Archives mensuelles : janvier 2020

LES ETRENNES DES ORPHELINS (publié le 2 Janvier 1870) – ARTHUR RIMBAUD

Pauvre RIMBAUD tant de fois cité hier lors de la Cérémonie des Voeux du 26 Janvier 2020 !

En ayant recours à une sonorité ne pouvant pas nous impressionner,

à travers des extraits ne rendant nullement compte du cheminement de ta pensée,

se devant de servir la parole d’un Autre (mais, il est vrai « JE EST UN AUTRE »)

Tes mots ont surgi et fleuri comme un éventail de branches arrachées, comme des avatars

Le monde tanguait tel un « BATEAU IVRE » perdant pied avec l’immanence du monde, avec la vraie vie au point de mettre à l’honneur, par exemple, 2 Chefs de service du Centre Hospitalier de Douai sans faire référence, à aucun moment, aux conditions déplorables du personnel soignant…

Chacun le sait : l’imagination poétique est fréquemment reconnue « coupable » d’enchanter la réalité, de la rendre méconnaissable… à force de symétries, d’échos, de cadences harmonieuses

Notre Monde est-il si parfait que nous n’aurions plus qu’à le célébrer ?

L’EMPATHIE NE SE DECRETE PAS !

L’Empathie ne se décrète pas, elle est ou elle n’est pas !

Elle ne peut, en aucun cas, être revendiquée par celui qui affirme en faire preuve.

Elle se définit par la réciprocité.

Une nuit, un rêve vous réveillera peut-être : une voix vous dira qu’elle va vous apprendre à regarder les gens dans les yeux.

Il faudra alors abandonner la crainte que cette intrusion de l’Autre dans votre champ scopique soit susceptible de faire surgir la question de ce que me veut l’Autre.

Une nuit, un rêve vous réveillera peut-être : une voix vous dira qu’elle va vous apprendre à vous adresser aux gens autrement que par un rituel « bonjour, ça va ? » n’attendant nulle réponse et renvoyant l’Autre dans l’anonymat.

Mais, ce rêve ne sera pas : votre absence de médiation à travers le recours à des interactions émotionnelles et motrices vous sied, vous permettant de nier l’existence de l’Autre.

Dès lors, devient beaucoup plus compréhensible le fait que vous vous souciez si peu de la question de l’exclusion de l’Autre du lien social.

 

MIEUX VAUT ETRE SEUL QUE MAL ACCOMPAGNE disait, au XVème siècle, Pierre Gringoire

 

S’intituler de gauche quand on ne fait pas une politique de gauche, ne suffit pas pour être de gauche !

Ainsi qu’en a-t-il été de la justice sociale au cours de cette mandature ?

Comment est-il possible d’affirmer, lors d’une Conférence de presse à laquelle nous n’avons pas été conviés (délibérément?) et au cours de laquelle nous aurions pu (d)énoncer les pratiques et choix politiques retenus au cours de ces 6 ans, que « le bilan de F.CHEREAU est satisfaisant » ?

Du passé (encore récent, voire actuel) faisons donc table rase !

Le sort de la population doit primer sur toute autre considération et c’est notamment à cela que l’on reconnaît « la gauche de la gauche ».

Il s’agit d’affirmer et de décliner une politique de priorité du collectif sur le pouvoir personnel.

Compter sur le P.S., c’est compter sur les promoteurs d’une politique de droite sur l’Europe, bradant les services publics, ayant produit, en date du 6 août 2015, la Loi pour la croissance et l’activité dite Loi Macron puis, en date du 8 août 2016, la Loi Travail dite Loi El Khomri qui, à travers les accords d’entreprise, permettent de déroger aux accords de branches en matière de temps de travail, d’heures supplémentaires ou de congés…

La C.G.T. n’a-t-elle pas combattu de telles Lois ?

On ne peut prétendre s’opposer au social-libéralisme en constitutant avec lui des majorités municipales dès le 1er tour !.

Faire liste commune, dès le 1er tour, c’est tout sauf proposer une alternative politique

Mais, avant tout, ce n’est certainement pas redonner confiance à ces millions de travailleuses et travailleurs, à ces « sans dent » tels qu’ils ont été nommés par F.Hollande (P.S.), à celles et à ceux qui, sans travail, sont plongés dans la misère et qui se tournent aujourd’hui vers l’extrême droite ou s’abstiennent aux élections.

Frappés dans leurs convictions, marqués par les difficultés de la vie, par un avenir plus qu’incertain, nombreux vont s’interroger (et le doivent) et, de fait, aller, une fois de plus, de renoncement en renoncement.

La 2nde définition du compromis est « une concession à quelque chose de négatif, de dangereux ou de désobligeant ». Cette définition indique clairement que le compromis est quelque chose d’indésirable, peut-être même de moralement mauvais.

LE COMBAT POLITIQUE A , PLUS QUE JAMAIS, BESOIN DE CLARTE !

En 2015, Mm Véronique Vasseur publiait un livre intitulé « Un panier de crabes », relatant sa cruelle désillusion quant au monde politique, aux côtes de Jacques Toubon.

Aujourd’hui, sans prétention aucune, sans autre intention que d’exprimer ma perception des évènements, j’aurais pu intituler ces quelques lignes « De la trahison à la Compromission ».

Brigitte BONNAFFE

CAMPAGNE ELECTORALE

 

La campagne est la séquence centrale de l’activité électorale, devant mettre en scène les (potentielles) compétences gestionnaires et entrepreunariales du candidat et venant sublimer, transfigurer, montrer en généralité des formes de personnalisation des enjeux de campagne.

Le degré de concurrence politique exerce nécessairement une influence sur l’intensité du travail électoral à fournir.

Certains, déjà en place, sont persuadés que le statut occupé dans l’espace social les dispensent de justifier leur candidature et d’entreprendre un travail de conviction mais ce sont la trajectoire sociale et l’expérience professionnelle des acteurs politiques – hors tout conflit d’intérêt et de valeur – qui possèdent un poids décisif quant à leur aptitude à endosser certains rôles institutionnels ou à tenter de les subvertir.

La (re)conquête du pouvoir, en période électorale, est donc une occasion extraordinaire, pour certains, de vivre leur narcissisme

Ils n’ont qu’une seule conviction : parvenir / se maintenir au pouvoir.

Mais, pour se donner bonne conscience, ils se choisissent des (pseudo) causes et, en 2020, l’Ecologie est cause commune.

Certains optent pour des causes par stratégie et certains finissent par s’y identifier.

Certes, il y en a qui, au départ, embrassent une cause parce qu’ils y croient et qu’elle correspond à des valeurs personnelles.

Mais, même dans ce cas, la dérive finit par être inévitable : au fur et à mesure que ces personnes progressent dans leur conquête du pouvoir, leurs convictions passent au 2nd rang.

Au final, ce n’est plus la cause qui compte mais la victoire.

La proximité (rhétorique du dévouement, de la médiation, de la disponibilité…) et l’attachement au territoire sont les attributs centraux et incontestés de la légitimité politique.

Mais la réalité apparaît parfois toute autre !

Une présentation trop technique de l’action publique municipale expose l’intervenant au grief de technocrate là où il doit opérer un perpétuel jeu de (dé)construction de son identité stratégique.

Le « bon » candidat serait celui qui, par un processus de sublimation, posséderait la volonté d’assouvir son narcissisme et sa mégalomanie pour le plus grand bien de l’Humanité.

Mais existe-t-il ?

Ils agissent un peu comme des enfants qui sont persuadés que le monde leur obéit / doit leur obéir.

La vision du pouvoir de ces Hommes est avant tout une preuve d’immaturité et combien un tel fonctionnement est dangereux et signe de mépris pour l’Autre, soit celui n’appartenant pas à son clan.

Les gens, dans les réunions publiques, sont là moins pour écouter que pour témoigner et la déception a, pendant les longs mois de la mandature, ouvert une béance, la fracture se creusant entre les aspirations des citoyens et les choix effectués.

Mais, ce genre de réunion attire peu, tout se passant ailleurs, sur les réseaux sociaux, dans ce flux ininterrompu de nouvelles que l’on ne peut plus appeler des infos tant elles sont formatées pour répondre à un seul objectif : attirer puis retenir l’attention.

Certains excellent en ce domaine, semblant passer davantage de temps derrière l’écran que sur le terrain… ils se reconnaîtront s’ils sont honnêtes mais… les Hommes de « peu de Foi » prospèrent, prêts à toutes les compromissions !

 

 

TRIBOULET

TRIBOULET  (1872-1873) n’est autre que le « Bouffon de Douai » sous la plume de Paul DEMENY, poète douaisien, ami de Victor HUGO qui met en garde

« sous mes sornettes, je mettrai, sans timidités, de croustillantes vérités… je suis fou…qui ne veux pas vous débiter des choses fades comme on en trouve à chaque pas… je suis très fort pour la critique et mon faible est le sens attique… que TRIBOULET soit, dans la ville, la terreur de tout imbécile ».

BONNE ANNEE 2020 !

En cette fin d’année 2019, le malaise s’amplifie et chacun revendique – à juste titre – le fait de pouvoir vivre dignement.

Parallèlement, à travers les pratiques destructrices ( dont les pouvoirs publics mis à mal, sacrifiés), le profit est constamment recherché.

Que 2020 fasse que le dogme libéral cesse de refuser de prendre en compte l’urgence sociale, éducative, environnementale et que soit enfin relevé le défi démocratique.

« Soyons réalistes, exigeons l’impossible ! » nous a conseillé Ernesto Che Guevarra

Alors, à nos combats communs… à nos victoires…