Article mis en avant

L’Humain d’Abord et Mohamed Kheraki

image

Mr Mohamed Kheraki ne répondant plus à aucune sollicitation ou invitation, que ce soit de ses camarades élus de la liste  » L’Humain d’Abord  » ou de la section du Parti Communiste Français de Douai et ce, depuis son élection, nous considėrons qu’il a fait le choix de ne plus être représentatif des valeurs portées, défendues par ceux-ci et validées par le suffrage des électeurs.

Mr Kheraki n’est donc plus, dès lors, habilité à s’exprimer au nom de la liste L’Humain d’Abord et du Parti Communiste Français.

 

L’AN (2017) PLOYE SOUS LA HAUSSE DU CHOMAGE A DOUAI

image

Au 30 novembre 2017, la hausse du chômage est de + 8 % à Douai, de + 6 % dans le Bassin d’Emploi et de – 2 % pour la Région.

Les Jeunes (soit nos concitoyens âgés de moins de 25 ans) demandeurs d’emploi à Douai représentent 22 % des jeunes, dans la même situation, dans le Bassin d’Emploi (soit + 2% par rapport à novembre 2016).

Lors de la Cérémonie des vœux, Réduire l’engagement des membres de La Jeunesse est Douai à 2 évènements festifs (le 2nd Festival de La Rue est dans l’Art du samedi 26 mai 2018 après-midi et le Concert du 24 septembre 2018) conduit à faire abstraction des préoccupations autres de ses membres dont l’Emploi.

Ils sont, par ailleurs, désireux de combattre les représentations visant à assimiler, parfois trop facilement et de manière négative, Jeunesse et Fête.

La Solidarité et l’Attractivité – maîtres mots du discours – sans même évoquer l’Emploi ?

Pourtant, l’équation est simple, voire même élémentaire : qui dit Emploi dit Pouvoir d’Achat et donc possibilité de Consommation.

Quid de la situation des entreprises industrielles clés de la ville et du Douaisis comme S.N.W.M., Renault ?

Quid de la solidarité avec les syndicats – jamais évoqués – ui se battent aujourd’hui pour le maintien et le développement de l’emploi… à l’Hôpital… dans les E.H.P.A.D…. à la prison … pour, au final, l’amélioration des conditions de vie de tous les douaisiens aussi… ?

Notez donc, dès à présent, que le Mercredi 16 Juin 2018 après-midi, aura lieu, après l’Industrie (Résidence Gayant) et la Logistique (Salle de La Solitude à Frais Marais), le Tremplin vers le B.T.P. Salle Gothique de la Mairie de Douai en partenariat avec les acteurs locaux (dont Pôle Emploi, la Mission Locale, le PLIE…), les artisans, les P.M.E. de Douai et du Douaisis et le soutien du C.R.E.P.I.

  

EN 2018, HOMMES, VEILLEZ !

image

 

Il n’est pas encore fini le temps des vœux mais il faudra encore attendre un an pour faire le point sur leur réalisation ou sur la vanité des promesses et relancer la machine à les produire.

Faut-il s’inscrire dans le temps de l’attente ou dans celui de l’action sans tarder pour mettre en place les conditions de leur réalisation ?

Redonner sa place au verbe ÊTRE détrôné au profit du verbe AVOIR

Réinscrire l’actualité dans l’Histoire et remédier au culte de l’urgence

Remettre les enjeux comptables au service de l’Humain

Combattre pour la paix, l’égalité Femme – Homme, contre les inégalités et la perte des acquis sociaux de ceux qui nous ont précédés et ont lutté

Comprendre la nécessité de rassemblement, de résistance et de riposte pour la justice sociale

Vaincre la culture de l’apparence au profit des débats de fond

Illusion infantile que tout cela ?  Négligence du principe de réalité ? NON

Hommes, Veillez ( J.FUCIK)

CONSEIL MUNICIPAL DE DECEMBRE 2017

image

En présence d’une assemblée exceptionnellement nombreuse, constituée quasi exclusivement des Chefs de Service de la Mairie de Douai – n’ayant pas, selon F.CHEREAU, répondu à une quelconque injonction ! – a été abordée la question du R.i.F.S.E.E.P.

Soit un sigle qui recouvre le Régime indemnitaire prenant en compte Fonction, Sujétion, Expertise et Engagement Professionnel et repose sur de trop nombreuses données subjectives pour établir le montant de la rémunération.

L’influence de l’idéologie néolibérale ( qui associe une théorie économique, une idéologie politique, une philosophie des politiques publiques et un imaginaire social)  sur cette  » méritocratie  » est évidente.

Le danger – bien réel – émane du fait que le mérite est un entremêlement de composantes innées et acquises, pas toujours défini par l’effort ou le labeur, parfois pensé à partir de l’idée du talent, peu soucieux de connaître les origines des qualités qu’elles valorisent.

Dès lors, les statuts professionnels comme sociaux seront fonction du mérite des uns et des autres, ce qui est massivement modélisé par les élites pour justifier l’ordre social établi.

Comme dans la société actuelle, va-t-on culpabiliser les plus fragiles, les salaires les plus bas ( notamment les catégories C ) puis justifier cet état de fait en s’appuyant sur la notion de mérite des salaires déjà les plus élevés ?

Pourquoi penser argent et non formation?

Alors que la solidarité est indispensable dans le monde du travail, nous assistons à la mise en concurrence, cette  » vertu européenne ».

N’oublions jamais que l’équité exige, avant tout, que les conditions financières ne prennent pas le pas sur la dignité humaine

Au-delà de notre intervention au C.M., nous resterons vigilants !

Conseil Municipal de Novembre 2017

imageNous avons témoigné de notre étonnement que, pour la réhabilitation de l’immeuble sis rue de la Massue et devant devenir, à terme, un restaurant gastronomique et/ou bistronomique, soit formulée une demande de subventions auprès de l’Etat à travers le Fonds Stratégique du Bassin Minier.

L’un des 4 objectifs énoncés de ce Fonds Stratégique est la création d’un territoire d’excellence énergétique.

N’y a-t-il pas, comme priorité, de réduire les  » passoires thermiques  » que représentent, notamment, les anciens corons occupés par les mineurs ou leurs ayant droit ?

« LE BEAU N’EST PAS BOURGEOIS » – HERBERT MARCUSE –

image

« La culture ,c »est la rencontre d’un individu et d’une oeuvre». C’est cette définition que préfère le premier ministre Edouard Philippe dans son livre autobiographique Des hommes qui lisent.

Pourquoi certains individus ne rencontrent-ils jamais d’oeuvre? Qu’est-ce qui empêche cette rencontre? Qu’est-ce qui la favorise?

Vous l’aurez deviné ,la politique culturelle présentée dans le programme de L’Humain d’Abord avait la prétention de favoriser cette rencontre. Mais comment?

En permettant facilement l’accès aux lieux destinés à  ces rencontres grâce à des tarifs peu élevés. Mais ce n’est pas suffisant! Bourdieu a montré que c’était certes nécessaire ,mais il ne suffit pas de baisser les prix pour favoriser cette rencontre. Encore faut-il en avoir envie !Comment aimer ce dont on n’a, parfois, même pas l’idée? Comment considérer ce qui ne nous a jamais » touché »?  Pourquoi le goût des uns est le dégoût des autres? Toujours selon Bourdieu. pas seulement parce que la culture est la culture de la classe dominante selon la rhétorique marxiste. Souvenons -nous que dans son dernier livre, le philosophe Marcuse se livrait à  une critique de l’esthétique marxiste en réaffirmant que le beau n’était pas bourgeois .Par contre le libéralisme s’ingénie fort bien à  nous infliger des désirs qui nous affligent et à  viser parfois très bas. Très difficile de remonter la pente et d’éprouver le moindre intérêt pour une oeuvre un peu plus élaborée et originale.

Mais il y a heureusement des résistances et de nombreux acteurs culturels ont, comme objectif, de toucher un vaste public sans pour autant niveler par le bas.

Je citerai quelques actions à  poursuivre et à développer:

TANDEM proposant un spectacle de théâtre d’ objets (Marée Basse) au public de Frais-Marais ravi (nous y étions) pour une somme modique. Le centre social avait alors bien joué son rôle de médiation et le chapiteau était rempli.

A Dorignies ce fut une conférence sur les danses urbaines dans le monde ,illustrée par une danseuse brésilienne. Là  encore qualité exceptionnelle et  message d’espoir constructif pour notre jeunesse, montrer comment des gestes de violence destructive vont laisser progressivement la place à des « battles » mais de danse urbaine cette fois, aux Etats -Unis et un peu partout dans le monde grâce au net.

Le travail extraordinaire de cette association « Les brigades volantes » dont les membres, éloignés au départ des livres, se livrent à  des performances de lecture dans la rue (fête de la Place Carnot) ,à  la bibliothèque, au musée, devenant ainsi acteurs de leur vie et pas simples consommateurs.

Les membres du conseil de Quartier Carnot-Gare se réunissant pour se pencher sur le passé de la Place et réaliser un travail historique sur des archives pour aboutir à la création d’une exposition .

Les conférences organisées par la bibliothèque municipale avec des écrivains ,journalistes, éditeurs sur des sujets peu abordés jusqu’alors: l’ Histoire de l’Algérie permettant de dialoguer, de débattre et de faire connaître, aux jeunes présents dans la salle, leur histoire, notre histoire.

Autre sujet, les conditions de travail des mineurs marocains employés dans les années 70 sans avoir le même statut que les autres mineurs « mieux protégés » (apr_s de rudes luttes syndicales antérieures). L’écrivain Ricardo Montserrat a recueilli leur parole pour la fixer par l’écriture.

N’espérez pas vous débarrasser des livres , beau titre de Jean-Claude Carrière et d’Umberto Eco qui confirme la place prépondérante du livre dans la transmission de la culture et qui fait de la bibliothèque un lieu public essentiel. Le livre est bien l’objet le plus simple qui soit de rencontre avec une oeuvre. La ville de Douai possède un maillage assez intéressant pour la lecture: Bibliothèque Municipale (avec un service de prêt documentaire gartuit, ce qui devient de plus en plus rare) , de quartier, librairies dynamiques, bouquineries, salons du livre et dernièrement, les boîtes à  livres.

Une politique culturelle de gauche est destinée principalement à  ceux qui n’approchent jamais les livres ou à  ceux auxquels on a imposé qu’un seul livre.

Citons pour terminer le poète René Char : « Bien être d’avoir entrevu scintiller la matière, émotion instantanément reine « .Continuons à  favoriser la recherche de ces scintillements pour éclairer la vie de tous.

A LA FOIRE DE DOUAI, CUBA NO !

 

image

A la Foire de Douai : Cuba NO ?

Curieux de l’exposition sur Cuba proposée par les organisateurs de la Foire commerciale de Douai cette année, la visite nous a laissé un amer sentiment d’insatisfaction et même, pour certains, d’écoeurement.

Cuba réduite à une poignée d’images d’Epinal : une verroterie de pacotille, la poussière d’un intérieur miséreux, la fabrication – clandestine ? – de cigares¦

Cuba ringardisée à  souhait, fossilisée dans un décor de théâtre suranné pour touristes. Restent, ça et là , de belles photos qui permettent de retrouver les couleurs de La Havane, le sourire des Cubains, le Malecon et sa promenade, prodigieuse interface des mondes atlantique et caraïbe.

Cuba mérite mieux sans doute. Nul ne prétendra que la situation n’y est pas difficile : une économie frappée par la chute de l’URSS, le féroce blocus américain toujours actuel, les tortionnaires yankee qui occupent toujours la base de Guantanamo, à l’extrémité de l’île, malgré les timides efforts d’Obama, et toujours, les tentatives de coup d’Etat des anticastristes financés par la CIA, qui rêvent de voir l’le réintégrer leur chasse gardée.

Cuba pourtant est toujours debout. Les récentes tornades, qui ne l’ont pas épargnée, ont encore montré au monde combien la mobilisation et la solidarité des Cubains permettaient au pays de faire face mieux qu’ailleurs aux destructions et au chaos qu’ont connu les îles avoisinantes, de la pauvre Haïti aux îles françaises de Saint Martin et de Saint Barthélémy, dont le développement n’est qu’un mot : « paradis fiscal ».

Cet autre visage de Cuba, son programme social, que l’île n’a sacrifié ni à  la crise ni aux sirènes du néolibéralisme armé qui ravage la zone caraïbe, où est-il dans l’exposition de la Foire de Douai ? L’éducation, la santé, la culture – le plus fort taux d’alphabétisation des Amériques, loin devant les USA – de haut niveau et totalement gratuite pour tous, ne mériteraient-elles pas de questionner notre regard ?

Rien de tout cela dans l’exposition, toute d’idéologie banale, de consumérisme touristique et d’humanité desséchée. Et pourtant regarder Cuba, c’eest aussi considérer combien cette humanité-là  nous regarde, combien l’aire caraïbe, comme le soulignait récemment le poète Patrick Chamoiseau, est, « aux grands vents de la relation », ouverte aux « frères migrants », au coeur de l’invention d’une modernité qui refuse les barbares injonctions de la mondialisation capitaliste.

Oui, encore une fois, Cuba, mérite un autre regard. Cuba, SI.

DU PAIN ET DES LIVRES

 

image

L’un des axes d’une politique culturelle doit viser, prioritairement, ceux qui n’approchent jamais les livres ou ceux auxquels un seul livre est imposé.
Les grands écrivains formulent beaucoup mieux que nous tout ce que nous pourrions écrire.
Ainsi en est-il de l’écrivain espagnol Federico Garcia Lorca qui, en septembre 1931, s’adresse à la population de Fuentes Vaqueros (Grenade)

 » quand quelqu’un va au théâtre, à un concert ou à une fête qu’elle qu’elle soit, si le spectacle lui plaît, il évoque tout de suite ses proches absents et s’en désole  » Comme cela plairait à ma soeur, à mon père » pensera-t-il et il ne profitera dés lors du spectacle qu’avec une légère mélancolie.

C’est cette mélancolie que je ressens, non pour les membres de ma famille, ce qui serait mesquin, mais pour tous les êtres qui, par manque de moyens et à cause de leur propre malheur, ne profitent pas du suprême bien qu’est la beauté, la beauté qui est vie, bonté, sérénité et passion.

C’est pour cela que je n’ai jamais de livres. A peine en ai-je acheté un que je l’offre. J’en ai donné une infinité. C’est pour cela que c’est un bonheur pour moi d’être ici, heureux d’inaugurer cette bibliothëque du Peuple, la 1ère sûrement de toute la province de Grenade. L’Homme ne vit que de pain. Moi si j’avais faim et me trouvais démuni dans la rue, je ne demanderais pas un pain mais un demi-pain et un livree. Et, depuis ce lieu où nous sommes, j’attaque violemment ceux qui ne parlent que revendications économiques sans jamais parler de revendications culturelles : ce sont celles-ci que les Peuples réclament à grands cris.

Que tous les hommes mangent est une bonne chose, mais il faut que tous les hommes accèdent au savoir, qu’ils profitent de tous les fruits de l’esprit humain car le contraire reviendrait à les transformer en machines au service de l’Etat,  à les transformer en esclaves d’une terrible organisation de la société. J’ai beaucoup plus de peine pour un homme qui veut accéder au savoir et ne le peut pas que pour un homme qui a faim, parce qu’un homme qui a faim peut calmer facilement sa faim avec un morceau de pain ou des fruits mais un homme qui a soif d’apprendre n’en a pas les moyens sauf d’une terrible agonie parce que c’est de livres, de livres, de beaucoup de livres dont il a besoin et où sont ces livres?

Des livres! Des livres!  Voilà un mot magique qui équivaut à clamer : amour ! amour ! Et que devraient demander les Peuples tout comme ils demandent du pain ou de la pluie pour les semis? Quand le célëbre écrivain russe Fedor Dostoievski – père de la révolution russe bien davantage que Lénine – était prisonnier en SIbérie,  retranché du monde, entre 4 murs,  cerné par les plaines désolées, enneigées, il demandait secours, par courrier, à sa famille éloignée, ne disant que  » envoyez moi des livres, des livres, beaucoup de livres pour que mon âme ne meure pas ! ». Il avait froid, ne demandait pas le feu. il avait une terrible soif, il ne demandait pas d’eau. Il demandait des livres, c’est-à-dire des horizons, c’est-à-dire des marches pour gravir la cîme de l’esprit et du cœur. Parce que l’agonie physique – biologique, naturelle d’un corps à cause de la faim, de la soif ou du froid, dure peu, très peu mais l’agonie de l’âme insatisfaite dure toute la vie.

Le grand Menendez Pidal, l’un des véritables plus grands sages d’Europe, l’a déjà dit  » la devise de la République doit être la Culture ».

 

BENOÎT HAMON, VOITURE -BALAI DU P.S. …

image

 

Que certains aient appelé de leurs vœux un compromis griboulilé sur un coin de table entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, rétrospectivement, donne des sueurs froides ! Si  » La France Insoumise  » s’est donné la peine de bâtir un programme, on suppose que ce n’est pas pour se livrer, en catimini, à des marchandages préélectoraux avec une social-démocratie moribonde …

Il faudrait l’admettre une fois pour toutes : Mr Hamon … n’est chargé que de recycler la vieille garde d’un parti vermoulu …  Ni son programme de bric et de broc, ni ses concessions aux caciques solfériniens, ni le ralliement alimentaire des girouettes écologistes ne viendront démentir cette analyse. Ceux qui ont combattu la Loi Travail sous les crachats combinés du Figaro, du F.N., du M.E.D.E.F. et de Manuel Valls, par contre, en savent quelque chose.

Le pouvoir socialiste a trahi ses engagements, il a failli à sa mission et berné le peuple. La démonstration est plus que suffisante. Que Mr Hamon se présente aujourd’hui la bouche en cœur n’y changera rien. Durant toutes ces années, que l’on sache, il a été ministre et député socialiste. Il vient d’investir pour les législatives ceux qui ont poignardé dans le dos les travailleurs de ce pays et ruiné l’indépendance nationale …

Depuis 2012, ce dirigeant socialiste a approuvé la politique étrangère d’une présidence qui a battu tous les records de servilité atlantisme, d’arrogance néo-coloniale et de veule soumission à la politique sioniste. Mr Hamon se réjouit de l’allégeance à l’O.T.A.N., il répète les poncifs sur la Syrie, il est un chaud partisan de l’intégration européenne et ne voit aucun inconvénient à la politique dictée par l’ordolibéralisme allemand puisqu’il se garde bien d’indiquer comment y mettre fin.

Ses propositions en témoignent. Alors que la monnaie unique européenne est une usine à chômage et qu’il est urgent d’en sortir, Mr Hamon veut la sauver. Comment ? En créant un parlement de l’euro. Avec qui et pour quoi faire ? … Il veut instituer le revenu universel mais cette marotte électorale signifie en réalité l’acceptation du chômage de masse. C’est une idée néolibérale déguisée en lubie progressiste dans laquelle le secrétaire général de la C.G.T., à juste titre, voit  » la négation du travail « .

Pour exécuter les diktats de la Banque Centrale Européenne et asservir le pays aux multinationales, le P.S. a poursuivi, sous la présidence de François Hollande, une démolition en règle des acquis de la Libération que la droite n’avait jamais osé entreprendre. Redoublant de zèle, les socialistes ont mené aussi loin que possible la mise en cause des droits collectifs, chaque régression permettant de franchir un nouveau seuil symbolique … Socialiste, s’il est élu, il fera demain la même chose.

Pour ceux qui ont la mémoire courte, il faut rappeler que les droits des travailleurs français ont été conquis de haute lutte. Sans les occupations d’usines de l’été 36,les salariés ne partiraient jamais en congés payés. Sans les combats héroïques de la Résistance et de la Libération, la Sécurité Sociale et le Comité d’Entreprise n’auraient jamais vu le jour. Sans les grèves ouvrières de juin 68, la revalorisation salariale exigée par la croissance des Trente Glorieuses serait restée un vœu pieux.

Le parti socialiste, lors de ces combats historiques, était aux abonnés absents. Léon Blum a pris acte du rapport de forces en mai- juin 1936 puis il a saboté le Front Populaire en trahissant la république espagnole. La S.F.I.O. n’a joué qu’un rôle secondaire à la Libération où le Général De Gaulle confia les posts-clefs aux communistes qui ont créé la Sécurité Sociale et promu l’effort de reconstruction économique. En 1968, le P.S. était inexistant et c’est la C.G.T. de Georges Seguy qui a négocié les accords de Grenelle. Quant aux avancées de 1981, le P.S. les a reniées en même temps qu’une souveraineté dont il est, avec la droite, le principal fossoyeur.

L’expérience historique sert quand même à quelque chose. Le rôle des socialistes, c’est d’organiser une alternance au pouvoir purement cosmétique dont le principal résultat est d’empêcher une véritable alternative à la tyrannie du capital … C’est de substituer à la véritable question, celle de la répartition du produit social et de l’exercice de la souveraineté populaire qui en est la condition, toute une série de contre-feux et de querelles grotesques.

De la théorie du genre à l’antisémitisme, du mariage pour tous au voile islamique, de la réforme de l’orthographe à la gestation pour autrui, de la dépénalisation du cannabis au revenu universel, le P.S. adore les controverses périphériques … La voiture -balai de ce quinquennat d’imposture, elle aussî, est  » en marche  » .

 

article prenant appui sur celui de Bruno G.

 

PAROLES, PAROLES … DES FILLON, HAMON, LE PEN, MACRON, MELENCHON…

 

image

Mises en scène ostensiblement à des fins stratégiques, les diverses polémiques – entre candidats à la Présidentielle des 23 avril et 7 mai prochain – vont continuer à être au cœur de toutes les entreprises oratoires qui envahissent déjà notre quotidien.

Ces polémiques prescrivent leurs règles et armes, imposent leurs conditions, leurs terrains d’accord ou de réaction : un mot de trop, un tour mal pesé et tout le projet rhétorique se trouve alors mis en échec faute d’une entente pérenne sur les enjeux et les fins du combat.

Le principe, à l’origine et aux fondements de tout discours, est une cause (ou une place ) à gagner, un contradicteur à évincer, des arguments à contester, un auditeur à persuader de la supériorité d’une vision du Monde (ou de Soi si Narcisse il y a !) inscrite dans une hiérarchie des valeurs et des préférences.

Provocation, incitation à la réponse, une telle parole invite à la surenchère, à la contre attaque, à la pointe, à la recherche de l’argument imparable qui viendrait clore la bataille des mots, le rapport de force entre des protagonistes plus ou moins bien qualifiés pour soutenir cette situation incertaine sans vaciller.

8 MARS 2017 : JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES DANS UN MONDE DU TRAVAIL EN EVOLUTION

image

Le monde du travail change et chacun d’entre nous doit faire face à la mondialisation comme à la révolution technologique et numérique.

Toute réforme du Code du Travail devrait se donner, pour objectif 1er, de faire, enfin, de l’égalité, une réalité et de favoriser la pleine réalisation du potentiel des Femmes.

Or, la loi El Khomri ne vise certes pas explicitement une dégradation de la situation de la Femme au travail mais aura un impact négatif sur elle, comportant un risque de discrimination indirecte.

A l’échelle mondiale, l’écart salarial entre Homme et Femme se situe à 24 %  et, en matière d’inégalité salariale,la France se positionne à la 132ème place sur 145 pays !

La loi El Khomri repose sur l’inversion des normes et fait systématiquement primer les accords d’entreprise sur les accords de branche. Ce principe est fondamentalement nuisible à la lutte pour l’égalité professionnelle.

Les Femmes sont plus nombreuses dans les T.P.E. / P.M.E. , le commerce, l’aide à domicile … soit des lieux où il existe moins d’implantations syndicales donc moins de possibilités de négocier et de se mobiliser.

Par ailleurs, le temps de travail est le 1er facteur discriminant pour les Femmes qui effectuent toujours 80 % des tâches domestiques et c’est également 80 % des Femmes qui sont des salariés à temps partiel disposant d’un salaire et d’une protection sociale partielle mais devant faire face à une flexibilité comme à des amplitudes horaires conséquentes.

La loi augmente les durées maximales de travail, notamment pour les cadres et renforce la possibilité, pour l’employeur, de modifier de façon unilatérale horaires et temps de travail. Les délais de prévenance, en cas de changement d’horaires, peuvent être réduits à 3 jours au lieu de 7  et, pour toutes celles qui ne pourront pas s’adapter, les modalités de licenciement seront simplifiées.

Pour les salariés à temps partiel, choix délibérés ou contraints de nombreuses Femmes, c’est donc la double peine : un salaire partiel, une précarité maximale.