Archives mensuelles : août 2014

LES COMMÉMORATIONS SE MULTIPLIENT …

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     Nous ne pouvons que constater un temps de remémorations massives largement médiatisées qui apparaissent susceptibles de ne pas toujours favoriser le travail de deuil, de ponctuellement dévaloriser l’oubli et le pardon.

      Mais, prenant acte de l’intérêt qu’elles suscitent, le « devoir de mémoire » semble avoir pris une densité sociale apparaissant proportionnée aux hantises du présent autant qu’à la vivacité d’un passé qui ne « passerait pas  ».

      Aujourd’hui, nous assistons au vieillissement des derniers témoins directs intéressés au premier chef, à l’entrée en lice de leurs descendants et de leurs proches, à l’activisme des médias qui croient compenser ainsi la recrudescence d’un présent qu’ils actualisent inlassablement, à une crise des valeurs qui bouche l’avenir, à des mutations technologiques et sociales qui décrochent culturellement le train des générations, à une recherche par les Anciens Combattants d’un relais civique chez les jeunes à l’heure où ceux-ci ne sont plus conviés massivement au Service national, au souci des pouvoirs publics de rafraîchir en urgence la citoyenneté…

      Tout s’est mêlé pour faire, de ce « devoir », une occasion favorable, une évidence à bon compte, un substitut à la mise en perspective, un recours contre les désaveux, les pannes et les ruses de l’histoire présente,

      soit une sorte de quasi-historicité à l’heure où l’individualisme, l’instantanéité et la mondialisation semblaient l’emporter …

QUE VA-T-IL SORTIR DE LA BOITE DE PANDORE?

rythme scolaire 1

 

Si nous avons refusé de prendre part au vote relatif à la mise en place des Nouvelles Activités Périscolaires, c’est que :

Nous ne pouvons que déplorer l’absence de liens entre la réforme des rythmes scolaires et le projet de réforme éducative.

Initier la réforme éducative par la question des rythmes scolaires consiste à aborder une question de fond par un problème de forme.

 Un certain « moi, Président… » avait pourtant promis, en matière de rythme, non pas une « restauration » d’avant Xavier DARCOS et Nicolas SARKOZY mais une Refondation de l’Ecole ! Qu’en est-il ?

Les journées sans activités périscolaires seront, de nouveau, de 6 heures au lieu des 5 heures 30 préconisées par le décret PEILLON, soit un retour à l’horaire considéré comme trop chargé d’avant la réforme !

 De plus, cette réforme n’émane nullement d’une concertation avec l’Education Nationale…

Nous ne pouvons admettre que les parents soient obligés de s’engager sur un projet non encore clairement et totalement défini.

 Quelles seront les compétences et qualifications des encadrants ?

Qui seront les personnes aux côtés des enfants ?

Quelles seront les activités développées, originales, innovantes dans un souci d’une valeur éducative ajoutée ?

 Y aura-t-il, il eu égard le « coup de projecteur » mis sur la semaine « Espace dans ma Ville », avec la venue de la Secrétaire d’État à l’Enseignement Supérieur et à la Recherche, Geneviève FIORASO, des activités scientifiques ?

Y aura-t-il des initiations à la pratique d’une langue étrangère ?

Y aura-t-il, dans le souci énoncé et prochainement acté, d’une participation citoyenne, des activités autour du vivre ensemble, de la citoyenneté avec des défis et projets collectifs ? 

Tout doit viser l’acquisition de compétences, à bien différencier des savoirs, mais au risque d’une certaine prise en otage de l’éducation populaire et de l’animation socioculturelle.

Enfin, force est de constater que de telles activités seront financées par les collectivités territoriales, le budget de l’État se trouvant alors allégé par un joli tour de passe-passe.

Toutefois, nous ne pouvons accepter que ces activités soient payantes.

Permettre l’accès à tous repose sur le fondement même de notre démocratie : l’égalité !

 Contribuons à la destruction de l’idéologie économique face au rôle qu’elle joue dans la désorganisation sociale actuelle.