Archives mensuelles : mars 2017

BENOÎT HAMON, VOITURE -BALAI DU P.S. …

image

 

Que certains aient appelé de leurs vœux un compromis griboulilé sur un coin de table entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, rétrospectivement, donne des sueurs froides ! Si  » La France Insoumise  » s’est donné la peine de bâtir un programme, on suppose que ce n’est pas pour se livrer, en catimini, à des marchandages préélectoraux avec une social-démocratie moribonde …

Il faudrait l’admettre une fois pour toutes : Mr Hamon … n’est chargé que de recycler la vieille garde d’un parti vermoulu …  Ni son programme de bric et de broc, ni ses concessions aux caciques solfériniens, ni le ralliement alimentaire des girouettes écologistes ne viendront démentir cette analyse. Ceux qui ont combattu la Loi Travail sous les crachats combinés du Figaro, du F.N., du M.E.D.E.F. et de Manuel Valls, par contre, en savent quelque chose.

Le pouvoir socialiste a trahi ses engagements, il a failli à sa mission et berné le peuple. La démonstration est plus que suffisante. Que Mr Hamon se présente aujourd’hui la bouche en cœur n’y changera rien. Durant toutes ces années, que l’on sache, il a été ministre et député socialiste. Il vient d’investir pour les législatives ceux qui ont poignardé dans le dos les travailleurs de ce pays et ruiné l’indépendance nationale …

Depuis 2012, ce dirigeant socialiste a approuvé la politique étrangère d’une présidence qui a battu tous les records de servilité atlantisme, d’arrogance néo-coloniale et de veule soumission à la politique sioniste. Mr Hamon se réjouit de l’allégeance à l’O.T.A.N., il répète les poncifs sur la Syrie, il est un chaud partisan de l’intégration européenne et ne voit aucun inconvénient à la politique dictée par l’ordolibéralisme allemand puisqu’il se garde bien d’indiquer comment y mettre fin.

Ses propositions en témoignent. Alors que la monnaie unique européenne est une usine à chômage et qu’il est urgent d’en sortir, Mr Hamon veut la sauver. Comment ? En créant un parlement de l’euro. Avec qui et pour quoi faire ? … Il veut instituer le revenu universel mais cette marotte électorale signifie en réalité l’acceptation du chômage de masse. C’est une idée néolibérale déguisée en lubie progressiste dans laquelle le secrétaire général de la C.G.T., à juste titre, voit  » la négation du travail « .

Pour exécuter les diktats de la Banque Centrale Européenne et asservir le pays aux multinationales, le P.S. a poursuivi, sous la présidence de François Hollande, une démolition en règle des acquis de la Libération que la droite n’avait jamais osé entreprendre. Redoublant de zèle, les socialistes ont mené aussi loin que possible la mise en cause des droits collectifs, chaque régression permettant de franchir un nouveau seuil symbolique … Socialiste, s’il est élu, il fera demain la même chose.

Pour ceux qui ont la mémoire courte, il faut rappeler que les droits des travailleurs français ont été conquis de haute lutte. Sans les occupations d’usines de l’été 36,les salariés ne partiraient jamais en congés payés. Sans les combats héroïques de la Résistance et de la Libération, la Sécurité Sociale et le Comité d’Entreprise n’auraient jamais vu le jour. Sans les grèves ouvrières de juin 68, la revalorisation salariale exigée par la croissance des Trente Glorieuses serait restée un vœu pieux.

Le parti socialiste, lors de ces combats historiques, était aux abonnés absents. Léon Blum a pris acte du rapport de forces en mai- juin 1936 puis il a saboté le Front Populaire en trahissant la république espagnole. La S.F.I.O. n’a joué qu’un rôle secondaire à la Libération où le Général De Gaulle confia les posts-clefs aux communistes qui ont créé la Sécurité Sociale et promu l’effort de reconstruction économique. En 1968, le P.S. était inexistant et c’est la C.G.T. de Georges Seguy qui a négocié les accords de Grenelle. Quant aux avancées de 1981, le P.S. les a reniées en même temps qu’une souveraineté dont il est, avec la droite, le principal fossoyeur.

L’expérience historique sert quand même à quelque chose. Le rôle des socialistes, c’est d’organiser une alternance au pouvoir purement cosmétique dont le principal résultat est d’empêcher une véritable alternative à la tyrannie du capital … C’est de substituer à la véritable question, celle de la répartition du produit social et de l’exercice de la souveraineté populaire qui en est la condition, toute une série de contre-feux et de querelles grotesques.

De la théorie du genre à l’antisémitisme, du mariage pour tous au voile islamique, de la réforme de l’orthographe à la gestation pour autrui, de la dépénalisation du cannabis au revenu universel, le P.S. adore les controverses périphériques … La voiture -balai de ce quinquennat d’imposture, elle aussî, est  » en marche  » .

 

article prenant appui sur celui de Bruno G.

 

PAROLES, PAROLES … DES FILLON, HAMON, LE PEN, MACRON, MELENCHON…

 

image

Mises en scène ostensiblement à des fins stratégiques, les diverses polémiques – entre candidats à la Présidentielle des 23 avril et 7 mai prochain – vont continuer à être au cœur de toutes les entreprises oratoires qui envahissent déjà notre quotidien.

Ces polémiques prescrivent leurs règles et armes, imposent leurs conditions, leurs terrains d’accord ou de réaction : un mot de trop, un tour mal pesé et tout le projet rhétorique se trouve alors mis en échec faute d’une entente pérenne sur les enjeux et les fins du combat.

Le principe, à l’origine et aux fondements de tout discours, est une cause (ou une place ) à gagner, un contradicteur à évincer, des arguments à contester, un auditeur à persuader de la supériorité d’une vision du Monde (ou de Soi si Narcisse il y a !) inscrite dans une hiérarchie des valeurs et des préférences.

Provocation, incitation à la réponse, une telle parole invite à la surenchère, à la contre attaque, à la pointe, à la recherche de l’argument imparable qui viendrait clore la bataille des mots, le rapport de force entre des protagonistes plus ou moins bien qualifiés pour soutenir cette situation incertaine sans vaciller.

8 MARS 2017 : JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES DANS UN MONDE DU TRAVAIL EN EVOLUTION

image

Le monde du travail change et chacun d’entre nous doit faire face à la mondialisation comme à la révolution technologique et numérique.

Toute réforme du Code du Travail devrait se donner, pour objectif 1er, de faire, enfin, de l’égalité, une réalité et de favoriser la pleine réalisation du potentiel des Femmes.

Or, la loi El Khomri ne vise certes pas explicitement une dégradation de la situation de la Femme au travail mais aura un impact négatif sur elle, comportant un risque de discrimination indirecte.

A l’échelle mondiale, l’écart salarial entre Homme et Femme se situe à 24 %  et, en matière d’inégalité salariale,la France se positionne à la 132ème place sur 145 pays !

La loi El Khomri repose sur l’inversion des normes et fait systématiquement primer les accords d’entreprise sur les accords de branche. Ce principe est fondamentalement nuisible à la lutte pour l’égalité professionnelle.

Les Femmes sont plus nombreuses dans les T.P.E. / P.M.E. , le commerce, l’aide à domicile … soit des lieux où il existe moins d’implantations syndicales donc moins de possibilités de négocier et de se mobiliser.

Par ailleurs, le temps de travail est le 1er facteur discriminant pour les Femmes qui effectuent toujours 80 % des tâches domestiques et c’est également 80 % des Femmes qui sont des salariés à temps partiel disposant d’un salaire et d’une protection sociale partielle mais devant faire face à une flexibilité comme à des amplitudes horaires conséquentes.

La loi augmente les durées maximales de travail, notamment pour les cadres et renforce la possibilité, pour l’employeur, de modifier de façon unilatérale horaires et temps de travail. Les délais de prévenance, en cas de changement d’horaires, peuvent être réduits à 3 jours au lieu de 7  et, pour toutes celles qui ne pourront pas s’adapter, les modalités de licenciement seront simplifiées.

Pour les salariés à temps partiel, choix délibérés ou contraints de nombreuses Femmes, c’est donc la double peine : un salaire partiel, une précarité maximale.

 

2017 : L’ANNÉE DE TOUS LES DANGERS !

imageCertaines personnes appartenant aux catégories dites populaires (ouvriers, employés, précaires, demandeurs d’emploi…), aux prises avec les difficultés de la vie quotidienne et la faiblesse de leurs revenus, ne sont pas spontanément tournés vers un engagement civique dès lors que les grandes idéologies sont mortes, que la « crise de la politique » prend pour eux des formes principalement négatives, où les décisions publiques ne sont pas efficaces quand elles sont prises sans souci de leur situation, voire même contre eux dans le but et/ou ayant comme conséquence d’aggraver leur sort.

Ceci se traduit par des phénomènes de rejet des institutions politiques qui peuvent d’autant plus facilement prendre des formes différentes que des politiques opportunistes s’efforcent d’opposer ces catégories dites populaires les unes contre les autres.

  • les exclus du travail se transforment alors en exclus du système politique. Non inscription sur les listes électorales, abstention massive, votes blancs et nuls ne peuvent être considérés indépendamment de la question sociale : ces exclus, sauf étourderie de leur part, ne sont ni des P.D.G. ni des hauts fonctionnaires!
  • les petits salariés, à peine plus concernés que les précédents, se livrent plus volontiers au zapping pré-électoral suivant une démarche plus consumériste que politique qu’encourageant les attitudes des candidats qui énoncent, quelquefois de manière parcimonieuse, leurs programmes et visions de l’avenir pour se limiter aux slogans des publicitaires.

C’est ici que se situe le véritable danger du populisme !

N’importe que démagogue peut alors s’emparer du désarroi de la majorité des travailleurs, proposer des recettes démagogiques qu’il accomodera à la sauce du moment et prétendre offrir le salut des petits salariés sur le dos des exclus

il ne s’agit guère d’une fascination idéologique, d’une curiosité pour ceux qui font entendre leur différence face au « petit monde » suranné des carriéristes politiques mais plutôt une sorte de quasi résignation de ceux qui ont le sentiment de ne pas avoir grand chose à perdre et qui se disent, en espérant mieux, « on ne sait jamais » alors que c’est le pire que leur préparent de tels leaders politiques.