Archives mensuelles : novembre 2016

MOI, DANIEL BLAKE

imageKen LOACH, comme toujours, s’intéresse aux laissés pour compte du capitalisme, aux Humains déroutés, humiliés, impuissants face à la mécanique d’un système  » d’aide sociale  » perverti.

Daniel BLAKE se doit de répondre à une injonction paradoxale : il lui est interdit de travailler par son médecin mais il est contraint de prouver qu’il cherche du travail, sous peine de sanction pécuniaire.

ALter ego de Ken LOACH, Daniel BLAKE est un vieil indigné qui ne se résignera pas !  qui témoigne d’un engagement politique face à l’absurde ! qui crée un manuel de survie en milieu hostile !

Daniel BLAKE est un personnage qui essaie avec fierté et obstination de dépasser l’humiliation et l’infantilisation, de sauver l’existence de citoyen.

 

 

 

 

 

 

ILS ÉTAIENT VINGT ET CENT, ILS ÉTAIENT DES MILLIERS …

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Marquée de diverses empreintes, la figure du Migrant, fréquemment rejetée pour sa supposée inaptitude à  » s’assimiler  » ou  à  » s’intégrer  » à la société d’accueil, pour sa supposée volonté de prendre la place de l’Autre (et ce, au point de le percevoir tel un rival) poursuit esprits et fantasmes.

Celles-ci trouvent d’autant plus d’échos que, propulsées par certaines classes politiques et médias, elles trouvent toujours à être homologuées par telle ou telle expérience de tout un chacun.

Le  » migrant abusif « , le  » faux demandeur d’asile « , le  » Rom voleur « ,  » l’ arabe fondamentaliste  » et, dans les guichets des services de l’état, qui n’a pas sa petite confirmation à apporter à de tels clichés ?

Et ne parlons pas des descendances d’immigrés, curieusement nommées  » 2ème géhération  » comme si la condition d’immigré ėtait héréditaire !

Le terme  » demandeur » ( de visa, d’asile) fédère bien des désordres psychiques par le fait même qu’il le met en permanence dans un étau par rapport aux autorités, entre suspicion et dépendance infantilisante.

Tout cela procède d’un mode de pensée qui est la souche de bien des ISMES comme racisme, misérabilisme, sexisme, culturalisme …

Cette manière de voir autrui a, en partage, quelques travers cognitifs parmi lesquels la conjecture, la généralisation, l’exagération, le dénigrement coiffés, ensemble, par le complexe de supériorité de celui qui les énoncé.

La chute du Mur de Berlin en 1989 sera paradoxalement à l’origine d’une multiplication de murs au marge de l’Europe comme aux États Unis et ce, sous différentes formes, matérielles ou virtuelles.

Au quotidien, il est confronté au poids omniprésent de la menace qui pèse sur ses droits à circuler, à séjourner, à demander protection, à vivre en paix en famille.

Les titres de séjour seront-ils accordés? renouvelés ? ôtés ?

L’Épée de Damocles plane, en vertu d’une suspicion de tout instant tandis que l’arbitraire des autoritės infantilise le requėrant au point, parfois, de le dissuader de requérir.

La prėcarité juridique, économique et sociale ( travail, logement, santé, scolarité) qui en dėcoule est là avec les bien connus cercles vicieux comme l’impossibilité d’ouvrir un compte…

Les constantes situations de dépréciation, d’humiliation et d’écrasement que cela crėe avec le piëge, par un ėtrange mais fréquent effet performatif, de se faire reprocher ses renoncements.

Nous assistons à la fragilisation de personnes comme à leur déstabilisation constante pesant sur eux.

L’inconnu comme l’incertitude du projet fait que le migrant, une fois arrivé, se sent dans une situation de détresse, d’insécurité et d’inhibition et ce, même s’il a, initialement, idéalisé le pays d’accueil, éventuellement magnifié ses qualités et sous estimé le pays abandonné !

L’expérience de la migration affecte 3 liens d’intégration d’une identité: le lien à l’espace (géographique), le lien au temps (se percevoir dans la continuité de l’être) et le lien à la société (le sentiment d’appartenance à un groupe).

Comme tout un chacun, existent, pour lui, une nécessité de liberté, une joie de l’obtenir mais également une tristesse quand il en mesure le coût. C’est la violence comme la mort qui l’a conduit au départ, en laissant derrière lui, des disparus sans sépulture qui le hantent.

Pour l’adolescent qu’il est, le monde extérieur à abdiqué toute promesse structurante, a bafoué les interdits.

A la lutte contre un risque migratoire imaginaire, fait pendant une prise de risque, réelle celle-là et accrue par le candidat au voyage. Plus les frontières se ferment, plus les migrants empruntent des voies dangereuses.

Parallèlement, on assiste au renforcement du rôle des intermédiaires souvent désignés à la vindicte publique comme   » passeurs « . On voit, partout, une floraison de médiateurs qui pillent les épargnes et les renvoient à la case départ.

Qu’est-ce qui se transmet dans le silence bruyant, dans les chuchotements, dans les récits étouffés, dans les témoignages partagés, dans les murmures déchirés qui tiennent lieu de berceuses pour les enfants des exilés, des expulsés, des exclus ?

L’Histoire qu’ils vont dorénavant écrire, est enrayée par un présent immuable…

Il y a près de 350 ans, le 6 juillet 1667, Louis XIV entrait dans Douai… et depuis…

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Au sein de la Cour, les échanges suscitent volontiers discussions et oppositions d’idées qui, le jour venu, ne déclenchent pas toujours l’incident mais dérangent l’ordre établi (celui de l’unité rêvée ou de la pensée unique), révélant des tensions, réclamant des arbitrages… mais, face à un tel fonctionnement ô combien ritualisé, il apparaît également possible de se distancier et de prendre le parti d’en rire… le rire qui explose pour dénoncer le ridicule d’une prétention, la vanité d’un conflit et affirmer le triomphe tranquille de ceux qui peuvent rire.

Au centre de cette Cour, la Maison du Roi et son aéropage d’officiers et de bouffons qui l’accompagnent et veulent régner en maîtres.

Les grandes charges appartiennent, de droit, à la noblesse mais elles ont besoin d’une armée d’exécutants, hommes et femmes qui, eux, assurent un travail réel.

Les courtisans, quant à eux, accomplissent, avec plus ou moins de sérieux, les devoirs de leurs charges.

Les courtisans deviennent les acteurs d’une représentation théâtrale où se joue un rôle écrit pour eux bien qu’ils en ignorent, le plus souvent, le sens réel. Dès lors, se mesure, entre eux, la culture des apparences.

Le Roi s’impose comme arbitre dès lors que son pouvoir absolu le laisse libre de changer les choses et de les organiser à sa convenance et ce, quitte à s’inscrire dans le paradoxe pour assurer la reconduction de sa toute puissance.

Mais, il faut réagir avec précaution car inutile de courir le risque de déplaire; il faut, en permanence, s’assurer de la bienveillance du souverain qu’ils soutiennent et accompagnent… également pour être vus et, ainsi, se rassurer sur leurs existences éphémères.

Se forge, progressivement, une forme de jugement qui remplace une opinion publique en gestation et la Cour se fait alors caisse de résonance.

La vie de Cour apporte privilèges et un accès au monarque dont la faveur peut changer la destinée d’un homme, d’une femme et, derrière eux, de tout un lignage.

Ce contact suffit à satisfaire l’orgueil du plus grand nombre puisque leur présence, aux côtés du Roi, illumine leur vie et la faveur du souverain vient récompenser leur assiduité.

A vous d’actualiser ce fonctionnement mais, attention, toute ressemblance avec X ou Y serait totalement fortuite … ou pas …

L’Humain d’Abord et Mohamed Kheraki

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Mr Mohamed Kheraki ne répondant plus à aucune sollicitation ou invitation, que ce soit de ses camarades élus de la liste  » L’Humain d’Abord  » ou de la section du Parti Communiste Français de Douai et ce, depuis son élection, nous considėrons qu’il a fait le choix de ne plus être représentatif des valeurs portées, défendues par ceux-ci et validées par le suffrage des électeurs.

Mr Kheraki n’est donc plus, dès lors, habilité à s’exprimer au nom de la liste L’Humain d’Abord et du Parti Communiste Français.