8 MARS 2017 : JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES DANS UN MONDE DU TRAVAIL EN EVOLUTION

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Le monde du travail change et chacun d’entre nous doit faire face à la mondialisation comme à la révolution technologique et numérique.

Toute réforme du Code du Travail devrait se donner, pour objectif 1er, de faire, enfin, de l’égalité, une réalité et de favoriser la pleine réalisation du potentiel des Femmes.

Or, la loi El Khomri ne vise certes pas explicitement une dégradation de la situation de la Femme au travail mais aura un impact négatif sur elle, comportant un risque de discrimination indirecte.

A l’échelle mondiale, l’écart salarial entre Homme et Femme se situe à 24 %  et, en matière d’inégalité salariale,la France se positionne à la 132ème place sur 145 pays !

La loi El Khomri repose sur l’inversion des normes et fait systématiquement primer les accords d’entreprise sur les accords de branche. Ce principe est fondamentalement nuisible à la lutte pour l’égalité professionnelle.

Les Femmes sont plus nombreuses dans les T.P.E. / P.M.E. , le commerce, l’aide à domicile … soit des lieux où il existe moins d’implantations syndicales donc moins de possibilités de négocier et de se mobiliser.

Par ailleurs, le temps de travail est le 1er facteur discriminant pour les Femmes qui effectuent toujours 80 % des tâches domestiques et c’est également 80 % des Femmes qui sont des salariés à temps partiel disposant d’un salaire et d’une protection sociale partielle mais devant faire face à une flexibilité comme à des amplitudes horaires conséquentes.

La loi augmente les durées maximales de travail, notamment pour les cadres et renforce la possibilité, pour l’employeur, de modifier de façon unilatérale horaires et temps de travail. Les délais de prévenance, en cas de changement d’horaires, peuvent être réduits à 3 jours au lieu de 7  et, pour toutes celles qui ne pourront pas s’adapter, les modalités de licenciement seront simplifiées.

Pour les salariés à temps partiel, choix délibérés ou contraints de nombreuses Femmes, c’est donc la double peine : un salaire partiel, une précarité maximale.

 

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