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LE MONDE D’APRES

Court-métrage / appel à soutien : Le monde d’après de Gilles Balbastre

https://www.youtube.com/watch?v=Elc0QBwe3E4

Le but de ce court métrage ? Vous donner le ton du documentaire, vous présenter ceux qui nous ont rejoints (techniciens, comédiens, musiciens entre autre le jazzman Laurent Dehors), ainsi que dévoiler le type de saynètes fictionnelles dans lesquelles vous retrouverez les comédien·e·s Corinne Masiero et Jacques Bonnaffé. Pour montrer que nous sommes toujours vivants et plus que jamais en pleine forme pour mordre les mollets de Ceux qui tiennent laisse (après avoir croqué les fesses des Nouveaux chiens de garde).

Vous avez sans doute déjà été informés de la sortie sur le net de ce court métrage, « Le monde d’après ». Mais nous tenions à vous le faire savoir aussi plus directement.

Peut être une image de texte qui dit ’APRÈS LES ESNOVEAUX CHIENS GARDE CEUX QUI TIENNENT LA LAISSE LE NOUVEAU FILM DE GILLES BALBASTRE’

NOS HEROS SONT EPUISES MAIS TOUJOURS DEBOUT !

Dans une société exaltant l’excellence, la performance, la conception d’un individu auto-entrepreneur de lui-même, le « prendre soin » sans cesse relégué à une place secondaire ne doit pas être perçu comme superflu alors même que, dans une culture de soi et des autres, il est l’une des conditions 1ères d’une démocratie vivante, soucieuse de former des citoyens responsables.

Le « Prenez-soin de vous ! » est devenu ce nouveau slogan s’étant propagé dans le monde aussi vite que la pandémie de Covid-19.

Tout s’accélère, va de plus en plus vite et les technologies nous sont présentées comme étant censées faire des miracles dans tous les domaines, même celui du « prendre soin » grâce aux robots sociaux et conversationnels.

Nous sommes tout de même nombreux à ne pas croire à ces fictions et à dénoncer la déshumanisation qui nous menace chaque jour un peu plus.

Le premier devoir du prendre soin, depuis les soignants, du professeur de médecine à l’aide-soignante, des femmes pour la plupart, jusqu’aux « petits » métiers, aides à domicile, caissières – des femmes encore – éboueurs, livreurs, .. dont l’utilité avait été clairement démontrée, par tous les travaux sur le « CARE » depuis les années 1970.

Sans ces « petits métiers », ces « 1ers de corvée », sans ces humains-là, nous ne pourrions vivre et plus encore les riches que les pauvres obligés quant à eux depuis toujours de subvenir par eux-mêmes à tous leurs besoins.

Sans devoir discuter des raisons sanitaires qui obligent à ce choix – limiter du mieux possible les interactions sociales pour réduire la circulation du virus – il est tout à fait inapproprié, malheureux et néfaste de qualifier les activités culturelles comme « non essentielles ».

Les mots ont leur importance !

Et si le soin semble aujourd’hui avoir une place privilégiée dans la société et dans le monde, il s’agit de la part technique de la médecine, celle qui répare les corps.

La part humaine, relationnelle, du soin continue d’être négligée, elle ne compte pas par exemple dans l’évaluation des activités pour le financement des établissements de santé.

Nul ne s’étonnera que les soignants soient de plus en plus tentés de quitter l’hôpital, navire à la dérive, « Titanic des temps modernes ».

Assignés à la portion la plus congrue de leurs métiers, à une pratique d’actes techniques à la chaîne, taylorisés et prolétarisés, les « héros » sont fatigués et en burn out.

«  Le soin et la démocratie se trouvent soumis à l’épreuve du totalitarisme sanitaire », comme l’écrit Roland GORI.

Faisons le pari que notre belle devise républicaine « Liberté, égalité, fraternité » puisse s’accompagner de cette autre alliance de « la culture, du soin et de la démocratie » !

NOUS AVONS BESOIN DE VOUS !

Le recours aux artistes, là où il s’agit d’éduquer, et plus largement dans le champ social, ne cesse de se développer

Aujourd’hui, loin de se cantonner à l’école et aux lieux éducatifs, l’engagement des artistes dans la société va de l’hôpital à la prison, en passant par le monde ouvrier en grève, les sans-abris, les banlieues et leurs quartiers dit «  sensibles  », et bien d’autres lieux et groupes sociaux, donnant comme une image globale et difractée de notre société, de ses espoirs et de ses problèmes, de ses dynamiques et de ses interrogations, de ses enjeux et de ses fractures.

Sur ce plan, le recours artistique semble bien être une réponse à l’emprise de la technicisation, de la rationalisation et de la marchandisation : il répond à un besoin de rééquilibrage de la culture et du rapport au monde, dans un univers rationalisé et dominé par la technique, un monde désenchanté et vidé de ses dieux comme l’avait déjà analysé Max WEBER.

L’art nous fait ressentir plus profondément ce qui se passe en nous-mêmes ; il est un champ d’expérimentation de notre humanité, et, comme l’écrivait HEGEL, «  nous transporte dans des situations que notre expérience personnelle ne nous fait pas et ne nous fera peut-être jamais connaître ».

Le programme que fixait DEWEY à la philosophie de l’art vaut aussi comme programme d’éducation démocratique.

Il s’agit, écrivait DEWEY, «  de restaurer cette continuité entre ces formes raffinées et plus intenses de l’expérience que sont les œuvres d’art et les événements quotidiens universellement reconnus comme des éléments constitutifs de l’expérience », de « rétablir la continuité entre l’expérience esthétique et les processus normaux de l’existence ».

 » JE VOUDRAIS ETRE MORT : C’EST UN SOUHAIT FREQUENT QUI PROUVE, DU MOINS QUELQUEFOIS, QU’IL Y A DES CHOSES PLUS PRECIEUSES QUE LA VIE » selon Denis DIDEROT

 

Lors de son 1er contact avec Max Schur qui allait devenir son médecin particulier, Freud s’adressa à lui en ces termes « Promettez-moi une chose encore : que lorsque viendra le moment, vous ne me laisserez pas souffrir inutilement ». 

Mais, d’où émane ce souhait énoncé ?

« La honte est honte de soi devant autrui », dit Sartre mais, en fin de vie, elle ne concerne plus un comportement mais la personne tout entière, épinglée devant le regard peu amène de certains soignants.

Il s’agirait alors, selon Collaud, d’une « honte d’être » qui l’éjecte de la communauté humaine. 

En effet, le patient n’est pas dupe de l’éventuelle comédie compassionnelle qui l’entoure, il sent qu’il encombre et qu’il ne suscite plus qu’indifférence ou pitié. Son sentiment de ne plus posséder aucune valeur l’amène à restaurer sa dignité en formulant lui-même son désir de mourir.

Mais elle est rarement une recherche de la mort, elle vise à mettre fin à une souffrance.

À défaut de trouver une autre solution pour s’extirper d’une impuissance douloureuse et dans une situation ressentie comme irréversible, la mort volontaire paraît la seule issue pour mettre un terme à une insupportable tension.

Elle est toujours le symptôme d’un épuisement du sens et de la liquidation de tout goût de vivre.

Elle marque la conviction d’un horizon sans fin d’une telle souffrance. 

Mais, le sujet est toujours pris dans les mailles de son histoire personnelle, il est « quelque part dans l’inachevé » comme l’affirmait Rilke, il ne cesse de se redéfinir selon les circonstances, il n’est pas toujours le même. 

Dès lors…

LA CULTURE EN 2020, 2021 …

Je ne fais que relayer un billet d’humeur de mon beau-frère, Jacques BONNAFFE

« GRAND-MERE BACHELOT a parlé. Il faut se couvrir, se couvrir dit-elle. Et craindre les interactions sociales, celles qui accompagnent inévitablement les sorties, au cinéma par exemple, alors que dans les galeries marchandes, aux rayons cosmétiques ou légumes frais, on va faire ses courses prudemment et on rentre tout de suite tout de suite, en évitant de se toucher-coller dans les files. On y va seul c’est connu, alors que musées cinés théâtres on s’y retrouve en groupes ( ah bon ?), on stationne, devant les édifices et dans les halls près des buvettes (fermées faut-il le rappeler?), on discute, on poireaute. On pratique des interactions sociales, comme on a pu ne pas le constater pendant l’embellie septembre/octobre, où chacun rentrait chez soi après le film. On aime sortir au théâtre (et autres lieux) pour éviter une autre interaction justement, celle que nous impose le télétravail, les campagnes d’information, la radio les images en séries et sous conditionnement commercial, publicitaire ou pédagogique. Je vais au théâtre pour m’y retrouver, oui être en état d’admiration partagée et désaccordée, oui j’y trouve le droit de penser librement, pas en état de surveillance, ou sous prescription. J’y quitte mes peurs et surtout mes professeurs d’anxiété. Roselyne écarlate nous rassure en disant qu’elle en a parlé au ministre de la santé, hier encore dit-elle, il comprend lui, tout ce qui nous arrive dans les secteurs de la musique, des arts en scène, des cinémas ? Et dans les poches d’inégalité territoriale, quand ici ou là l’activité pourrait reprendre, avec les précautions désormais acquises.

Cela fait un long moment qu’il y a un air d’hôpital dans nos vies, bien avant mars 2020, diktats hygiénistes, normes inadaptées, redoublées triplées et ces emballages et ces enrobages, ces blanchiments généralisés, javellisation du regard jusqu’aux ports maritimes ou fluviaux devenus ports de plaisance, uniformément blancs. Jusqu’au sport qu’on pensait multicolore, les joueurs se présentent comme des boites à pharmacie, entrainement médicalisé bien sûr. Ils paraissent extérieurement plus androïdes qu’humains. Voyez ce qu’est devenu un corps de rugbyman pro, c’est de la belle carrosserie,
une surface d’annonce marquetée, on croit rêver. La culture n’a pas fait sa mutation sanitaire, c’est cela que veut lui imposer notre nouvelle ministre de la santé de la culture. Pour qu’enfin il n’y ait que des choses propres. Et de la télé, contrôlable, et bien conne comme Culture box. Elle a fait carrière dans les chaines de divertissement comme dans la santé, Roselyne. Ce qui nous a le plus inquiété ce matin c’est que visiblement, il faut qu’elle se repose. »

Et à Douai, en ces temps singuliers, comment se mobilise-t-on pour soutenir la Culture qui  » ne s’hérite pas mais se conquiert  » ? quelles sont les manifestations de soutien actif aux structures et intermittents du spectacle étant envisagées ?

EN 2021, RIEN NE DEVRA ETRE PLUS CONTAGIEUX QUE LA SOLIDARITE !

En ce début 2021, quel est l’état des lieux de notre société dont les plus vulnérables font les frais ?

Comment aider les plus vulnérables d’entre nous à affronter les difficultés qui les attendent, pour qu’ils résistent à l’absence d’espoir de ces temps contemporains, comment leur permettre de prendre leur place et de se prendre en main dans un monde désenchanté, au lieu qu’ils ne s’engouffrent dans le cycle nihiliste du « no future, no limits » ?

Le monde dans lequel nous vivons, celui de nos pays riches, est comme ce fruit tentant qui contient en son cœur le ver qui le pourrit : un ver nommé Marché, croissance, mondialisation, ces mots magiques qui mènent le monde, qui promettent et promeuvent le bonheur à portée de consommation, mais qui impliquent prédation, surexploitation, gaspillage, jusqu’à ce que la planète s’embrase.

Vous n’avez d’ailleurs qu’à lire les panneaux municipaux en entrée de ville de Douai « Faites vous  PLAISIR, ACHETEZ local ».

Dans sa définition, le plaisir désigne la satisfaction immédiate d’un désir alors qu’aujourd’hui, pour nombre d’entre nous, l’achat se réduit à la recherche de réponse à un besoin primaire !!!

Nous étions jusque-là spectateurs et acteurs d’une pièce qui se jouait sur la scène mondiale, avec ses couacs, ses crises, mais un arrêt sur image nous a plongés dans un état de sidération, un état de marasme, sans issue de secours.

La Covid 19 a mis le projecteur sur ce que nous ne voulions pas voir, est devenue la représentante d’une civilisation malade d’un néolibéralisme effréné, appelé aujourd’hui ultralibéralisme.

Misères économique, sociale, culturelle, écologique, politique participent de la misère psychique.

Les plus fragiles d’entre nous sont le symptôme d’un échec sociétal, naufragés psychiques de la déliaison sociale.

Les enfants les plus à la dérive sont fascinés par la brillance des miroirs aux alouettes. Ils sont ces papillons qui se brûlent aux lumières du monde dans une fuite en avant maniaque pour ne pas se mélancoliser dans le faisceau des ténèbres de notre temps. Du vide dépressif et mélancolique au remplissage addictif et maniaque !

Vivre avec son temps, c’est en relever les défis, c’est penser les contradictions de notre époque pour en dépasser les impasses.

Alors cessons, par exemple, de répondre positivement aux injonctions à consommer de manière outrancière !

LA MEMOIRE COURTE

Vu sur Facebook

Post de Mohamed Khéraki en date du 11 Juillet 2020 :

Élections à Douaisis Agglo hier soir…

Les groupes MENID et ALLIANCE inféodés à Christian POIRET ont non seulement rompu le consensus dans cette noble assemblée mais ils ont en plus cru bon de faire élire aux postes de vice présidents 2 malheureux candidats à l’élection municipale d’Auby et Douai….

Notre groupe uni ‘Douaisis Solidarité Écologie ´ porte un nouveau projet pour le douaisis qui souffre, un projet alternatif ! Une nouvelle vision pour notre beau territoire qui a besoin de femmes et d’hommes investis et engagés. Notre groupe sera utile et constructif durant ce mandat qui débute et sera vigilant sur les orientations prises par la majorité

Il est vrai que ce Mr sait de quoi il parle … pour avoir rompu son engagement, à l’encontre de ses colistiers, dès le soir du 2nd tour des élections municipales de 2014, peut-être même antérieurement !

MOBILISATION DU 16 JUIN 2020

L’issue du « Ségur de l’Hôpital » est prévisible,

Confier cette mission à Nicole NOTAT est, en elle-même, parlante.

En effet, que pouvons-nous, soignants comme usagers, attendre de l’ex secrétaire de la C.F.D.T., s’étant positionnée en annexe « sociale » du M.E.D.E.F., qui a soutenu la Réforme des Retraites présentée par Alain JUPPE ?

Nul besoin de consulter une boule de cristal pour comprendre que les ministres aux commandes risquent de souffrir d’un trouble mnésique quant aux éphémères propos relatifs à « l’héroïsation des soignants ».

La priorité actuelle n’est-elle pas de reprendre le cours de la mise en œuvre du plan « Santé 2022 », partiellement et temporairement suspendue par le COVID ?… la fermeture programmée de lits se poursuit actuellement dans plusieurs hôpitaux…

Le système hospitalier public est victime des pratiques néolibérales dont le facteur constant est la recherche de baisse des dépenses publiques et l’ouverture à la concurrence.

Lors du 70 ème anniversaire de la Journée Mondiale de la Santé, le député communiste Alain BRUNEEL avait mobilisé plus de 600 personnes sur cette thématique.

Qu’en sera-t-il ce 16 juin 2020 (rassemblement prévu dès 12h30 au Centre Hospitalier de Dechy )?

Que feront Mme CRAEYE, Mr CHEREAU, Mr FRANCOIS, absents jusqu’alors ?

Les paris sont ouverts…Campagne électorale oblige…

15EME ANNIVERSAIRE DU JOUR OU LA FRANCE A DIT NON

Le 29 mai 2005, à la grande stupeur des lobbys financiers et des éditorialistes chavirés, la démocratie parla : 55% des Français – dont 80% d’ouvriers, et la majorité du bassin minier – votèrent NON au projet d’une constitution européenne ultralibérale soumise à referendum. Première victoire populaire après vingt ans d’austérité, elle enraya la politique antisociale de l’Union Européenne, celle du dumping social, de la concurrence généralisée et du néo-libéralisme.

Tout fut bon pour conjurer l’alternative politique qu’elle ouvrait. Les partisans du « non » furent caricaturés à loisir : « beaufs », « souverainistes », « xénophobes » ; il fallut à grand prix concilier les « non » et les « oui » de gauche. Trois ans plus tard, le Congrès des députés et des sénateurs ne trouvera pourtant à ratifier le Traité de Lisbonne que par la petite porte. Un coup d’Etat démocratique qui a encore creusé la défiance profonde du peuple à l’encontre des élus, et a fait le lit du populisme.

À l’heure où l’Union européenne a montré sa faillite totale dans la crise épidémique, reposons publiquement la question européenne et la question « sociale » dans notre pays et dans le concert européen et mondial.

Promue par le traité et les directives européennes, la « concurrence libre et non faussée » légitima la mise à mort programmée des services publics, et la succession des privatisations, dont la crise du COVID-19 montre aujourd’hui tous les terribles effets.

Pour reprendre l’exemple bien actuel de l’Hôpital, rappelons la réduction des moyens et des effectifs, la réforme austéritaire de l’hôpital public… et le subventionnement du secteur hospitalier privé ( cliniques, EHPAD..) par le financement public. Si la Commission européenne a demandé plus de vingt fois aux États européens de baisser leurs dépenses en matière de santé ces dernières années, elle n’a témoigné d’aucune solidarité pour le Covid-19 : merci à Cuba, la Chine, la Russie et le Venezuela !

La désindustrialisation (23% du PIB avant l’euro et 12% aujourd’hui) les délocalisations, le chômage ( plus de 6 millions privés d’emploi )… pour mettre en œuvre la construction d’un grand marché libre sans frontières pour le capital et les marchandises. À la destruction des conquêtes sociales et démocratiques du Conseil National de la Résistance s’ajoutent les atteintes aux libertés publiques (dont ont eu à souffrir migrants, manifestants et gilets jaunes… ) et le détricotage du droit du travail.

Mais le NON du 29 mai n’est pas mort.

Seul l’engagement aujourd’hui du plus grand nombre, sur tous les fronts : résistants de tous horizons, syndicalistes, militants politiques et associatifs, citoyens, gilets jaunes, … pourra remettre en cause l’euro-mondialisation et ses méfaits, construire des coopérations fraternelles et avantageuses entre peuples souverains.

C’est une exigence indispensable pour conduire la France vers de nouveaux « jours heureux » et non vers les ombres du repli xénophobe et de la misère sociale. Il faut plus qu’un énième « plan B », « tournant social » de l’Europe dont la crise grecque a montré l’inanité. Oui à un FREXIT de gauche : sortie de l’Union Européenne, de l’Euro, du pacte de stabilité et de l’OTAN.

Odile HAGE

ON NE VOUS DIT PAS TOUT !

Il était une fois, dans une contrée lointaine (ou pas), un personnage que certains surnommaient Milord (au regard des oripeaux dont il était soucieux de se parer) alors que d’autres, sans doute plus avertis, avaient recours à Médor (tellement insécurisé qu’il éprouve, en permanence, le besoin de s’accrocher à son maître … à penser… que dis-je, de s’y agripper par crainte d’être, de lui, ignoré, pire abandonné).

Tantôt, ce bien étrange personnage s’apparentait à un vantard, déclamant à qui voulait bien l’écouter qu’il avait pris la parole lors de manifestations publiques… mais les participants à celles-ci, de lui, n’avaient jamais ouï le son de sa voix et les Procès Verbaux évoquaient son arrivée tardive, voire son absence.

D’autres fois, il adoptait un rôle totalement opposé et surfait sur la corde du misérabilisme… prétextant une absence de moyens, comme invoquant, fréquemment, la maladie (ou comment les maux existent en lieu et place des mots!)… ce qui ne pouvait pas l’autoriser, dès lors, à prendre du bon temps.

Mais, sauf à pouvoir prétendre à un don d’ubiquité, comment pouvoir être soit disant dans le Sud de la France et, de manière concomitante, aux Etats Unis (l’informatique est toujours susceptible de vous trahir, les photos largement diffusées auprès des collègues de travail également…) ?

Quelle naïveté face aux moyens high tech d’aujourd’hui ! Quel art inachevé du mensonge !

Observez-le bien… quand il est en représentation, ce personnage pianote, sans cesse, sur son téléphone, tellement envahi et préoccupé par ce qui n’est pas l’ici-maintenant, ayant beaucoup mieux à faire.

Suiviste et dévot, il ne peut que s’affilier à son mentor, au « Lider Maximo » du moment, au pseudo puissant de l’heure !

Si vous croisez un personnage qui court… sans doute pour parvenir à ses fins, soit à un « petit fauteuil »… c’est bien lui mais, même si vous cherchez à le rattraper, à le mettre devant ses contradictions, il fuit !

Je sais bien que Boris Vian a écrit « Fuir, c’est bon pour les robinets » mais, face à la règle, il existe toujours des exceptions et il en est une.

Ce personnage ne se déplace jamais seul, toujours en bande et préférentiellement ou exclusivement pour se rendre aux manifestations susceptibles de le mettre sous les feux de la rampe.

Sinon quel en serait l’intérêt ?

Pour s’asseoir, ne serait-ce que sur un strapontin, cet étrange mais trop bien prévisible personnage ne construit pas son positionnement sur un devoir, sur une dette (a minima morale), loin s’en faut.

Mais, ce qui est préoccupant, c’est qu’au fil des années qui s’écoulent, ce curieux personnage ne dit mot, refuse le dialogue et, dès lors, impossible de constater s’il a évolué idéologiquement ou s’il a cédé de manière opportuniste… mais, la réponse, nous la possédons déjà !

Un Homme, digne de ce nom, n’est-il pas celui qui apparaît en capacité de faire valoir son point de vue et de l’argumenter, de nommer ses idéaux, ses valeurs et ses convictions ?

Il nous fait rire… d’ailleurs, comme l’a écrit Erasme, philosophe néerlandais ayant notamment écrit Louange de la sottise, « les rois recherchent les fous (du roi) bien davantage que les sages dès lors que les fous (du roi) sont en quête de flatterie par ostentation ».

Mais un tel personnage nous fait toutefois rire jaune car, selon l’expression usitée par Paul Magnette, personnage politique belge, membre du Parti Socialiste, « qui a trahi un jour, trahira toujours ! ».

Méfiez vous de ce qu’il énonce aujourd’hui… demain, pour lui, est un autre jour et le socle d’autres prétendues croyances !

En effet, comment accorder confiance à ce bonimenteur, à ce personnage d’aussi peu de Foi qui affirme vouloir servir une cause. Laquelle à part la sienne sous prétexte de celle de l’autre ?

Que la révolte face à de tels personnages – nécessairement inscrits sur des listes municipales – s’exprime dans les urnes les 15 et 22 Mars prochains en bannissant les listes sur lesquelles ils figurent, jetant d’ailleurs, dès lors, sur celles-ci, le discrédit !

Ne vous laissez pas duper, vous n’êtes qu’un instrument à son service, tant est massive sa quête de bénéfices tant immédiats et primaires que secondaires !

Comme l’a écrit Hérodote, personnage grec considéré comme le 1er historien, « une multitude est sans doute plus facile à leurrer qu’un seul homme »…

Alors, individuellement, soyez vigilant et ne lui donnez pas la possibilité d’être élu !