Archives mensuelles : janvier 2015

HOMMAGE A GEORGES HAGE

Geo HAGE

Le cercueil de Georges Hage sera exposé le lundi 26 janvier dans la salle gothique de l’hôtel de ville de Douai de 10 à 14h afin que la population puisse lui rendre hommage personnellement.

A 14h, un hommage public et solennel avec des prises de parole lui sera rendu dans la salle des fêtes de l’hôtel de ville de Douai, qui peut accueillir tous les proches, amis, camarades ou sympathisants désireux de s’y rendre et de partager leur peine.

A l’issue de la cérémonie, les funérailles publiques, accessibles à tous, se dérouleront au grand cimetière de Douai, rue de Sin  le Noble, à 16h.

HOMMAGE A GEORGES HAGE CE LUNDI 26 JANVIER 2015

 

Geo Hage à Lewarde

« Je suis du peuple, je n’ai jamais été que cela, je ne veux être que cela »
Robespierre
Odile, son épouse
Julien et Julie, son fils et sa belle-fille
Serge et Mireille Guérin, son beau-frère et sa belle-soeur, et leur fille Magali
Les familles Ballu, Danglot, Rigoulet, ses neveux et nièces, leurs enfants et petits-enfants,
Ont la douleur de vous faire part du décès de
Monsieur Georges Hage
Dit « Geo »
Chevalier de la Légion d’Honneur
Doyen de l’Assemblée Nationale (2002-2007)
Vice-président de l’Assemblée Nationale (1988-1993 et 1994-1995)
Secrétaire de l’Assemblée Nationale (1981-1986 et 1987-1988)
Juge titulaire à la Haute Cour de Justice (1992-1997)
Juge titulaire de la Cour de Justice de la République (1997-2002)
Député de la 16e circonscription du Nord (1973-2007)
Conseiller Régional du Nord-Pas-de-Calais (1974-1982)
Conseiller Général de Douai-Nord (1970-1982)
Conseiller Municipal de Douai (1983-1995)
Instituteur, Professeur d’Education Physique et Sportive,
Militant du Syndicat National des Professeurs d’Education Physique et Sportive
Membre du Parti Communiste Français (Section de Douai)
Fondateur et Président d’Honneur du Pôle de Renaissance Communiste en France
Ancien Président du Collectif National Unitaire des Communistes
Membre de la société des Amis de Robespierre, de la société des Amis de la Commune et de l’Association de défense de la langue française COURRIEL.
Médaillé de la République de CUBA pour l’Amitié entre les Peuples.
Entouré par les siens, Georges Hage s’est éteint le 21 janvier dans sa 94e année.
Un hommage solennel lui sera rendu le Lundi 26 janvier à 14h,
Salle Gothique de l’Hôtel de ville de Douai, 83, rue de la Mairie.
De 10 h 00 à 14 h 00, la population pourra saluer une dernière fois l’Homme politique
au Service de la Classe Ouvrière, en présence de ses camarades et amis.
L’inhumation civile s’ensuivra au Grand cimetière de Douai à 16h00.
52, rue Deforest 59500 DOUAI

JE NE MARCHERAI PAS, Mr LE PRESIDENT, AUX COTES DE CRIMINELS DE GUERRE !

 charb

JE NE MARCHERAI PAS, Mr LE PRESIDENT, AUX COTES DE CRIMINELS DE GUERRE !

Mr le Président,

Le peuple français dans son immense majorité s’est mobilisé pour, et au-delà de l’immédiate, juste, et nécessaire solidarité avec Charlie Hebdo et ses victimes, dénoncer la haine et la détestation de l’autre, qui mènent, en dernier ressort, à la terreur. C’est là la raison pour laquelle nous nous comptions par centaines de milliers, sans doute par millions, pour marcher à Paris et dénoncer, demain, la terreur, et dire ensemble : NON, PLUS JAMAIS CA !

Vous avez appelé à une union nationale afin que nous puissions traverser cette épreuve ensemble, soudés, main dans la main, au-delà de nos différences, de nos divergences, de nos nuances, unis dans ce qui nous liera à jamais, à savoir notre humanité commune, celle qui rejette, justement, la haine et la détestation de l’autre.

Or nous apprenons avec consternation que Mr Avigdor Liebermann, qui a appelé à expulser tous les Arabes de Palestine vers Gaza, à utiliser la bombe atomique sur Gaza, sera présent demain à cette marche à laquelle nous avons appelé, tous, unanimement, en solidarité avec Charlie Hebdo et ses victimes.

Nous appréhendions le jour où nous aurions à choisir si nous pourrions marcher aux côtés de Jean-Marie ou Marine Le Pen, or voilà que nous devrions manifester demain aux côtés d’un criminel se revendiquant ouvertement de décisions relevant de la Cour Pénale Internationale de Justice.
Est-ce donc là l’union nationale à laquelle vous nous conviez Mr le Président ? Une union nationale qui voudrait récupérer le combat de toute notre vie en faveur du droit et de la justice au profit de criminels de guerre ?!
Cela ne vous choque pas Mr le Président ?

N’est-il pas temps, Mr le Président, pour vous et pour l’ensemble de nos gouvernants, de vous prononcer enfin, clairement et définitivement, contre le double langage, le 2 poids 2 mesures, la manipulation, la récupération ?

Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, les victimes de Charlie Hebdo, n’auraient en aucune manière marché aux côtés de Liebermann et Netanyahu.

C’est une insulte à leur mémoire.

C’est pourquoi, Mr le Président, alors que mon entrain était à son comble pour marcher demain, je ne serai pas des vôtres.

JE NE MARCHERAI PAS, Mr LE PRESIDENT, AUX COTES DE CRIMINELS DE GUERRE !

Et je vous tiens pour responsable, ainsi que votre Premier Ministre, de la fracture ainsi provoquée dans notre mobilisation, dans cette union nationale que l’on avait commencé à former. 

Younes BENKIRANE

Citoyen cité par Mediapart

 

SOLDATS DE LA LIBERTE, HEROS DE LA DEMOCRATIE

charlie

« Où est-ce qu’elle est ta révolution papa
 Où tu m’emmenais quand j’avais cinq ans
 Habillé en rouge comme un drapeau
 Où est-ce qu’elle est ta plage sous les pavés
 La marée noire l’a emportée
 A moins que ce soit la marée brune…
 Y’a plus que les fachos pour avoir de l’espoir« .
 Mano Solo, fils de Cabu.

Quand un journal est ainsi visé, quand des vies sont massacrées et dont la passion était l’information et la liberté d’expression, c’est bel et bien chacun de nous qui est visé, c’est la République qui est frappée en son cœur.

Nos pensées vont aux victimes, aux familles et aux proches.

L’heure est aujourd’hui à rassembler autour des valeurs républicaines le maximum de forces, de citoyennes et de citoyens. Par millions, exprimons partout dans le pays notre détermination à faire vivre les valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.

 

Rassembons nous dans un esprit de grande confiance en notre peuple réuni sur l’essentiel, sans distinction des pensées philosophiques et politiques, de convictions religieuses. Appelons à refuser les amalgames et les stigmatisations, à rejeter fermement les appels à la haine et aux racismes. 

 

Tous présents ce jeudi 8 Janvier 2015 à 18 heures 00

Place Carnot à Douai

L’ERRANCE URBAINE

sdf

Certains passants la considèrent parfois avec mépris, agressivité mais la personne Sans Domicile Fixe en a malheureusement l’habitude… d’autres s’adressent à elle avec compassion et pitié mais, de cela, elle ne veut pas.

Lorsque l’alcool, à vertu désinhibitrice ou la colère toujours latente « l’autorise » à exprimer, verbalement, sa rancœur et sa souffrance, elle le fait, le plus souvent, sur un mode offensif, offensant, projectif ou agressif, susceptible d’induire, chez l’interlocuteur, une « violence » réactionnelle qui valide son vécu victimaire, faisant ainsi le lit des potentielles conduites antisociales ultérieures.

Aujourd’hui, contrairement à hier (époque où le personnage du « clochard » renvoyait à un type humain particulier, trouvant un équilibre misanthrope dans sa précarité et son refus agi du monde organisé), peu de personnes Sans Domicile Fixe le sont par choix existentiel et c’est, le plus souvent, une cascade de drames personnels, familiaux et sociaux qui détermine leur marginalisation extrême, illustrée par le manque d’un toit ou le recours aux dispositifs publics de secours, charitables ou solidaires.

Depuis l’hiver 1954, la mort de personnes sans-abri en période de grand froid appelle une mobilisation nourrie des médias.
A partir du milieu des années 1980, cette mobilisation s’est en quelque sorte institutionnalisée dans un cycle qui commence avec les premiers froids, culmine vers Noël et redescend rapidement au printemps.
Progressivement, les drames humains (morts de froid dans la rue ou dans des taudis) sont passés de la rubrique faits divers à la rubrique société et, dès lors, les faits divers sont progressivement devenus des faits sociaux.

Concernant la période hivernale, on peut dégager 3 éléments qui, de manière plus ou moins prononcée selon les années, caractérisent cette couverture médiatique : la situation des personnes Sans Domicile Fixe est très unanimement présentée comme « scandaleuse », « indigne », « intolérable », « insupportable », « inhumaine » ; les articles relaient ou appellent à une mobilisation, dans l’urgence, pour que ce problème, présenté comme une catastrophe aussi bien personnelle que collective, soit pris en charge immédiatement ; enfin les articles relayant les propos de personnalités connues, les propositions et les initiatives des associations, se tournent vers les pouvoirs publics, en premier lieu vers l’État, pour qu’ils prennent des mesures.

Le ton de l’indignation, le constat de l’urgence, l’appel aux pouvoirs publics sont ainsi les 3 éléments que nous pouvons repérer comme typiques de cette couverture médiatique hivernale de la pauvreté.
L’appel à la mobilisation est plus ou moins pressant, plus ou moins critique à l’égard du pouvoir en place.
L’indignation est plus ou moins fortement appuyée.

Des événements comme le froid ou la neige rappellent certes, chaque hiver, que les personnes Sans Domicile Fixe sont dans la rue mais ils doivent exister, pour chacun d’entre nous, tout au long de l’année et nous conduire à les écouter, à trouver réponse à leurs besoins spécifiques…

La personne Sans Domicile Fixe est confrontée à l’absence d’un « sanctuaire » individuel, soit un lieu géométrique dont il possède la clef, considéré comme inviolable.
C’est le lieu, son lieu où elle peut laisser des choses chères, les « choses de la vie ».

Au-delà des carences alimentaires ou hygiéniques qui la minent, c’est ce sanctuaire qui lui manque.

La personne Sans Domicile Fixe est, en permanence, violée dans son intimité et insécurisée dans son espace.
Elle vit dans un état d’insécurité chronique, subie, ce qui correspond au traumatisme vital le plus dévastateur mais qui s’impose à elle.

Pourquoi ne pas mettre, à sa disposition permanente, une consigne individuelle inviolable (munie d’une clef personnelle), ce qui pourrait, pour certains d’entre eux, être un 1er acte libérateur et reconstructeur.

Lui donner ainsi l’occasion d’expérimenter, à nouveau, la possibilité de se séparer provisoirement d’un objet personnel sans risque de le perdre définitivement.

Ce précaire, homme surnuméraire dans notre société où tout se marchande, n’a plus aucune valeur, au sens économique du terme.

Il ne demande rien car il lui manque tout !