Archives mensuelles : mars 2015

Vote du 1er Budget

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Le vote d’aujourd’hui prend place dans cette austérité instaurée par la droite et poursuivie, voire même accélérée par le gouvernement actuel, sous tutelle de l’Europe capitaliste, du diktat de l’économie au détriment de l’humain et ce, alors même que François Hollande, lors du meeting au Bourget, avait affirmé que son véritable adversaire était la Finance (comme, d’ailleurs, en 2006, il avait pu préciser qu’avoir recours à l’article 49-3 (ce qu’il a fait pour imposer la loi Macron) était « une brutalité, un déni de la démocratie »).
Nécessairement, un tel contexte d’austérité vient impacter les finances des collectivités locales, municipales.
Il faut, dès lors, établir un budget en prenant en compte la diminution conséquente des dotations d’un état qui ne cesse de se défausser.
Ceci est aggravé par le transfert de charges nouvelles sans compensations financières comme les ex N.A.P. mais aussi, par exemple, la Poste de Frais Marais qui, pour continuer à répondre au droit de chacun à avoir accès au service public (ce qui représente une garantie d’égalité républicaine et est un vecteur d’emplois), devrait devenir agence municipale.

 Par ailleurs, avec une présidence de droite au Conseil Général, dès lors, notamment, que les allocataires du R.S.A. sont perçus, de manière générique, comme dépourvus de volonté et, de ce fait, comme coupables du sort qui, pour la majorité d’entre eux, s’impose à eux, les aides sociales risqueront d’incomber d’autant plus aux collectivités locales.

C’est l’annonce de la non augmentation des impôts, véritable soulagement pour les familles éprouvées par la crise économique, qui nous permet, nous l’Humain d’abord,  de voter ce 1er budget de la nouvelle municipalité.
Toutefois, si la chute des subventions se pérennisait,

– pourrons-nous, asphyxiés financièrement que nous serons alors, longtemps comprimer les dépenses sans compromettre la qualité comme la quantité des services rendus aux usagers ?

– pourrons-nous mettre en œuvre des actions témoignant de notre volonté d’améliorer le quotidien de chacun, de réduire les inégalités sociales et territoriales, ce sur quoi nous, l’Humain d’abord, nous sommes engagés auprès de nos concitoyens ?

 

Merci…

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Merci Monsieur le Sous Préfet, Merci Monsieur le Maire,

Vous avez fait, de cette journée de lutte confraternelle, un triomphe.

En effet, vous avez veillé à ce que notre pique-nique bon enfant se déroulât dans la bonne humeur, les rires d’enfant, les aboiements des chiens…bon, là j’arrête.

Nous espérons seulement que notre musique a couvert les gargouillis d’estomac de ces obligeants et néanmoins ridicules archers dont vous avez décoré la Porte de Valenciennes, lorsqu’ils ont humé les parfums de barbecue.

Planqués derrière leurs grilles d’émeute un peu rouillées un peu partout dans la ville, les sourcils froncés, le regard franc et –disons-le- un peu buté, ils veillaient.

Les anciens, le soir à la veillée, leur avaient raconté Charonne, Stains, le Larzac et le Boul’Mich.

Ah, la nostalgie du gaz lacrymogène et de la matraque…Ils veillaient avec cette obstination du chien d’arrêt qu’on leur connaît, ces braves garçons.

Pourtant…n’ai-je point entendu, la semaine dernière, un délégué syndical policier se plaindre amèrement ? Manque d’effectifs, fatigue extrème, voire accablement (où vont-ils chercher tout ça ?) de ces débonnaires et vigilants veilleurs présents à toutes les portes où pourraient s’engouffrer des terroristes…

Mais…bon sang, mais c’est bien sûr !  Sommes-nous sots, naïfs, peut-être même malveillants ! Ce déploiement de super-héros en collants de kevlar derrière leurs boucliers n’était en fait destiné qu’à nous protéger de possibles attaques anti-Charlie- anti-sémites, anti-communistes, anti-syndicalistes (là, j’en fais des tonnes, non ?)

Vraiment, Monsieur le Sous Préfet, nous voilà marris et confus, Monsieur le Maire, nous implorons votre pardon. Nous ne vous avions pas compris. Nous nous sommes presque crus dangereux – donc forts. Quoiqu’à bien y songer…mmm…ma foi, nous recommencerons, et puisqu’on nous croit puissants, nous finirons par l’être !