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A PROPOS DE MOI OU LES PEREGRINATIONS POLITIQUES DE FRANCOIS GUIFFARD

«  Je suis jeune, mais aux âmes bien nées? la valeur n’attend pas le nombre des années…
…désobéir n’est pas un si grand crime…

mes services présents pour le faire abolir sont plus que suffisants »

 CORNEILLE (Le Cid – 1637)

Explication de texte de / pour Mr le Professeur :

Candidat France Insoumise pour se présenter aux Législatives en 2017, F.GUIFFARD permet de faire élire le candidat L.R.E.M. Dimitri HOUBRON aux dépens du candidat communiste, successeur de Marc DOLEZ


Dédaignant, cette fois, France Insoumise pour une « liste citoyenne » aux Municipales tout en se réclamant « de gauche », malheureusement arrivé  en 4ème position, soit derrière le R.N, F.GUIFFARD accède au Conseil Municipal – dans l’opposition – de gauche…


Les élections à Douaisis Agglo lui offrent l’occasion de faire le grand écart -à droite toute cette fois-.

Membre obligé du M.E.N.I.D., groupe non inscrit mais votant à droite, le voilà promu pour représenter la ville de Douai (fi donc du Maire de Douai), adoubé par le Président POIRET..


Vous avez dit démocratie?

Douaisiens, dormez tranquilles…

Un politicien est né, génération Macron (il a d’ailleurs évoqué une fiscalité « compétitive » en parlant du budget de Douai Agglo!).

Obsolètes la droite, la gauche…

Vive l’opportunisme, le pragmatisme, pourquoi pas le carriérisme !

Signé : Un (in)soumis … rouge de honte

BRAVO ET MERCI

Un grand merci à l’équipe de la Maison des Jeunes et de la Culture de Lambres les Douai qui, en cette période de désastre généralisé sans commune mesure, a fait sienne la phrase d’Olivier PY, Directeur du festival d’Avignon selon laquelle « La CULTURE n’est pas un luxe mais un devoir impérieux ».

En effet, la MJC de Lambres nous a offert – eh oui, les artistes se produisent sans solliciter de cachet – une belle rencontre avec Jef KINO.

Jef KINO a revisité, à sa manière, certaines des chansons de Serge GAINSBOURG qu’il est parvenu à s’approprier avec chaleur et élégance.

Comme toujours, il a témoigné, au-delà de ses compétences artistiques indéniables, de sa générosité et de son amour de l’autre !

QUAND UNE FABLE FAIT ECHO A L’ACTUALITE !

 

Une Grenouille vit un Bœuf
qui lui sembla de belle taille.
Elle qui n’était pas grosse, en tout comme un œuf,
envieuse, s’étend et s’enfle et se travaille
pour égaler l’animal en grosseur,


Disant : «  Regardez bien, ma sœur, est-ce assez ?

dites-moi : n’y suis-je point encore ?
nenni

m’y voici donc ?

point du tout

m’y voilà ?
vous n’en approchez point. ».

La chétive pécore s’enfla si bien qu’elle creva.


Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :
tout Bourgeois veut bâtir comme les grands Seigneurs,
tout petit Prince a des Ambassadeurs,
tout Marquis veut avoir des Pages.

Jean de La Fontaine

(fable extraite du livre I publié en 1668)

Ce véritable apologue contre la vanité et l’ambition démesurée n’est, malheureusement, ni l’illusoire, ni l’irréel.

J’ai immédiatement songé à quelques uns de nos contemporains et vous ?

LA MEMOIRE COURTE

Vu sur Facebook

Post de Mohamed Khéraki en date du 11 Juillet 2020 :

Élections à Douaisis Agglo hier soir…

Les groupes MENID et ALLIANCE inféodés à Christian POIRET ont non seulement rompu le consensus dans cette noble assemblée mais ils ont en plus cru bon de faire élire aux postes de vice présidents 2 malheureux candidats à l’élection municipale d’Auby et Douai….

Notre groupe uni ‘Douaisis Solidarité Écologie ´ porte un nouveau projet pour le douaisis qui souffre, un projet alternatif ! Une nouvelle vision pour notre beau territoire qui a besoin de femmes et d’hommes investis et engagés. Notre groupe sera utile et constructif durant ce mandat qui débute et sera vigilant sur les orientations prises par la majorité

Il est vrai que ce Mr sait de quoi il parle … pour avoir rompu son engagement, à l’encontre de ses colistiers, dès le soir du 2nd tour des élections municipales de 2014, peut-être même antérieurement !

L’ACIDITE DE L’INDEMNITE

Auprès du grand public, la rémunération des élus (et, par extension, des gouvernants) constitue un sujet d’intérêt, de curiosité mais également de spéculation, de fantasme, voire d’hostilité à l’égard du personnel politique.

Aussi, apparaîtrait-il indispensable qu’existe une communication transparente et accessible à chacun (non exclusivement en pourcentages mais à travers le montant mensuel net calculé en euros) du cumul de toutes les indemnités des maires et que ces mêmes indemnités soient rendues publiques et ce, d’autant plus que les mandataires publics sont rémunérés par des budgets publics.

La professionnalisation politique, au sens wébérien de « vivre de la politique », ne peut qu’aboutir à de tels questionnements légitimes pour chacun des citoyens que nous sommes.

Ainsi, au « jeu » des calculs, certains, via les réseaux sociaux, évoquent, pour le Maire de Douai, en 2014, des indemnités à hauteur de 2484,81 € pour, suite à la délibération votée à l’unanimité de sa majorité alors que les 3 groupes d’opposition ont voté contre, que celles-ci s’élèvent dorénavant à 4978,43 €.

Si les données sont erronées, il serait intéressant d’avoir accès à celles auxquelles il y a lieu de se fier…

Si cette augmentation est certes légalement autorisée, n’y a-t-il pas, en cette période de crise sanitaire et sociale d’une rare ampleur, face aux douaisiens qui ont perdu leur emploi et dont la situation est davantage précarisée, aux commerçants qui ont fermé définitivement leur porte … , une certaine indécence ?

Dès lors, quel est le fondement d’un tel choix ?

Etonnant que les élus P.C.F. n’aient pas réagi et que ce soit l’opposition, toute tendance confondue, qui ait dû (d)énoncer un tel positionnement  !!!

Brigitte BONNAFFE

ET APRES ?

Cette pandémie est-elle vraiment derrière nous ? Encore devant nous ? Voire en nous ?

Les conséquences aux niveaux économique et social prennent, aujourd’hui, le pas sur la menace sanitaire : sécurité des emplois menacée face à la baisse des activités mais aussi aggravation des vulnérabilités, des inégalités, de la précarité.

Et ce, au point que nombreux sont ceux qui occultent les gestes barrières pourtant toujours d’actualité, que certains, bien imprudents, autorisent des regroupements (fête foraine…).

La particularité d’une crise aussi singulière est qu’elle comporte au moins 2 versants : une focalisation, sorte d’effet loupe sur ce qui était déjà fragile dans nos vies actuelles mais aussi un recentrage sur ce qui nous est apparu comme essentiel et positif dans nos existences.

A distance la société dite de consommation !

L’après-crise comportera, elle aussi, 2 facettes : celle de l’espoir d’un renouveau, d’une prise de conscience de nos égarements individuels et collectifs mais aussi celle de la crainte d’une précipitation et d’une aggravation des vulnérabilités propres à nos sociétés dont l’individualisme (qui a pu être renforcé par la distanciation physique et qui aura été tout autant une menace, une source de souffrance qu’un acte d’altruisme).

Cette crise servira certainement de catalyseur pour de prochaines réflexions, certaines actions et, espérons-le, pour certaines formes de révolution dans notre manière d’appréhender le monde et le vivre ensemble.

Cette période sanitaire inédite dont chacun voudrait oublier, voire gommer l’omniprésence, nous amènera, souhaitons-le, non pas à reprendre simplement le cours antérieur des choses mais à apprendre véritablement et durablement de nos expériences.

L’État devra repenser ses équilibres et renforcer son système de santé si, comme Marcel GAUCHET, philosophe et historien français, il estime que « la qualité de la vie dépend plus des équipements collectifs que des revenus individuels » (Entretien au Figaro en date du 25 mars 2020).

Cette crise inédite et traumatique amènera-t-elle des changements profonds ou le calme après la tempête verra-t-il le principe de répétition reprendre ses droits ?

RESULTATS EN TROMPE L’OEIL, MAIRES AU RABAIS ( titre emprunté à Sébastien GROB – Marianne du 29/6/2020)

Pour qui prête attention aux dimensions théâtrales de la REPRESENTATION POLITIQUE, un sujet extrêmement digne d’intérêt concerne les tensions ne manquant pas de surgir entre l’exigence d’afficher une relative éminence et la nécessité de ne pas se couper outre mesure de ceux que l’on est censé représenter.

D’un certain point de vue, ne serait-ce que pour apparaître « à la hauteur » face à des acteurs porte-parole d’entités, intérêts ou groupes sociaux, il est indispensable de manifester quelque prestance.

D’un autre côté, toutefois, ceci ne saurait se faire au détriment de nécessaires affirmations de proximité envers les représentés.

L’acceptation des limites personnelles permet de dégager les ressources et de mettre ensemble les diversités de chacun et ainsi d’aller vers davantage de possibilités et de richesses.

Mais, cette attitude requiert de l’HUMILITE de la part de chacun comme face au scrutin de dimanche dernier et non pas de crier Victoire… face à notre véritable échec collectif, à savoir l’ampleur de la fracture sociale, générationnelle et territoriale, le manque de crédibilité apportée à la parole politique !

Ceci implique un questionnement critique permanent de notre pratique, chacun étant rendu responsable de lui-même et de l’autre dans la cocréation et pouvant alors (re)trouver, à l’intérieur de l’espace de liberté, son potentiel créatif.

La liberté doit être, pour chacun d’entre nous, un processus : il s’agit de construire la LIBERTE et non d’avoir la liberté.

C’est donc bien d’une liberté responsable qu’il s’agit.

Ainsi que l’a écrit Victor HUGO dans Les Contemplations  « Tout ce qui augmente la liberté augmente la responsabilité ».

Le MERCI apposé sur l’une des affiches (de couleur jaune soit celle qui représente, à la fois, l’or et le soufre maléfique, la trahison et la félonie!) en vient à faire figure d’incongruité tant il risque de n’être que l’élan d’argile éphémère de la reconnaissance.

En se référant au vocabulaire prosaïque des gens de métier, le latin mercedem, sentait bon l’oignon et le lard de la rétribution pour service rendu.

Ce qui vient, immédiatement, questionner les conditions de la reconnaissance de la DETTE, une dette fantasmatique qui ne pourra jamais s’acquitter et donc s’incarner dans aucune dette réelle.

Ne soyons pas naïf, le sujet recule devant la position de débiteur parce qu’elle le rend dépendant non seulement de l’absence de pouvoir personnel mais aussi du bon vouloir de celui qui l’octroie.

La frustration ne peut dès lors s’adoucir que dans la dévalorisation de l’objet et Le Renard de Jean de La Fontaine de déclarer que « les raisins sont trop verts et bons pour les goujats ».

N’oubliez jamais que la dette repose sur la constatation psychologique que celui qui donne est celui qui a la force et le pouvoir… de destituer… ou pas !

QUEL SOCLE DE LEGITIMITE ?

Comme au niveau national, une abstention massive (68, 58 %%) a sévi à Douai !

Ainsi, il est possible de traduire les 41, 3 % obtenus par la liste menée par Fréderic CHEREAU, rapportés au taux d’absentéïsme, par le fait que moins d’ 1 citoyen électeur sur 10 a voté pour lui (soit 8, 48 %). .

Il en est d’ailleurs de même pour les listes menées par Coline CRAEYE, Thibaut FRANCOIS et François GUIFFARD.

Les élections sont susceptibles aussi d’être éclairées par les effets de l’« offre électorale », qui met l’accent sur les programmes ou sur les règles du jeu, particulièrement celles du système électoral, qui canalisent les comportements tant des politiques que de la population.

Sur le plan conceptuel, on pourrait élargir le propos et appliquer à l’électeur la célèbre typologie de Max Weber et distinguer ainsi l’électeur rationnel par rapport à des buts (le stratège), par rapport à des valeurs (le kantien), l’électeur affectif (qui se définit par ses sentiments) et l’électeur traditionnel (le conformiste).

Les votes désinvestis étaient déjà des votes sans illusion mais, aujourd’hui, des votes investis peuvent être des votes sans illusion.

En effet, un vote investi, c’est le fait d’accorder de l’importance à son vote, d’y réfléchir à l’avance, de peser le pour ou le contre.

Un vote désinvesti, c’est un vote décidé au dernier moment, surtout pour accomplir son devoir électoral mais sans réelle conviction et, surtout, sans y accorder beaucoup d’importance, sans en attendre grand chose.

Le glissement vers l’abstention peut être rapide…

Chez les abstentionnistes, au-delà de la référence trop simple à l’impact de la crise sanitaire, il y a lieu d’établir une distinction entre « abstentionnistes dans le jeu politique » et « hors jeu » tout en observant, chez certains d’entre eux, un « paradoxe démocratique » : le retrait de la scène électorale mais une relative implication et un sens de l’intérêt général. 

Ensuite, les mésalliances démobilisent comme le P.S. allié à la Droite contre le P.C. à Seclin, L.F.I. alliée à la Droite à Haumont…

Est-ce de la « cuisine opportuniste » ? sont-ce des « accords baroques » ?

Maintenant, des promesses (issues des différents groupes qui siégeront au Conseil Municipal) aux actes !

VIGILANCE DE FIN DE CAMPAGNE

Le jeu des vaines polémiques, des propositions de circonstances, des postures artificielles, des phrases grandiloquentes, quand ce n’est pas la recherche de boucs émissaires, et enfin des discours stupéfiants d’autoglorification et d’autopromotion des candidats est momentanément suspendu.

Loin d’être le moment d’un réel éclaircissement des enjeux majeurs pour la ville, cette campagne s’est plutôt apparenté à celui de leur occultation par des débats et des prises de position partiellement / totalement fabriquées pour attirer la sympathie de telle ou telle partie de l’électorat.

La ville, cet espace public est certes composé d’une entité physique, matérielle mais également d’une entité conceptuelle, sensible, « imaginaire » dans le sens où elle est liée aussi à l’image mentale que chacun s’en forge.

Mais, quel candidat a pris en compte cette dimension ?

Qui a nommé les méthodes auxquelles il aura recours pour faire émerger des projets : démocratie ou pédagogie participative ?

Soyons vigilants, la nuance est essentielle !

EXISTE-T-IL, DANS LEUR PROGRAMME, DES INITIATIVES AU-DELA DU COVID ?

 

Existe-t-il, dans leur programme, des initiatives au-delà du COVID ?

Qui, selon vous, est parvenu à faire société autour de valeurs de solidarité et d’entraide, fidèles à leur engagement pour un modèle de développement donnant toute sa place et sa valeur à la vie humaine, aux territoires et à leurs populations, plutôt qu’aux flux mondialisés générés par le capitalisme dans sa fuite en avant ?

Qui propose, authentiquement, un nouveau modèle de développement axé sur la proximité et la gouvernance démocratique, des services publics outillés et dotés de moyens pour servir l’intérêt général, d’un maillage vigoureux du tissu associatif, mutualiste, coopératif ?

Qui suggère de créer une « mutuelle communale de santé », dispositif permettant à la commune de négocier, auprès d’un assureur, des conditions tarifaires nettement plus compétitives que celles généralement proposées, l’idée étant d’améliorer l’accès aux soins et de renforcer la solidarité des habitants de la commune ?

Qui fait référence à la notion de « bien commun », c’est-à-dire une ressource matérielle ou immatérielle (une forêt, une rivière, un logiciel, l’accès aux soins, etc.), ressource qui est partagée et gérée par une communauté, selon des règles qui pérennisent la ressource et en assurent l’usage et l’accès tant aux membres de la communauté qu’à ceux qui ne le sont pas ?

Qui a pensé un dispositif, une structure attractive pour des médecins que la population douaisienne réclame sans succès jusqu’alors ?

Qui, depuis déjà de très nombreux mois, est conscient de cet enjeu et en fait un combat «Alors que la montée de la précarité et des souffrances sociales née de décennies de politiques néolibérales conduit une part croissante de la population à trouver refuge dans des services hospitaliers sous tension, l’hôpital se trouve devoir résister aussi bien aux manquements de la médecine de ville qu’à la concurrence de cliniques privées largement dispensées des obligations de service public. À l’heure où les mobilisations pour le défendre s’intensifient, un débat s’impose sur les missions de l’hôpital et les moyens qui lui sont accordés » ? (cf. La Casse du Siècle par P.A.JUVEN, F.PIERRU et F.VINCENT).

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