées par le suffrage des électeurs.

Mr Kheraki n’est donc plus, dès lors, habilité à s’exprimer au nom de la liste L’Humain d’Abord et du Parti Communiste Français.

 

VOTE DU BUDGET N° 2

image

Suite à certains propos émis via Facebook, il nous est apparu utile d’apporter quelques commentaires et précisions

La communication, prise entre injonction sociale et liberté d’expression de chacun, est-elle un gage de meilleure compréhension de tous ?

Pas certain !

Qu’il semble peu aisé, pour certains, d’assumer le paradoxe de « l’insociable sociabilité » telle que décrite par le philosophe Emmanuel KANT, à savoir que les Autres nous sont aussi indispensables qu’insupportables !

Dès lors, la nécessité de croire en Soi comme étant le Meilleur, voire le Seul à savoir ce qui est utile pour l’Autre, produit l’illusion de la vérité, c’est-à-dire génère la diffusion d’informations erronées car  interprétées selon un prisme personnel et vicié.

A confondre le rôle d’acteur que certains se donnent avec celui d’observateur, conduit à considérer le principe de vérité comme une option et non comme un dogme.

La nécessaire mise en récit des informations appelle toujours , pour certains, des formes de constructions stéréotypées, simplifiées favorisant des schémas oppositionnels récurrents et, finalement, très peu constructifs et productifs.

Peut-être sera-t-il également nécessaire, un jour, pour certains, de passer du culte du « partage » à la culture du partage où il est beaucoup moins question de montrer ce qu’ils souhaitent être leur bon profil sur les réseaux sociaux que d’être aux côtés de l’Autre dans la vraie vie…

Voici donc les propos énoncés par les représentants de la liste « L’Humain d’Abord » lors du Conseil Municipal du 1er avril 2015 (propos qui seront d’ailleurs littéralement retranscrits dans le P.V. de ce dit Conseil)

 

 

Le Front de Gauche – P.C.F. ne s’opposera pas au budget proposé.

 En effet, face à un Etat dirigé par un gouvernement socialiste qui ne cesse de se défausser et à un Département, conquis par les Républicains qui, de manière drastique et culpabilisante, réduit les solutions à apporter aux plus démunis d’entre nous,

La Solidarité, acte de citoyenneté, se doit de jouer et la hausse du taux de l’imposition se doit de revenir aux Enfants, Femmes et Hommes confrontés à une « survie » quotidienne et à un pouvoir d’achat en baisse constante, au sein d’une ville « pauvre » puisque, à Douai, 45 % de la population n’est pas soumise à l’impôt.

 Mr le Maire s’y est engagé et le Front de Gauche – P.C.F. restera vigilant afin qu’aux intentions succèdent les actes.

 

 

 

 

 

 

 

 

ELECTIONS RÉGIONALES

 

image

 

Sur les rivages s’échouent des bouteilles à « l’amer »

Des signaux de mésalliance confiés aux risques de l’indifférence…

 Au lecteur / électeur, voyageur téméraire qui se risque à les ouvrir, qu’est il donné d’en faire ?

 

Les classes dites populaires sont devenues, dans la nouvelle configuration institutionnelle néolibérale (soutenue par Les Verts qui participent au gouvernement dirigé par le Parti Socialiste), les perdantes systématiques, structurelles, du rapport de force face à leur classe dominante.

L’Etat n’a plus, comme perspective, de demeurer l’instrument du peuple qui le constitue.

Ce qui fait société sera, désormais, tout sauf la résultante de choix collectifs, de décisions, amendables et réversibles, réactivant ainsi plus de deux millénaires après l’Athènes classique, des processus authentiquement démocratiques et l’autonomie du politique.

Mais, c’est cette dimension que le néolibéralisme ( prôné par le gouvernement actuel et soutenu par les Verts auxquels s’allie, aujourd’hui, le Parti de Gauche), entend supprimer.

C’est bien la souveraineté nationale qu’il entend dissoudre définitivement !

 

Mais, il est vrai qu’il existe…parfois… des jeux d’alliance circonstancielle, voire opportuniste … dépourvus de cohérence !

 

 

Aux Urnes Citoyens !

Vote du 1er Budget

IMG_0318

Le vote d’aujourd’hui prend place dans cette austérité instaurée par la droite et poursuivie, voire même accélérée par le gouvernement actuel, sous tutelle de l’Europe capitaliste, du diktat de l’économie au détriment de l’humain et ce, alors même que François Hollande, lors du meeting au Bourget, avait affirmé que son véritable adversaire était la Finance (comme, d’ailleurs, en 2006, il avait pu préciser qu’avoir recours à l’article 49-3 (ce qu’il a fait pour imposer la loi Macron) était « une brutalité, un déni de la démocratie »).
Nécessairement, un tel contexte d’austérité vient impacter les finances des collectivités locales, municipales.
Il faut, dès lors, établir un budget en prenant en compte la diminution conséquente des dotations d’un état qui ne cesse de se défausser.
Ceci est aggravé par le transfert de charges nouvelles sans compensations financières comme les ex N.A.P. mais aussi, par exemple, la Poste de Frais Marais qui, pour continuer à répondre au droit de chacun à avoir accès au service public (ce qui représente une garantie d’égalité républicaine et est un vecteur d’emplois), devrait devenir agence municipale.

 Par ailleurs, avec une présidence de droite au Conseil Général, dès lors, notamment, que les allocataires du R.S.A. sont perçus, de manière générique, comme dépourvus de volonté et, de ce fait, comme coupables du sort qui, pour la majorité d’entre eux, s’impose à eux, les aides sociales risqueront d’incomber d’autant plus aux collectivités locales.

C’est l’annonce de la non augmentation des impôts, véritable soulagement pour les familles éprouvées par la crise économique, qui nous permet, nous l’Humain d’abord,  de voter ce 1er budget de la nouvelle municipalité.
Toutefois, si la chute des subventions se pérennisait,

– pourrons-nous, asphyxiés financièrement que nous serons alors, longtemps comprimer les dépenses sans compromettre la qualité comme la quantité des services rendus aux usagers ?

– pourrons-nous mettre en œuvre des actions témoignant de notre volonté d’améliorer le quotidien de chacun, de réduire les inégalités sociales et territoriales, ce sur quoi nous, l’Humain d’abord, nous sommes engagés auprès de nos concitoyens ?

 

Le P.G. douaisien ne s’attaque qu’à nous…

pince a linge
Parce que la volonté hégémonique de diriger la liste l’Humain d’Abord -1ère place souhaitée – n’avait pas été satisfaite, le P.G. s’était retiré sur son Aventin lors des dernières élections municipales. C’est alors que mensonges et insinuations, attaques personnelles, furent généreusement publiés par la Voix du Nord. Nous n’avions pas répondu par voie de presse.
Et voilà qu’à nouveau surgissent des attaques inattendues contre les élus de la liste l’Humain d’Abord :
• parce qu’ils se sont abstenus au lieu de voter contre la dénomination nouvelle du Rivage Gayant : projet évidemment essentiel dans la vie des douaisiens !
• en les soupçonnant de voter pour l’augmentation des impôts alors que le sujet n’a pas été abordé…
Mensonges, insinuations, volonté de manipuler…quel est donc l’engagement du P.G. dans la vie politique douaisienne ? Quel camp choisit-il ?
Combien de douaisiens dans ses rangs ?
Sans sectarisme, nous poursuivons résolument notre combat contre l’austérité, imposée par le gouvernement Hollande aux ordres de Bruxelles, pour une autre politique qui réponde à l’urgence sociale, combatte le chômage et développe les services publics.
Dans notre travail municipal, conformément à notre projet L’Humain d’Abord, nous agissons pour une vie démocratique, l’ouverture d’espaces de gratuité (nous n’avons pas pris part au vote lors de la mise en place payante de la réforme des rythmes scolaires : tiens, le P.G. ne l’a pas su… ?) et le soutien aux mobilisations qui défendent l’intérêt des gens en difficulté (soutien à la lutte des lycéens contre les 100 euros de transport scolaire)…
Qui est Charles GONIAUX, symbole du P.G. douaisien ?
Charles GONIAUX, « ouvrier, conseiller municipal douaisien, député du Nord de 1906 à 1932 (…) présidait le syndicat des mineurs ». Rappelons qu’il se rallia à l’Union sacrée, comme beaucoup d’autres députés socialistes avec les dirigeants politiques au service des grandes fortunes de l’époque, qui provoqua la grande boucherie de 1914/1918 avec ses millions de morts et de blessés.
Non seulement il appuiera cette Union sacrée, mais il la maintiendra en 1920 lorsqu’il s’agira, pour le mouvement ouvrier français, de se placer sur une orientation nouvelle de paix et de révolution : la nouvelle internationale ouvrière. En particulier pour les mineurs, ce fut un « symbole » fort de collaboration avec le patronat des compagnies houillères…
Révélateur aussi le choix de l’U.N.S.A., syndicat de l’austérité gouvernementale au service du M.E.D.E.F., pour une rencontre annoncée sur l’Ecole…

DEFENDONS NOS ASSOCIATIONS !

???????????

Le plan de rigueur annoncé en avril 2014 par le Premier ministre est d’une ampleur inédite.
L’Association des maires de France (AMF) alerte solennellement le gouvernement sur les graves conséquences d’une baisse cumulée de 28 milliards d’euros des concours financiers de l’Etat aux collectivités locales sur la période 2014-2017. Elle réclame avec le Comité des finances locales (CFL) le réexamen dudispositif envisagé.
Le Collectif des associations citoyennes (CAC) partage l’analyse de l’AMF sur le caractère dramatique et irréalisable de l’annonce gouvernementale. Si celle-ci n’est pas modifiée, de nombreuses associations citoyennes disparaîtront dans les 4 ans qui viennent et, avec elles, des centaines de milliers d’emplois associatifs.
A cela s’ajoute le « projet de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République » qui, en supprimant la clause de compétence générale des conseils régionaux et généraux, risque d’asphyxier plus encore les associations locales et de fragiliser la démocratie de proximité.
Ni le financement privé (crowdfunding, augmentation des cotisations, recours aux fondations), ni le développement d’emplois précaires et sous qualifiés dans les associations ne sauraient compenser le désengagement de l’Etat.

Le Collectif des associations citoyennes :
– soutient les communes qui ont délibéré pour dénoncer le caractère inacceptable et irréalisable des économies envisagées et réclame l’ouverture d’une négociation avec le gouvernement sur la baisse de la dotation aux collectivités,
en y incluant ses conséquences sur l’action associative ;
– demande la création d’un fonds de soutien à l’action associative. Cette mesure est nécessaire pour éviter un effondrement de l’action associative et de l’engagement bénévole, maintenir et développer la diversité associative et répondre à des besoins qui s’accroissent ;
– demande que les compétences en matière de jeunesse, d’éducation populaire, d’environnement et de défense des droits et des causes soient partagées entre les communes et leurs groupements, les départements et les régions, au même titre que ce que prévoit le projet de loi sur l’Organisation Territoriale en matière de culture, de sports et de
tourisme ;
– réaffirme le rôle irremplaçable des associations sur nos territoires et leur indispensable prise en compte dans la coconstruction des politiques publiques.

Nous, associations et citoyens, ne laisserons pas détruire sans réagir le tissu associatif de nos territoires et de nos villes.