CAMPAGNE ELECTORALE

 

La campagne est la séquence centrale de l’activité électorale, devant mettre en scène les (potentielles) compétences gestionnaires et entrepreunariales du candidat et venant sublimer, transfigurer, montrer en généralité des formes de personnalisation des enjeux de campagne.

Le degré de concurrence politique exerce nécessairement une influence sur l’intensité du travail électoral à fournir.

Certains, déjà en place, sont persuadés que le statut occupé dans l’espace social les dispensent de justifier leur candidature et d’entreprendre un travail de conviction mais ce sont la trajectoire sociale et l’expérience professionnelle des acteurs politiques – hors tout conflit d’intérêt et de valeur – qui possèdent un poids décisif quant à leur aptitude à endosser certains rôles institutionnels ou à tenter de les subvertir.

La (re)conquête du pouvoir, en période électorale, est donc une occasion extraordinaire, pour certains, de vivre leur narcissisme

Ils n’ont qu’une seule conviction : parvenir / se maintenir au pouvoir.

Mais, pour se donner bonne conscience, ils se choisissent des (pseudo) causes et, en 2020, l’Ecologie est cause commune.

Certains optent pour des causes par stratégie et certains finissent par s’y identifier.

Certes, il y en a qui, au départ, embrassent une cause parce qu’ils y croient et qu’elle correspond à des valeurs personnelles.

Mais, même dans ce cas, la dérive finit par être inévitable : au fur et à mesure que ces personnes progressent dans leur conquête du pouvoir, leurs convictions passent au 2nd rang.

Au final, ce n’est plus la cause qui compte mais la victoire.

La proximité (rhétorique du dévouement, de la médiation, de la disponibilité…) et l’attachement au territoire sont les attributs centraux et incontestés de la légitimité politique.

Mais la réalité apparaît parfois toute autre !

Une présentation trop technique de l’action publique municipale expose l’intervenant au grief de technocrate là où il doit opérer un perpétuel jeu de (dé)construction de son identité stratégique.

Le « bon » candidat serait celui qui, par un processus de sublimation, posséderait la volonté d’assouvir son narcissisme et sa mégalomanie pour le plus grand bien de l’Humanité.

Mais existe-t-il ?

Ils agissent un peu comme des enfants qui sont persuadés que le monde leur obéit / doit leur obéir.

La vision du pouvoir de ces Hommes est avant tout une preuve d’immaturité et combien un tel fonctionnement est dangereux et signe de mépris pour l’Autre, soit celui n’appartenant pas à son clan.

Les gens, dans les réunions publiques, sont là moins pour écouter que pour témoigner et la déception a, pendant les longs mois de la mandature, ouvert une béance, la fracture se creusant entre les aspirations des citoyens et les choix effectués.

Mais, ce genre de réunion attire peu, tout se passant ailleurs, sur les réseaux sociaux, dans ce flux ininterrompu de nouvelles que l’on ne peut plus appeler des infos tant elles sont formatées pour répondre à un seul objectif : attirer puis retenir l’attention.

Certains excellent en ce domaine, semblant passer davantage de temps derrière l’écran que sur le terrain… ils se reconnaîtront s’ils sont honnêtes mais… les Hommes de « peu de Foi » prospèrent, prêts à toutes les compromissions !

 

 

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