Article mis en avant

L’Humain d’Abord et Mohamed Kheraki

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Mr Mohamed Kheraki ne répondant plus à aucune sollicitation ou invitation, que ce soit de ses camarades élus de la liste  » L’Humain d’Abord  » ou de la section du Parti Communiste Français de Douai et ce, depuis son élection, nous considėrons qu’il a fait le choix de ne plus être représentatif des valeurs portées, défendues par ceux-ci et validées par le suffrage des électeurs.

Mr Kheraki n’est donc plus, dès lors, habilité à s’exprimer au nom de la liste L’Humain d’Abord et du Parti Communiste Français.

 

BENOÎT HAMON, VOITURE -BALAI DU P.S. …

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Que certains aient appelé de leurs vœux un compromis griboulilé sur un coin de table entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, rétrospectivement, donne des sueurs froides ! Si  » La France Insoumise  » s’est donné la peine de bâtir un programme, on suppose que ce n’est pas pour se livrer, en catimini, à des marchandages préélectoraux avec une social-démocratie moribonde …

Il faudrait l’admettre une fois pour toutes : Mr Hamon … n’est chargé que de recycler la vieille garde d’un parti vermoulu …  Ni son programme de bric et de broc, ni ses concessions aux caciques solfériniens, ni le ralliement alimentaire des girouettes écologistes ne viendront démentir cette analyse. Ceux qui ont combattu la Loi Travail sous les crachats combinés du Figaro, du F.N., du M.E.D.E.F. et de Manuel Valls, par contre, en savent quelque chose.

Le pouvoir socialiste a trahi ses engagements, il a failli à sa mission et berné le peuple. La démonstration est plus que suffisante. Que Mr Hamon se présente aujourd’hui la bouche en cœur n’y changera rien. Durant toutes ces années, que l’on sache, il a été ministre et député socialiste. Il vient d’investir pour les législatives ceux qui ont poignardé dans le dos les travailleurs de ce pays et ruiné l’indépendance nationale …

Depuis 2012, ce dirigeant socialiste a approuvé la politique étrangère d’une présidence qui a battu tous les records de servilité atlantisme, d’arrogance néo-coloniale et de veule soumission à la politique sioniste. Mr Hamon se réjouit de l’allégeance à l’O.T.A.N., il répète les poncifs sur la Syrie, il est un chaud partisan de l’intégration européenne et ne voit aucun inconvénient à la politique dictée par l’ordolibéralisme allemand puisqu’il se garde bien d’indiquer comment y mettre fin.

Ses propositions en témoignent. Alors que la monnaie unique européenne est une usine à chômage et qu’il est urgent d’en sortir, Mr Hamon veut la sauver. Comment ? En créant un parlement de l’euro. Avec qui et pour quoi faire ? … Il veut instituer le revenu universel mais cette marotte électorale signifie en réalité l’acceptation du chômage de masse. C’est une idée néolibérale déguisée en lubie progressiste dans laquelle le secrétaire général de la C.G.T., à juste titre, voit  » la négation du travail « .

Pour exécuter les diktats de la Banque Centrale Européenne et asservir le pays aux multinationales, le P.S. a poursuivi, sous la présidence de François Hollande, une démolition en règle des acquis de la Libération que la droite n’avait jamais osé entreprendre. Redoublant de zèle, les socialistes ont mené aussi loin que possible la mise en cause des droits collectifs, chaque régression permettant de franchir un nouveau seuil symbolique … Socialiste, s’il est élu, il fera demain la même chose.

Pour ceux qui ont la mémoire courte, il faut rappeler que les droits des travailleurs français ont été conquis de haute lutte. Sans les occupations d’usines de l’été 36,les salariés ne partiraient jamais en congés payés. Sans les combats héroïques de la Résistance et de la Libération, la Sécurité Sociale et le Comité d’Entreprise n’auraient jamais vu le jour. Sans les grèves ouvrières de juin 68, la revalorisation salariale exigée par la croissance des Trente Glorieuses serait restée un vœu pieux.

Le parti socialiste, lors de ces combats historiques, était aux abonnés absents. Léon Blum a pris acte du rapport de forces en mai- juin 1936 puis il a saboté le Front Populaire en trahissant la république espagnole. La S.F.I.O. n’a joué qu’un rôle secondaire à la Libération où le Général De Gaulle confia les posts-clefs aux communistes qui ont créé la Sécurité Sociale et promu l’effort de reconstruction économique. En 1968, le P.S. était inexistant et c’est la C.G.T. de Georges Seguy qui a négocié les accords de Grenelle. Quant aux avancées de 1981, le P.S. les a reniées en même temps qu’une souveraineté dont il est, avec la droite, le principal fossoyeur.

L’expérience historique sert quand même à quelque chose. Le rôle des socialistes, c’est d’organiser une alternance au pouvoir purement cosmétique dont le principal résultat est d’empêcher une véritable alternative à la tyrannie du capital … C’est de substituer à la véritable question, celle de la répartition du produit social et de l’exercice de la souveraineté populaire qui en est la condition, toute une série de contre-feux et de querelles grotesques.

De la théorie du genre à l’antisémitisme, du mariage pour tous au voile islamique, de la réforme de l’orthographe à la gestation pour autrui, de la dépénalisation du cannabis au revenu universel, le P.S. adore les controverses périphériques … La voiture -balai de ce quinquennat d’imposture, elle aussî, est  » en marche  » .

 

article prenant appui sur celui de Bruno G.

 

PAROLES, PAROLES … DES FILLON, HAMON, LE PEN, MACRON, MELENCHON…

 

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Mises en scène ostensiblement à des fins stratégiques, les diverses polémiques – entre candidats à la Présidentielle des 23 avril et 7 mai prochain – vont continuer à être au cœur de toutes les entreprises oratoires qui envahissent déjà notre quotidien.

Ces polémiques prescrivent leurs règles et armes, imposent leurs conditions, leurs terrains d’accord ou de réaction : un mot de trop, un tour mal pesé et tout le projet rhétorique se trouve alors mis en échec faute d’une entente pérenne sur les enjeux et les fins du combat.

Le principe, à l’origine et aux fondements de tout discours, est une cause (ou une place ) à gagner, un contradicteur à évincer, des arguments à contester, un auditeur à persuader de la supériorité d’une vision du Monde (ou de Soi si Narcisse il y a !) inscrite dans une hiérarchie des valeurs et des préférences.

Provocation, incitation à la réponse, une telle parole invite à la surenchère, à la contre attaque, à la pointe, à la recherche de l’argument imparable qui viendrait clore la bataille des mots, le rapport de force entre des protagonistes plus ou moins bien qualifiés pour soutenir cette situation incertaine sans vaciller.

8 MARS 2017 : JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES DANS UN MONDE DU TRAVAIL EN EVOLUTION

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Le monde du travail change et chacun d’entre nous doit faire face à la mondialisation comme à la révolution technologique et numérique.

Toute réforme du Code du Travail devrait se donner, pour objectif 1er, de faire, enfin, de l’égalité, une réalité et de favoriser la pleine réalisation du potentiel des Femmes.

Or, la loi El Khomri ne vise certes pas explicitement une dégradation de la situation de la Femme au travail mais aura un impact négatif sur elle, comportant un risque de discrimination indirecte.

A l’échelle mondiale, l’écart salarial entre Homme et Femme se situe à 24 %  et, en matière d’inégalité salariale,la France se positionne à la 132ème place sur 145 pays !

La loi El Khomri repose sur l’inversion des normes et fait systématiquement primer les accords d’entreprise sur les accords de branche. Ce principe est fondamentalement nuisible à la lutte pour l’égalité professionnelle.

Les Femmes sont plus nombreuses dans les T.P.E. / P.M.E. , le commerce, l’aide à domicile … soit des lieux où il existe moins d’implantations syndicales donc moins de possibilités de négocier et de se mobiliser.

Par ailleurs, le temps de travail est le 1er facteur discriminant pour les Femmes qui effectuent toujours 80 % des tâches domestiques et c’est également 80 % des Femmes qui sont des salariés à temps partiel disposant d’un salaire et d’une protection sociale partielle mais devant faire face à une flexibilité comme à des amplitudes horaires conséquentes.

La loi augmente les durées maximales de travail, notamment pour les cadres et renforce la possibilité, pour l’employeur, de modifier de façon unilatérale horaires et temps de travail. Les délais de prévenance, en cas de changement d’horaires, peuvent être réduits à 3 jours au lieu de 7  et, pour toutes celles qui ne pourront pas s’adapter, les modalités de licenciement seront simplifiées.

Pour les salariés à temps partiel, choix délibérés ou contraints de nombreuses Femmes, c’est donc la double peine : un salaire partiel, une précarité maximale.

 

2017 : L’ANNÉE DE TOUS LES DANGERS !

imageCertaines personnes appartenant aux catégories dites populaires (ouvriers, employés, précaires, demandeurs d’emploi…), aux prises avec les difficultés de la vie quotidienne et la faiblesse de leurs revenus, ne sont pas spontanément tournés vers un engagement civique dès lors que les grandes idéologies sont mortes, que la « crise de la politique » prend pour eux des formes principalement négatives, où les décisions publiques ne sont pas efficaces quand elles sont prises sans souci de leur situation, voire même contre eux dans le but et/ou ayant comme conséquence d’aggraver leur sort.

Ceci se traduit par des phénomènes de rejet des institutions politiques qui peuvent d’autant plus facilement prendre des formes différentes que des politiques opportunistes s’efforcent d’opposer ces catégories dites populaires les unes contre les autres.

  • les exclus du travail se transforment alors en exclus du système politique. Non inscription sur les listes électorales, abstention massive, votes blancs et nuls ne peuvent être considérés indépendamment de la question sociale : ces exclus, sauf étourderie de leur part, ne sont ni des P.D.G. ni des hauts fonctionnaires!
  • les petits salariés, à peine plus concernés que les précédents, se livrent plus volontiers au zapping pré-électoral suivant une démarche plus consumériste que politique qu’encourageant les attitudes des candidats qui énoncent, quelquefois de manière parcimonieuse, leurs programmes et visions de l’avenir pour se limiter aux slogans des publicitaires.

C’est ici que se situe le véritable danger du populisme !

N’importe que démagogue peut alors s’emparer du désarroi de la majorité des travailleurs, proposer des recettes démagogiques qu’il accomodera à la sauce du moment et prétendre offrir le salut des petits salariés sur le dos des exclus

il ne s’agit guère d’une fascination idéologique, d’une curiosité pour ceux qui font entendre leur différence face au « petit monde » suranné des carriéristes politiques mais plutôt une sorte de quasi résignation de ceux qui ont le sentiment de ne pas avoir grand chose à perdre et qui se disent, en espérant mieux, « on ne sait jamais » alors que c’est le pire que leur préparent de tels leaders politiques.

UNE PRATIQUE TRÈS ORDINAIRE ?

image » Le plus beau des mensonges : faire croire à quelqu’un qui vous ment qu’on le croit  » conseillait Sacha Guitry .

Ceci s’apparente aux propos, plus anciens et philosophiques, de Schopenhauer  » si vous avez des raisons de suspecter que l’on vous raconte un mensonge, faites comme si vous croyiez jusqu’au dernier mot. Cela donnera à votre interlocuteur le courage de poursuivre, il deviendra plus véhément dans ses affirmations et finira par se trahir « .

Altruistes ou égoïstes, planifiés ou spontanés, gratuits ou intéressés, les mensonges  – y compris par omission – font partie de la vie quotidienne et politique.

Pouvons- nous, toutefois, raisonnablement, cautionner ces exercices d’artifice et d’illusion, ces pratiques machiavéliques ?

VŒUX AMERS

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Le travail politique d’apparition et de mise en scène de Soi opéré par le Maire peut s’analyser comme un effort de définition d’une façade.

Façade à laquelle concourt une multiplicité d’auxiliaires mais, aujourd’hui, ce sera systématiquement et exclusivement vers le Directeur Général des Services que se tournera le Maire.

Façade qui s’entretient, de manière contingente, à travers la capacité à ne pas dévoiler les coulisses, à éviter les ruptures, à prévenir les menaces.

Face à d’éventuels électeurs ( c’est le 2nd tour de la Primaire de la dite Gauche ! ) assemblés en public aux attentes variables, potentiellement antagonistes, le Maire organise ses propos à travers des inconstances discursives dont sont exclus les  » gros mots  » que sont Économie, Emploi, Jeunesse, Services Publics…

Mais, que dis-je, ceux-ci seront subrepticement reprėsentés, sur scène … le temps d’offrir… quelques chocolats… à des Douaisiens les représentant !

Des remerciements itératifs sans fin au Président de la C.A.D. qui n’est autre que le 1er Vice Président du Département ( mais, c’est vrai, ils sont « en phase  » ), une mise à l’honneur du Député Marc DOLEZ qui mettra un terme à son mandat en juin prochain, une incursion dépourvue de sens et se résumant à des propos génériques du Ministre KANNER… « Sur le départ  » comme, semble-t-il, Monsieur le Sous Préfet J.DESTOUCHES assimilé, ô combien maladroitement, à une  » denrée périssable  » soit à un produit fragile qui se périme et s’abîme facilement !

Qui sont donc, aujourd’hui, les  » denrées non périssables  » ?  J’ai des noms… et vous ?

 

BONNE ANNÉE 2017 A TOUS

imageEn 2017, allons – nous continuer à glaner dans les ruines plutôt que de construire une société décente ? Allons – nous continuer à accepter que le triomphe du capitalisme et de l’économie de marché parvienne à anesthésier les imaginations, à vider l’espace du rêve, à faire que la seule loi de la compétitivité nous tienne lieu de destin?

NON bien entendu !

Aujourd’hui, pourquoi ne pas essayer la fraternité ? Pourquoi ne pas prendre plaisir au bonheur des autres ?  Pourquoi se résigner à l’égoïsme ?

Aujourd’hui, soyons acteurs d’une société autre fondée non plus sur la valeur d’échange, le profit, les rapports de domination mais sur la valeur d’usage, la gratuité de la vie, la démocratie directe et les affinités électives, le droit au savoir, au bonheur, aux désirs et passions, à la singularité .

Osons l’Utopie d’être humain tout simplement !

Utopie, quel mot ! SDF des espérances, Tzigane des fulgurances, Nomade des intentions, Voyageuse des expressions, Aventurière des promesses, Navigateur de l’humain, Bonne Étoile des finalités…

Allez, en 2017,  » Soyons réalistes, Exigeons l’impossible »  Ernesto Che Guevara

UNE TROP LONGUE JOURNÉE SI FROIDE

imageLa personne Sans Domicile Fixe nous donne à voir, dans l’espace public donc social, un corps et ses atteintes physiques.

un corps meurtri par la rue, par la violence au quotidien, par l’alcool, par le manque d’hygiène

un corps souvent méprisé et désarçonné par l’extrême précarité qui caractérise la personne Sans Domicile Fixe.

L’errance semble marquer l’organisme, le déformant au point que la personne qui est sensée l’habiter, s’en désintéresse et le considère même, quelquefois, comme un étranger….

Il est même possible de se questionner afin de savoir si ce corps est habité tant il paraît n’être qu’une mécanique !

Le mode d’exposition et de « mise en scène » de ce corps le rend encore plus identifiable.

Mais, parler, interpeler, crier, c’est, pour la personne Sans Domicile Fixe, s’exposer, exister sur l’espace public, sortir quelque peu de la « figuration » ou de l’exposition du malheur.

Confrontée, antérieurement, à des épreuves, des ruptures qui ont remis en cause les relations entre vie sociale, identité et intériorité, aujourd’hui, cette personne ne doit pas simplement être assimilée à un « élément du décor » mais être considérée comme un sujet de l’espace public au même titre que tout un chacun.

Mais qu’en est-il de la prise en compte de sa parole?

A Douai, de nombreuses associations, des personnes à titre individuel ( et ce, sans recherche d’aucune publicité, sans besoin de support photographique pour témoigner de ce qu’ils font) sont présentes autour de la personne Sans Domicile Fixe au sein de ce théâtre de rôles et d’interactions multiples qu’est l’espace public.

FEMME POTICHE ?

imageEn d’autres temps, Jacques Vernier avait cautionné le fait que la photo tronquée d’une Femme (réduite à ses fesses) soit le support d’une incitation à avoir recours au PIAF.

Aujourd’hui, Frédéric Chéreau accepte que l’invitation à Douai d’Hiver soit également associée à l’image d’une Femme – travaillée, certes, façon Bande Dessinée – mais au corps objectivé (poitrine et fesses proéminentes) venant consolider l’idée de la Femme comme objet sexuel.

Elle est cantonnée au paraître, au fait de posséder un potentiel pouvoir d’attraction et de séduction mais non d’action…

Souriante mais combien empruntée dans ses gestes, les mains en l’air ( en signe d’abdication ? de réponse à l’injonction de tiers? ), elle donne, de la douaisienne, une image de Femme soumise…qui n’a aucune raison de l’être !!!

MOI, DANIEL BLAKE

imageKen LOACH, comme toujours, s’intéresse aux laissés pour compte du capitalisme, aux Humains déroutés, humiliés, impuissants face à la mécanique d’un système  » d’aide sociale  » perverti.

Daniel BLAKE se doit de répondre à une injonction paradoxale : il lui est interdit de travailler par son médecin mais il est contraint de prouver qu’il cherche du travail, sous peine de sanction pécuniaire.

ALter ego de Ken LOACH, Daniel BLAKE est un vieil indigné qui ne se résignera pas !  qui témoigne d’un engagement politique face à l’absurde ! qui crée un manuel de survie en milieu hostile !

Daniel BLAKE est un personnage qui essaie avec fierté et obstination de dépasser l’humiliation et l’infantilisation, de sauver l’existence de citoyen.