Archives mensuelles : juillet 2020

SYSTEMIE ET Cie

« Je ne crois pas que les parents sont cruels et les enfants impuissants ou que les maris sont logiques et les épouses émotives ou que les mères sont sensibles et que les pères ne le sont pas.

Je vois une mosaïque, un puzzle dans lequel chaque soi individuel définit les autres et le tout définit le soi comme un tableau d’ESCHER dans lequel la fin est aussi le début.

Les parties enrichissent le tout et le tout enrichit les parties ».

Salvador MINUCHIN

thérapeute familial argentin

 

« Tout individu est confronté à 2 exigences tout aussi contradictoires que complémentaires, l’exigence d’être stable et celle de changer.

La stabilité qui exclurait tout changement représenterait la mort de l’esprit.

Le changement qui ne ferait pas renaître une stabilité, marquerait la fin de tout esprit ».

Philippe CAILLE

psychiatre, thérapeute de couple et de famille

LA PERSISTANCE DE LA MEMOIRE – SALVADOR DALI (1931)

Les souvenirs, à l’image de ces montres, se déforment pour devenir des choses molles, malléables où le temps ne compte plus.

En 1935, Maxime GORKI lance une idée, une demande à tous les écrivains du monde, à savoir décrire un jour, le même jour dans l’année, le 27 septembre…

Le résultat, je l’ignore mais cette sollicitation me conduit à une certaine réflexion sur le Temps tel que vécu, tel que restitué.

Comment le temps résonne en / pour chacun d’entre nous ?

Résonne comme sonne une pendule qui marque la succession des heures ?

Ce sont les années qui sonnent au cours des pages, les unes après les autres. Sonnent des coups qui, à la différence de ceux des horloges, n’ont ni le même son, ni peut-être le même rythme, mais sonnent pour avertir que, selon les découpes communément admises, le temps a passé, un certain temps, un temps qui compte la vie, les vies, de soi-même et des autres, un temps auquel nul n’échappe.

Il y a du même et de l’autre dans ce temps-là : le même des 365 jours commençant et finissant répétitivement, l’autre du changement des êtres et des choses au fur et à mesure que passent les années.

Il y a aussi un manque : le manque de tout ce qui arrive pendant les autres 364 jours de l’année, lesquels ne figurent qu’à travers des allusions : les relations qu’ils ont, ces jours-là, avec le 27 septembre sur lequel ils ont choisi de discourir…

Mais aussi lecture stimulante, qui apprend à retenir dans l’innombrable des événements rapportés, grands et petits, le battement régulier de vie à travers préoccupations, soucis, joies – une durée personnelle à travers le foisonnement général.

Tout moment vécu a sa valeur, une valeur absolue, en quelque sorte, qui lui vient, non de son apparente importance, de son indexation en bon ou mauvais, en fort ou faible, mais du fait qu’il appartient à la vie, qu’il la manifeste, qu’il en témoigne.

Et que tout moment, même le plus ordinaire, possède un « potentiel narratif » !

Alors à vos plumes ou claviers si vous le souhaitez… pour vous même… pour les autres…

RIMBAUD ENFANT ET ADOLESCENT

La vie et l’œuvre d’Arthur Rimbaud, une vie gouvernée par le traumatisme de l’enfance, la passion et la sexualité est paradigmatique d’une adolescence remplie de violence et de souffrance.

Arthur Rimbaud, célèbre jeune homme, maudit par lui-même, dissident et révolté, fait rimer, en effet, dans sa vie comme dans sa création esthétique et poétique l’adolescence à la violence et à la souffrance.

Tout au long de ses productions, il n’a cessé d’évoquer ses « souffrances » qui sont, écrit-il, « énormes, mais il faut être fort » pour échapper au désespoir et à l’autodestruction directe et radicale.

Arthur Rimbaud n’a que 6 ans lorsque son père déserte le foyer conjugal et familial.

Son enfance malheureuse dans un milieu très modeste, rigoriste et « sans chaleur », est bien narrée dans son poème en prose Enfance, qui suit directement Après le déluge, texte ouvrant le recueil des Illuminations..

L’âpre brise d’hiver qui se lamente au seuil

Souffle dans le logis son haleine morose ! …

Et là, c’est comme un nid sans plume, sans chaleur,

Où les petits ont froid, ne dorment pas, ont peur ;

Un nid que doit avoir glacé la bise amère… »

Les Étrennes des orphelins, janvier 1870

 

Rimbaud cherche à retranscrire le manque d’une enfance calmante et consolante, enfance qu’il ignore, confronté très tôt à la brutalité et à la férocité du monde qui vous « chasse » en cas de besoin.

Assurément, son enfance est dominée par la privation, l’abandon et l’excès.

Il est très tôt victime de la carence et de l’absence, d’être « sans parents », victime d’un père rejetant et abandonnant et d’une mère froide et autoritaire, insécurisante et « sans qualités ».

Le thème de l’abandon et du délaissement est prédominant dans l’œuvre de Rimbaud « Je serais bien l’enfant abandonné sur la jetée partie à la haute mer… ».

Le manque du père a été déterminant dans la vie chaotique et embrouillée du jeune poète.

Cet adolescent génial est, dans ses nombreuses pérégrinations, en perpétuelle quête du père et de sa loi.

En ce sens, même la relation amoureuse passionnelle avec Verlaine (lui aussi comme le père d’Arthur abandonnant femme et enfant) n’évoque-telle pas une représentation du lien (retrouvé) avec la figure paternelle dans un Œdipe adolescent tardif et inversé ?

L’adolescent Arthur, en manque précoce du père, n’a-t-il pas tenté de retrouver une image paternelle incestueuse en la personne de Paul Verlaine, un père-amant ?

 

Après sa renonciation à l’écriture, Rimbaud se trouve au bord de la folie. C’est la période des péripéties, des extravagances, des comportements déraisonnables et incohérents.

Il est à ce moment-là comme « habité » et « visité » par le fantôme du père sous la forme d’un fantasme d’identification qui opère comme un « visiteur du moi », image paternelle, longtemps refoulée et tenue dans le silence, qui revient à la rescousse d’un adolescent abîmé.

Ainsi, le comportement « bizarre » de l’adolescent Arthur, lorsqu’il cesse la littérature pour partir en Afrique, était déterminé par le « fantôme » paternel.

La poésie de l’adolescent Rimbaud est globalement et sans conteste celle du dégoût, de l’écœurement et du sale.

Il prône également l’illumination, la recherche d’un absolu au travers du dérèglement de tous les sens.

À ce titre, on peut lui comparer Lautréamont, adulé comme lui et Sade, par les surréalistes, et qui a su plus que lui encore créer une poésie du désespoir et de l’immonde. Arthur Rimbaud se sent victime d’une sorte de fatalité qui s’abat et qui s’acharne sans pitié sur lui, d’un destin malheureux et implacable.

Le 10 juin 1871, Rimbaud adresse une lettre à Demeny incluant Le cœur du pitre, ce nouveau titre mettant en évidence l’identité du narrateur, le pitre, c’est-à-dire le clown, l’histrion, le funambule, le saltimbanque, qui sont des allégories traditionnelles du poète.

L’adolescent Rimbaud a le sentiment d’être confiné au secret et au silence : « Voilà le mouchoir de dégoût qu’on m’a enfoncé dans la bouche. C’est bien simple » (lettre à Demeny du 28 août 1871).

Sa détresse est immense.

LE COEUR DU PITRE

Mon triste Coeur bave à la poupe,
Mon coeur est plein de caporal:
Ils y lancent des jets de soupe,
Mon triste Coeur bave à la poupe:
Sous les quolibets de la troupe
Qui pousse un rire général,
Mon triste coeur bave à la poupe,
Mon coeur est plein de caporal !

Ithyphalliques et pioupiesques,
Leurs insultes l’ont dépravé !
À la vesprée, ils font des fresques
Ithyphalliques et pioupiesques.
Ô flots abracadabrantesques
Prenez mon coeur, qu’il soit sauvé:
Ithyphalliques et pioupiesques
Leurs insultes l’ont dépravé !

Quand ils auront tari leurs chiques
Comment agir, ô coeur volé ?
Ce seront des refrains bachiques
Quand ils auront tari leurs chiques
J’aurai des sursauts stomachiques:
Si mon coeur triste est ravalé:
Quand ils auront tari leurs chiques
Comment agir, ô coeur volé ?


Juin 1871

 

A PROPOS DE MOI OU LES PEREGRINATIONS POLITIQUES DE FRANCOIS GUIFFARD

«  Je suis jeune, mais aux âmes bien nées? la valeur n’attend pas le nombre des années…
…désobéir n’est pas un si grand crime…

mes services présents pour le faire abolir sont plus que suffisants »

 CORNEILLE (Le Cid – 1637)

Explication de texte de / pour Mr le Professeur :

Candidat France Insoumise pour se présenter aux Législatives en 2017, F.GUIFFARD permet de faire élire le candidat L.R.E.M. Dimitri HOUBRON aux dépens du candidat communiste, successeur de Marc DOLEZ


Dédaignant, cette fois, France Insoumise pour une « liste citoyenne » aux Municipales tout en se réclamant « de gauche », malheureusement arrivé  en 4ème position, soit derrière le R.N, F.GUIFFARD accède au Conseil Municipal – dans l’opposition – de gauche…


Les élections à Douaisis Agglo lui offrent l’occasion de faire le grand écart -à droite toute cette fois-.

Membre obligé du M.E.N.I.D., groupe non inscrit mais votant à droite, le voilà promu pour représenter la ville de Douai (fi donc du Maire de Douai), adoubé par le Président POIRET..


Vous avez dit démocratie?

Douaisiens, dormez tranquilles…

Un politicien est né, génération Macron (il a d’ailleurs évoqué une fiscalité « compétitive » en parlant du budget de Douai Agglo!).

Obsolètes la droite, la gauche…

Vive l’opportunisme, le pragmatisme, pourquoi pas le carriérisme !

Signé : Un (in)soumis … rouge de honte

BRAVO ET MERCI

Un grand merci à l’équipe de la Maison des Jeunes et de la Culture de Lambres les Douai qui, en cette période de désastre généralisé sans commune mesure, a fait sienne la phrase d’Olivier PY, Directeur du festival d’Avignon selon laquelle « La CULTURE n’est pas un luxe mais un devoir impérieux ».

En effet, la MJC de Lambres nous a offert – eh oui, les artistes se produisent sans solliciter de cachet – une belle rencontre avec Jef KINO.

Jef KINO a revisité, à sa manière, certaines des chansons de Serge GAINSBOURG qu’il est parvenu à s’approprier avec chaleur et élégance.

Comme toujours, il a témoigné, au-delà de ses compétences artistiques indéniables, de sa générosité et de son amour de l’autre !

QUAND UNE FABLE FAIT ECHO A L’ACTUALITE !

 

Une Grenouille vit un Bœuf
qui lui sembla de belle taille.
Elle qui n’était pas grosse, en tout comme un œuf,
envieuse, s’étend et s’enfle et se travaille
pour égaler l’animal en grosseur,


Disant : «  Regardez bien, ma sœur, est-ce assez ?

dites-moi : n’y suis-je point encore ?
nenni

m’y voici donc ?

point du tout

m’y voilà ?
vous n’en approchez point. ».

La chétive pécore s’enfla si bien qu’elle creva.


Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :
tout Bourgeois veut bâtir comme les grands Seigneurs,
tout petit Prince a des Ambassadeurs,
tout Marquis veut avoir des Pages.

Jean de La Fontaine

(fable extraite du livre I publié en 1668)

Ce véritable apologue contre la vanité et l’ambition démesurée n’est, malheureusement, ni l’illusoire, ni l’irréel.

J’ai immédiatement songé à quelques uns de nos contemporains et vous ?

LA MEMOIRE COURTE

Vu sur Facebook

Post de Mohamed Khéraki en date du 11 Juillet 2020 :

Élections à Douaisis Agglo hier soir…

Les groupes MENID et ALLIANCE inféodés à Christian POIRET ont non seulement rompu le consensus dans cette noble assemblée mais ils ont en plus cru bon de faire élire aux postes de vice présidents 2 malheureux candidats à l’élection municipale d’Auby et Douai….

Notre groupe uni ‘Douaisis Solidarité Écologie ´ porte un nouveau projet pour le douaisis qui souffre, un projet alternatif ! Une nouvelle vision pour notre beau territoire qui a besoin de femmes et d’hommes investis et engagés. Notre groupe sera utile et constructif durant ce mandat qui débute et sera vigilant sur les orientations prises par la majorité

Il est vrai que ce Mr sait de quoi il parle … pour avoir rompu son engagement, à l’encontre de ses colistiers, dès le soir du 2nd tour des élections municipales de 2014, peut-être même antérieurement !

L’ACIDITE DE L’INDEMNITE

Auprès du grand public, la rémunération des élus (et, par extension, des gouvernants) constitue un sujet d’intérêt, de curiosité mais également de spéculation, de fantasme, voire d’hostilité à l’égard du personnel politique.

Aussi, apparaîtrait-il indispensable qu’existe une communication transparente et accessible à chacun (non exclusivement en pourcentages mais à travers le montant mensuel net calculé en euros) du cumul de toutes les indemnités des maires et que ces mêmes indemnités soient rendues publiques et ce, d’autant plus que les mandataires publics sont rémunérés par des budgets publics.

La professionnalisation politique, au sens wébérien de « vivre de la politique », ne peut qu’aboutir à de tels questionnements légitimes pour chacun des citoyens que nous sommes.

Ainsi, au « jeu » des calculs, certains, via les réseaux sociaux, évoquent, pour le Maire de Douai, en 2014, des indemnités à hauteur de 2484,81 € pour, suite à la délibération votée à l’unanimité de sa majorité alors que les 3 groupes d’opposition ont voté contre, que celles-ci s’élèvent dorénavant à 4978,43 €.

Si les données sont erronées, il serait intéressant d’avoir accès à celles auxquelles il y a lieu de se fier…

Si cette augmentation est certes légalement autorisée, n’y a-t-il pas, en cette période de crise sanitaire et sociale d’une rare ampleur, face aux douaisiens qui ont perdu leur emploi et dont la situation est davantage précarisée, aux commerçants qui ont fermé définitivement leur porte … , une certaine indécence ?

Dès lors, quel est le fondement d’un tel choix ?

Etonnant que les élus P.C.F. n’aient pas réagi et que ce soit l’opposition, toute tendance confondue, qui ait dû (d)énoncer un tel positionnement  !!!

Brigitte BONNAFFE

ET APRES ?

Cette pandémie est-elle vraiment derrière nous ? Encore devant nous ? Voire en nous ?

Les conséquences aux niveaux économique et social prennent, aujourd’hui, le pas sur la menace sanitaire : sécurité des emplois menacée face à la baisse des activités mais aussi aggravation des vulnérabilités, des inégalités, de la précarité.

Et ce, au point que nombreux sont ceux qui occultent les gestes barrières pourtant toujours d’actualité, que certains, bien imprudents, autorisent des regroupements (fête foraine…).

La particularité d’une crise aussi singulière est qu’elle comporte au moins 2 versants : une focalisation, sorte d’effet loupe sur ce qui était déjà fragile dans nos vies actuelles mais aussi un recentrage sur ce qui nous est apparu comme essentiel et positif dans nos existences.

A distance la société dite de consommation !

L’après-crise comportera, elle aussi, 2 facettes : celle de l’espoir d’un renouveau, d’une prise de conscience de nos égarements individuels et collectifs mais aussi celle de la crainte d’une précipitation et d’une aggravation des vulnérabilités propres à nos sociétés dont l’individualisme (qui a pu être renforcé par la distanciation physique et qui aura été tout autant une menace, une source de souffrance qu’un acte d’altruisme).

Cette crise servira certainement de catalyseur pour de prochaines réflexions, certaines actions et, espérons-le, pour certaines formes de révolution dans notre manière d’appréhender le monde et le vivre ensemble.

Cette période sanitaire inédite dont chacun voudrait oublier, voire gommer l’omniprésence, nous amènera, souhaitons-le, non pas à reprendre simplement le cours antérieur des choses mais à apprendre véritablement et durablement de nos expériences.

L’État devra repenser ses équilibres et renforcer son système de santé si, comme Marcel GAUCHET, philosophe et historien français, il estime que « la qualité de la vie dépend plus des équipements collectifs que des revenus individuels » (Entretien au Figaro en date du 25 mars 2020).

Cette crise inédite et traumatique amènera-t-elle des changements profonds ou le calme après la tempête verra-t-il le principe de répétition reprendre ses droits ?

RESULTATS EN TROMPE L’OEIL, MAIRES AU RABAIS ( titre emprunté à Sébastien GROB – Marianne du 29/6/2020)

Pour qui prête attention aux dimensions théâtrales de la REPRESENTATION POLITIQUE, un sujet extrêmement digne d’intérêt concerne les tensions ne manquant pas de surgir entre l’exigence d’afficher une relative éminence et la nécessité de ne pas se couper outre mesure de ceux que l’on est censé représenter.

D’un certain point de vue, ne serait-ce que pour apparaître « à la hauteur » face à des acteurs porte-parole d’entités, intérêts ou groupes sociaux, il est indispensable de manifester quelque prestance.

D’un autre côté, toutefois, ceci ne saurait se faire au détriment de nécessaires affirmations de proximité envers les représentés.

L’acceptation des limites personnelles permet de dégager les ressources et de mettre ensemble les diversités de chacun et ainsi d’aller vers davantage de possibilités et de richesses.

Mais, cette attitude requiert de l’HUMILITE de la part de chacun comme face au scrutin de dimanche dernier et non pas de crier Victoire… face à notre véritable échec collectif, à savoir l’ampleur de la fracture sociale, générationnelle et territoriale, le manque de crédibilité apportée à la parole politique !

Ceci implique un questionnement critique permanent de notre pratique, chacun étant rendu responsable de lui-même et de l’autre dans la cocréation et pouvant alors (re)trouver, à l’intérieur de l’espace de liberté, son potentiel créatif.

La liberté doit être, pour chacun d’entre nous, un processus : il s’agit de construire la LIBERTE et non d’avoir la liberté.

C’est donc bien d’une liberté responsable qu’il s’agit.

Ainsi que l’a écrit Victor HUGO dans Les Contemplations  « Tout ce qui augmente la liberté augmente la responsabilité ».

Le MERCI apposé sur l’une des affiches (de couleur jaune soit celle qui représente, à la fois, l’or et le soufre maléfique, la trahison et la félonie!) en vient à faire figure d’incongruité tant il risque de n’être que l’élan d’argile éphémère de la reconnaissance.

En se référant au vocabulaire prosaïque des gens de métier, le latin mercedem, sentait bon l’oignon et le lard de la rétribution pour service rendu.

Ce qui vient, immédiatement, questionner les conditions de la reconnaissance de la DETTE, une dette fantasmatique qui ne pourra jamais s’acquitter et donc s’incarner dans aucune dette réelle.

Ne soyons pas naïf, le sujet recule devant la position de débiteur parce qu’elle le rend dépendant non seulement de l’absence de pouvoir personnel mais aussi du bon vouloir de celui qui l’octroie.

La frustration ne peut dès lors s’adoucir que dans la dévalorisation de l’objet et Le Renard de Jean de La Fontaine de déclarer que « les raisins sont trop verts et bons pour les goujats ».

N’oubliez jamais que la dette repose sur la constatation psychologique que celui qui donne est celui qui a la force et le pouvoir… de destituer… ou pas !