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L’Humain d’Abord et Mohamed Kheraki

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Mr Mohamed Kheraki ne répondant plus à aucune sollicitation ou invitation, que ce soit de ses camarades élus de la liste  » L’Humain d’Abord  » ou de la section du Parti Communiste Français de Douai et ce, depuis son élection, nous considėrons qu’il a fait le choix de ne plus être représentatif des valeurs portées, défendues par ceux-ci et validées par le suffrage des électeurs.

Mr Kheraki n’est donc plus, dès lors, habilité à s’exprimer au nom de la liste L’Humain d’Abord et du Parti Communiste Français.

 

MOI, DANIEL BLAKE

imageKen LOACH, comme toujours, s’intéresse aux laissés pour compte du capitalisme, aux Humains déroutés, humiliés, impuissants face à la mécanique d’un système  » d’aide sociale  » perverti.

Daniel BLAKE se doit de répondre à une injonction paradoxale : il lui est interdit de travailler par son médecin mais il est contraint de prouver qu’il cherche du travail, sous peine de sanction pécuniaire.

ALter ego de Ken LOACH, Daniel BLAKE est un vieil indigné qui ne se résignera pas !  qui témoigne d’un engagement politique face à l’absurde ! qui crée un manuel de survie en milieu hostile !

Daniel BLAKE est un personnage qui essaie avec fierté et obstination de dépasser l’humiliation et l’infantilisation, de sauver l’existence de citoyen.

 

 

 

 

 

 

ILS ÉTAIENT VINGT ET CENT, ILS ÉTAIENT DES MILLIERS …

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Marquée de diverses empreintes, la figure du Migrant, fréquemment rejetée pour sa supposée inaptitude à  » s’assimiler  » ou  à  » s’intégrer  » à la société d’accueil, pour sa supposée volonté de prendre la place de l’Autre (et ce, au point de le percevoir tel un rival) poursuit esprits et fantasmes.

Celles-ci trouvent d’autant plus d’échos que, propulsées par certaines classes politiques et médias, elles trouvent toujours à être homologuées par telle ou telle expérience de tout un chacun.

Le  » migrant abusif « , le  » faux demandeur d’asile « , le  » Rom voleur « ,  » l’ arabe fondamentaliste  » et, dans les guichets des services de l’état, qui n’a pas sa petite confirmation à apporter à de tels clichés ?

Et ne parlons pas des descendances d’immigrés, curieusement nommées  » 2ème géhération  » comme si la condition d’immigré ėtait héréditaire !

Le terme  » demandeur » ( de visa, d’asile) fédère bien des désordres psychiques par le fait même qu’il le met en permanence dans un étau par rapport aux autorités, entre suspicion et dépendance infantilisante.

Tout cela procède d’un mode de pensée qui est la souche de bien des ISMES comme racisme, misérabilisme, sexisme, culturalisme …

Cette manière de voir autrui a, en partage, quelques travers cognitifs parmi lesquels la conjecture, la généralisation, l’exagération, le dénigrement coiffés, ensemble, par le complexe de supériorité de celui qui les énoncé.

La chute du Mur de Berlin en 1989 sera paradoxalement à l’origine d’une multiplication de murs au marge de l’Europe comme aux États Unis et ce, sous différentes formes, matérielles ou virtuelles.

Au quotidien, il est confronté au poids omniprésent de la menace qui pèse sur ses droits à circuler, à séjourner, à demander protection, à vivre en paix en famille.

Les titres de séjour seront-ils accordés? renouvelés ? ôtés ?

L’Épée de Damocles plane, en vertu d’une suspicion de tout instant tandis que l’arbitraire des autoritės infantilise le requėrant au point, parfois, de le dissuader de requérir.

La prėcarité juridique, économique et sociale ( travail, logement, santé, scolarité) qui en dėcoule est là avec les bien connus cercles vicieux comme l’impossibilité d’ouvrir un compte…

Les constantes situations de dépréciation, d’humiliation et d’écrasement que cela crėe avec le piëge, par un ėtrange mais fréquent effet performatif, de se faire reprocher ses renoncements.

Nous assistons à la fragilisation de personnes comme à leur déstabilisation constante pesant sur eux.

L’inconnu comme l’incertitude du projet fait que le migrant, une fois arrivé, se sent dans une situation de détresse, d’insécurité et d’inhibition et ce, même s’il a, initialement, idéalisé le pays d’accueil, éventuellement magnifié ses qualités et sous estimé le pays abandonné !

L’expérience de la migration affecte 3 liens d’intégration d’une identité: le lien à l’espace (géographique), le lien au temps (se percevoir dans la continuité de l’être) et le lien à la société (le sentiment d’appartenance à un groupe).

Comme tout un chacun, existent, pour lui, une nécessité de liberté, une joie de l’obtenir mais également une tristesse quand il en mesure le coût. C’est la violence comme la mort qui l’a conduit au départ, en laissant derrière lui, des disparus sans sépulture qui le hantent.

Pour l’adolescent qu’il est, le monde extérieur à abdiqué toute promesse structurante, a bafoué les interdits.

A la lutte contre un risque migratoire imaginaire, fait pendant une prise de risque, réelle celle-là et accrue par le candidat au voyage. Plus les frontières se ferment, plus les migrants empruntent des voies dangereuses.

Parallèlement, on assiste au renforcement du rôle des intermédiaires souvent désignés à la vindicte publique comme   » passeurs « . On voit, partout, une floraison de médiateurs qui pillent les épargnes et les renvoient à la case départ.

Qu’est-ce qui se transmet dans le silence bruyant, dans les chuchotements, dans les récits étouffés, dans les témoignages partagés, dans les murmures déchirés qui tiennent lieu de berceuses pour les enfants des exilés, des expulsés, des exclus ?

L’Histoire qu’ils vont dorénavant écrire, est enrayée par un présent immuable…

Il y a près de 350 ans, le 6 juillet 1667, Louis XIV entrait dans Douai… et depuis…

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Au sein de la Cour, les échanges suscitent volontiers discussions et oppositions d’idées qui, le jour venu, ne déclenchent pas toujours l’incident mais dérangent l’ordre établi (celui de l’unité rêvée ou de la pensée unique), révélant des tensions, réclamant des arbitrages… mais, face à un tel fonctionnement ô combien ritualisé, il apparaît également possible de se distancier et de prendre le parti d’en rire… le rire qui explose pour dénoncer le ridicule d’une prétention, la vanité d’un conflit et affirmer le triomphe tranquille de ceux qui peuvent rire.

Au centre de cette Cour, la Maison du Roi et son aéropage d’officiers et de bouffons qui l’accompagnent et veulent régner en maîtres.

Les grandes charges appartiennent, de droit, à la noblesse mais elles ont besoin d’une armée d’exécutants, hommes et femmes qui, eux, assurent un travail réel.

Les courtisans, quant à eux, accomplissent, avec plus ou moins de sérieux, les devoirs de leurs charges.

Les courtisans deviennent les acteurs d’une représentation théâtrale où se joue un rôle écrit pour eux bien qu’ils en ignorent, le plus souvent, le sens réel. Dès lors, se mesure, entre eux, la culture des apparences.

Le Roi s’impose comme arbitre dès lors que son pouvoir absolu le laisse libre de changer les choses et de les organiser à sa convenance et ce, quitte à s’inscrire dans le paradoxe pour assurer la reconduction de sa toute puissance.

Mais, il faut réagir avec précaution car inutile de courir le risque de déplaire; il faut, en permanence, s’assurer de la bienveillance du souverain qu’ils soutiennent et accompagnent… également pour être vus et, ainsi, se rassurer sur leurs existences éphémères.

Se forge, progressivement, une forme de jugement qui remplace une opinion publique en gestation et la Cour se fait alors caisse de résonance.

La vie de Cour apporte privilèges et un accès au monarque dont la faveur peut changer la destinée d’un homme, d’une femme et, derrière eux, de tout un lignage.

Ce contact suffit à satisfaire l’orgueil du plus grand nombre puisque leur présence, aux côtés du Roi, illumine leur vie et la faveur du souverain vient récompenser leur assiduité.

A vous d’actualiser ce fonctionnement mais, attention, toute ressemblance avec X ou Y serait totalement fortuite … ou pas …

L’EMPRESSEMENT A (AP)PARAÎTRE POUR ÊTRE !

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Si pour certains, les réseaux sociaux numériques (qui ont bouleversé la vie publique, les habitudes familiales, voire même l’intimité) possèdent une visée utilitaire, pour d’autres, ils représentent un intérêt hédonique, celle liée à la visibilité du quotidien : être vu !
Pour certains d’entre nous, leur valeur se juge, dorénavant, au nombre de « followers » sur les réseaux sociaux !

Jusqu’alors, la valeur de toute chose était déterminée par divers modes de classement et de cotation (bourses, agences de notation, listes de best seller…).
Aujourd’hui, les nouveaux mécanismes de classement déterminant la valeur de l’individu semblent se réduire au nombre de visiteurs sur Facebook, au nombre de résultats sur Google…

Les critères de réussite ont disparu hormis l’exposition permanente dans les medias, ce qui ne prouve rien !

L’Identité de certains d’entre nous se définit fortement par le fait qu’ils sont en prise directe sur l’info-divertissement global et, dès lors, la « marchandisation » de l’individu entraine une instabilité permanente de l’estime de soi et du sentiment de mener une vie possédant un sens.
La transmutation instantanée repose sur l’illusion d’un moi sans limite…

A travers ces réseaux sociaux, émerge une sorte de fuite en avant de la construction identitaire.
Les activités narcissiques qui y sont poursuivies, ne cessent de disparaître dans le flux de messages là où elles devraient fournir des îlots, même temporaires, de stabilité.

L’Existentialisme a montré que nous vivons dans la tension entre notre héritage culturel et la capacité de le critiquer, entre nos désirs et nos possibilités, que nous devons transformer les données de base de notre vie (que nous n’avons pas choisies) en une existence qui soit véritablement la nôtre.

Dorénavant, l’invitation au dépassement de soi caricature les exhortations des grands penseurs, précipite l’individu dans le doute et l’insatisfaction permanente.
Chacun évalue, avec anxiété et en quasi permanence, sa place dans ce vaste terrain de jeu mondial que sont les réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux nous proposent / imposent une « utopie sociale », refoulant toute conflictualité apparente, seulement exprimée de façon fugace et réactive, trace d’une interaction immédiate qui laisse vite place à l’annulation de l’Autre et à sa potentielle suppression dans l’espace visible des échanges.

La dimension conflictuelle et contradictoire est refoulée, évitée, voire déniée !

L’omnipotence du narcissisme de certains se trouve confrontée aux limitations de la réalité et à la résistance des autres à s’ajuster à ses besoins et désirs.
Cette résistance est, là aussi, édulcorée, l’altérité ne devant se construire qu’au profit d’une expérimentation la plus flatteuse qu’il soit « please like my page ! ».

LES CONGÉS PAYÉS, C’EST UN DROIT !

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Les congés payés ont révolutionné la vie. Jusqu’au Front populaire, ils étaient réservés aux 1% les plus riches. Conquête majeure des luttes sociales, les cinq semaines actuelles paraissent garanties. Mais depuis une vingtaine d’années, la donne a changé. Entre explosion de la précarité, du chômage et de la pauvreté, partir ne va plus de soi.

80 ans après la loi sur les congés payés, le droit aux vacances est toujours malmené : 40% seulement des classes populaires en bénéficient. Privés de vacances car privés de travail : 60% des foyers gagnant moins de 1200 euros par mois restent chez eux.

Les raisons sont bien sûr économiques, mais aussi symboliques : « le droit aux vacances est lié au droit au travail » rappelle le sociologue P.Périer. Dans une société qui encense la valeur travail, ceux qui en sont privés se sentent moins légitimes à prendre des vacances.

D’autant que les gouvernements ont abandonné toute politique publique mobilisatrice. Le ministère du tourisme est devenu un secrétariat d’Etat à la promotion du tourisme extérieur, c’est-à-dire faire venir des touristes étrangers pour encaisser du fric. Compétitivité, chômage et précarité riment avec vacances fractionnées, séjours plus courts et moins coûteux. Le profit et le marché imposent leurs règles pour faire rimer vacances et loisirs avec consommation.

Et non reconquérir un idéal émancipateur et d’autonomie.

Les familles viennent chercher de quoi manger, s’habiller, se soigner… Partir n’apparaît jamais comme un besoin. Il faut leur dire : les vacances ne sont pas un luxe, c’est un droit !

FRONT POPULAIRE POUR LE PAIN, LA PAIX, LA LIBERTÉ

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Dès 1935, face à la politique LAVAL d’austérité et de campagne contre les fonctionnaires, ceux-ci s’inscrivent dans une grève particulièrement dure.

 

En réaction à une politique économique et sociale jugée désastreuse, alors que la France est entrée dans la récession au début des années 1930, à l’été 1935, le Rassemblement populaire cherche à créer une alternative politique, à travers une coalition soutenue par des organisations syndicales et de nombreuses associations.

Il s’agit de rouvrir un champ de possibles dans un contexte donné comme impossible (celui des crises et périls).

 

Cette coalition remporte les élections législatives des 26 avril et 3 mai 1936.

Comme ce mouvement de grèves, accompagné d’occupations d’usines, atteint une ampleur alors jamais vue, se forme, le 4 juin 1936, un gouvernement de Front populaire, auteur de nombreuses réformes souvent décisives, notamment sur les plans économique et social et dirigé pour la première fois par un socialiste, Léon Blum.

 

La mobilisation politique des militants et des sympathisants, via les réunions, les cortèges, les élections, se double d’un engagement d’intellectuels, artistes, écrivains et savants, et, surtout, de forts mouvements sociaux, qui ne se limitent pas aux grèves de mai et juin 1936.

On a bien affaire à un processus de mobilisation et de politisation de ce que les contemporains nomment les « masses ».

 

Emerge une union de progrès entre partis et syndicats sur des bases nouvelles et va naître, notamment, le syndicalisme de masse moderne.

 

L’idée de « conquêtes sociales » ou de réformes sociales, négociées entre syndicats et patronat sous l’arbitrage et l’égide du gouvernement, naît avec le Front populaire.

Dans la mémoire collective, les grèves du Front populaire occupent la place exceptionnelle d’un événement fondateur; elles marquent à la fois l’accès à la dignité de ce que l’on peut nommer, alors, la classe ouvrière, l’affirmation de sa force et l’entrée dans une forme de modernité sociale qu’instaurent les « conquêtes » des accords Matignon.

 

Les organisations politiques ne se contentent pas de s’exprimer par le journal, le tract et l’affiche; elles s’exposent dans d’immenses défilés, marchant en nombre derrière des calicots qui les signalent.

La mobilisation s’effectue dans la rue, devient alors la forme privilégiée de l’affirmation et constitue l’un des lieux d’émergence d’une culture de Front populaire qui réconcilie héritage républicain et lutte de classe comme elle marie drapeaux tricolores et drapeaux rouges.

 

Cette culture antifasciste, démocratique et populaire – au sens où le peuple tout entier se rassemble contre les factieux – « relève d’une pédagogie de masse qui interpelle le groupe et non l’individu, valorise l’émotionnel longtemps décrié et esthétise les masses en mouvement ».

Les manifestations donnent à voir un peuple immense, dont les masses ouvrières sont part entière, un peuple pacifique mais fort, résolu, sûr de la justesse de sa cause et de sa propre légitimité,

 

L’occupation s’impose aux ouvriers comme la façon la plus naturelle d’affirmer réellement et symboliquement à la fois leur existence et leur force collectives. Cela compte plus que les revendications elles-mêmes, et c’est pourquoi ils occupent souvent l’usine avant d’avoir discuté ce qu’ils vont exiger du patronat : d’abord la grève et l’occupation, ensuite le cahier de revendications.

 

Ce qui frappe aussitôt, c’est l’aspect festif de la grève qui insiste sur la rupture avec le quotidien que constitue l’occupation : le temps est aboli, les machines se taisent, le travail a cessé, des groupes discutent, l’espace est remanié en fonction d’autres usages et des fêtes s’organisent; il arrive qu’on danse…

Le texte de S. Weil, cent fois repris, s’impose ici comme le témoignage le plus explicite et le plus pertinent  « Indépendamment des revendications, cette grève est en elle-même une joie. Une joie pure. Une joie sans mélange… ».

 

En liant davantage le registre de la lutte et celui de la fête, émerge une affirmation d’une liberté conquise sur le temps, l’espace du travail et, dès lors, la fête exprime symboliquement ce dont la lutte affirme le sérieux.

 

Nous retrouvons le lien entre la grève et la fête qui structurait déjà la célébration du 1er mai quand elle était réussie.

Le fait de chômer ce jour-là matérialise une liberté et une émancipation que la fête inscrit dans l’ordre émotif et symbolique comme une prise de conscience collective et un principe d’espoir.

 

La grève dépasse la simple lutte revendicative pour affirmer l’existence et la force d’un groupe solidaire et amener le patronat et l’encadrement à reconnaître, à tous ses membres, une existence propre, des besoins légitimes et de la considération.

 

L’appartenance à une communauté, la conscience de constituer une classe et de la faire reconnaître par toute la société s’expriment sur le registre plus émotif, plus chaleureux de la fête.

 

Avec le Front populaire, le lieu de travail sort ainsi de la sphère privée pour entrer dans la sphère publique.

Le contrat de travail n’institue pas un lien personnel de subordination mais un lien fonctionnel de production et, du coup, la détermination même du salaire en est affectée : elle ne relève plus du bon vouloir ou de la générosité patronale, mais de la convention collective, et des procédures obligatoires de conciliation et d’arbitrage sont mises en place pour trancher les désaccords sur ce point.

La propriété privée de l’entreprise subsiste certes mais le pouvoir patronal est encadré par des règles formelles qui définissent ce que le patron est en droit d’attendre de ses employés.

 

Ce qui frappe sans doute le plus, dans l’épisode du Front Populaire, c’est l’adéquation des conquêtes ouvrières à la situation économique, sociale et politique.

L’occupation s’inscrit dans l’exact prolongement des manifestations qui scandent l’ascension de ce grand mouvement social et politique.

Les 40 heures et les congés payés répondent à la surexploitation entraînée par la crise économique dans des entreprises en voie de rationalisation. Ils donnent réalité et consistance au temps privé des salariés.

 

Symétriquement, les conventions collectives et les délégués d’atelier instituent un nouveau régime du contrat de travail, conçu comme contrat d’ordre public dans des entreprises qui restent la propriété de leurs actionnaires.

L’extension de l’espace privé de la vie ouvrière s’accompagne du passage dans l’espace public du travail ouvrier.

 

1936 n’est pas une « parenthèse enchantée » (même si les mesures salariales furent vite absorbées par l’inflation et la plupart des conquêtes rapidement démantelées dès 1938, en lien avec la revanche patronariale) mais bien un moment de maturation décisif à la fois pour l’organisation et le rapport de forces, pour la créativité et l’imaginaire.

 

 

GRIBOUILLE …

 

 

imagePour « promouvoir la chanson française », le représentant français, à l’Eurovision, poussera son refrain… en anglais !

 

Pour « stimuler l’embauche », la loi Travail va permettre … le licenciement !

 

Pour « relancer le C.D.I. », on va le transformer … en siège éjectable !

 

Pour « consolider la nation française » en crise, on la dilue … dans l’Union Européenne fédérale couronnée par le Marché Transatlantique !

 

Pour « sauver le modèle français », on décote les retraites et on affaiblit sans cesse les remboursements Sécu, les statuts et les indemnités chômage !

 

Et, c’est « pour défendre les libertés » que s’installe un état policier plus efficace contre les citoyens contestataires que contre les terroristes fanatiques !

 

Bref, Gribouille, le personnage de la Comtesse de Ségur qui se jetait à l’eau pour éviter la pluie, a pris le pouvoir dans notre pays…

VOTE DU BUDGET N° 2

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Suite à certains propos émis via Facebook, il nous est apparu utile d’apporter quelques commentaires et précisions

La communication, prise entre injonction sociale et liberté d’expression de chacun, est-elle un gage de meilleure compréhension de tous ?

Pas certain !

Qu’il semble peu aisé, pour certains, d’assumer le paradoxe de « l’insociable sociabilité » telle que décrite par le philosophe Emmanuel KANT, à savoir que les Autres nous sont aussi indispensables qu’insupportables !

Dès lors, la nécessité de croire en Soi comme étant le Meilleur, voire le Seul à savoir ce qui est utile pour l’Autre, produit l’illusion de la vérité, c’est-à-dire génère la diffusion d’informations erronées car  interprétées selon un prisme personnel et vicié.

A confondre le rôle d’acteur que certains se donnent avec celui d’observateur, conduit à considérer le principe de vérité comme une option et non comme un dogme.

La nécessaire mise en récit des informations appelle toujours , pour certains, des formes de constructions stéréotypées, simplifiées favorisant des schémas oppositionnels récurrents et, finalement, très peu constructifs et productifs.

Peut-être sera-t-il également nécessaire, un jour, pour certains, de passer du culte du « partage » à la culture du partage où il est beaucoup moins question de montrer ce qu’ils souhaitent être leur bon profil sur les réseaux sociaux que d’être aux côtés de l’Autre dans la vraie vie…

Voici donc les propos énoncés par les représentants de la liste « L’Humain d’Abord » lors du Conseil Municipal du 1er avril 2015 (propos qui seront d’ailleurs littéralement retranscrits dans le P.V. de ce dit Conseil)

 

 

Le Front de Gauche – P.C.F. ne s’opposera pas au budget proposé.

 En effet, face à un Etat dirigé par un gouvernement socialiste qui ne cesse de se défausser et à un Département, conquis par les Républicains qui, de manière drastique et culpabilisante, réduit les solutions à apporter aux plus démunis d’entre nous,

La Solidarité, acte de citoyenneté, se doit de jouer et la hausse du taux de l’imposition se doit de revenir aux Enfants, Femmes et Hommes confrontés à une « survie » quotidienne et à un pouvoir d’achat en baisse constante, au sein d’une ville « pauvre » puisque, à Douai, 45 % de la population n’est pas soumise à l’impôt.

 Mr le Maire s’y est engagé et le Front de Gauche – P.C.F. restera vigilant afin qu’aux intentions succèdent les actes.