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L’Humain d’Abord et Mohamed Kheraki

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Mr Mohamed Kheraki ne répondant plus à aucune sollicitation ou invitation, que ce soit de ses camarades élus de la liste  » L’Humain d’Abord  » ou de la section du Parti Communiste Français de Douai et ce, depuis son élection, nous considėrons qu’il a fait le choix de ne plus être représentatif des valeurs portées, défendues par ceux-ci et validées par le suffrage des électeurs.

Mr Kheraki n’est donc plus, dès lors, habilité à s’exprimer au nom de la liste L’Humain d’Abord et du Parti Communiste Français.

 

BONNE ANNÉE 2017 A TOUS

imageEn 2017, allons – nous continuer à glaner dans les ruines plutôt que de construire une société décente ? Allons – nous continuer à accepter que le triomphe du capitalisme et de l’économie de marché parvienne à anesthésier les imaginations, à vider l’espace du rêve, à faire que la seule loi de la compétitivité nous tienne lieu de destin?

NON bien entendu !

Aujourd’hui, pourquoi ne pas essayer la fraternité ? Pourquoi ne pas prendre plaisir au bonheur des autres ?  Pourquoi se résigner à l’égoïsme ?

Aujourd’hui, soyons acteurs d’une société autre fondée non plus sur la valeur d’échange, le profit, les rapports de domination mais sur la valeur d’usage, la gratuité de la vie, la démocratie directe et les affinités électives, le droit au savoir, au bonheur, aux désirs et passions, à la singularité .

Osons l’Utopie d’être humain tout simplement !

Utopie, quel mot ! SDF des espérances, Tzigane des fulgurances, Nomade des intentions, Voyageuse des expressions, Aventurière des promesses, Navigateur de l’humain, Bonne Étoile des finalités…

Allez, en 2017,  » Soyons réalistes, Exigeons l’impossible »  Ernesto Che Guevara

UNE TROP LONGUE JOURNÉE SI FROIDE

imageLa personne Sans Domicile Fixe nous donne à voir, dans l’espace public donc social, un corps et ses atteintes physiques.

un corps meurtri par la rue, par la violence au quotidien, par l’alcool, par le manque d’hygiène

un corps souvent méprisé et désarçonné par l’extrême précarité qui caractérise la personne Sans Domicile Fixe.

L’errance semble marquer l’organisme, le déformant au point que la personne qui est sensée l’habiter, s’en désintéresse et le considère même, quelquefois, comme un étranger….

Il est même possible de se questionner afin de savoir si ce corps est habité tant il paraît n’être qu’une mécanique !

Le mode d’exposition et de « mise en scène » de ce corps le rend encore plus identifiable.

Mais, parler, interpeler, crier, c’est, pour la personne Sans Domicile Fixe, s’exposer, exister sur l’espace public, sortir quelque peu de la « figuration » ou de l’exposition du malheur.

Confrontée, antérieurement, à des épreuves, des ruptures qui ont remis en cause les relations entre vie sociale, identité et intériorité, aujourd’hui, cette personne ne doit pas simplement être assimilée à un « élément du décor » mais être considérée comme un sujet de l’espace public au même titre que tout un chacun.

Mais qu’en est-il de la prise en compte de sa parole?

A Douai, de nombreuses associations, des personnes à titre individuel ( et ce, sans recherche d’aucune publicité, sans besoin de support photographique pour témoigner de ce qu’ils font) sont présentes autour de la personne Sans Domicile Fixe au sein de ce théâtre de rôles et d’interactions multiples qu’est l’espace public.

FEMME POTICHE ?

imageEn d’autres temps, Jacques Vernier avait cautionné le fait que la photo tronquée d’une Femme (réduite à ses fesses) soit le support d’une incitation à avoir recours au PIAF.

Aujourd’hui, Frédéric Chéreau accepte que l’invitation à Douai d’Hiver soit également associée à l’image d’une Femme – travaillée, certes, façon Bande Dessinée – mais au corps objectivé (poitrine et fesses proéminentes) venant consolider l’idée de la Femme comme objet sexuel.

Elle est cantonnée au paraître, au fait de posséder un potentiel pouvoir d’attraction et de séduction mais non d’action…

Souriante mais combien empruntée dans ses gestes, les mains en l’air ( en signe d’abdication ? de réponse à l’injonction de tiers? ), elle donne, de la douaisienne, une image de Femme soumise…qui n’a aucune raison de l’être !!!

MOI, DANIEL BLAKE

imageKen LOACH, comme toujours, s’intéresse aux laissés pour compte du capitalisme, aux Humains déroutés, humiliés, impuissants face à la mécanique d’un système  » d’aide sociale  » perverti.

Daniel BLAKE se doit de répondre à une injonction paradoxale : il lui est interdit de travailler par son médecin mais il est contraint de prouver qu’il cherche du travail, sous peine de sanction pécuniaire.

ALter ego de Ken LOACH, Daniel BLAKE est un vieil indigné qui ne se résignera pas !  qui témoigne d’un engagement politique face à l’absurde ! qui crée un manuel de survie en milieu hostile !

Daniel BLAKE est un personnage qui essaie avec fierté et obstination de dépasser l’humiliation et l’infantilisation, de sauver l’existence de citoyen.

 

 

 

 

 

 

ILS ÉTAIENT VINGT ET CENT, ILS ÉTAIENT DES MILLIERS …

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Marquée de diverses empreintes, la figure du Migrant, fréquemment rejetée pour sa supposée inaptitude à  » s’assimiler  » ou  à  » s’intégrer  » à la société d’accueil, pour sa supposée volonté de prendre la place de l’Autre (et ce, au point de le percevoir tel un rival) poursuit esprits et fantasmes.

Celles-ci trouvent d’autant plus d’échos que, propulsées par certaines classes politiques et médias, elles trouvent toujours à être homologuées par telle ou telle expérience de tout un chacun.

Le  » migrant abusif « , le  » faux demandeur d’asile « , le  » Rom voleur « ,  » l’ arabe fondamentaliste  » et, dans les guichets des services de l’état, qui n’a pas sa petite confirmation à apporter à de tels clichés ?

Et ne parlons pas des descendances d’immigrés, curieusement nommées  » 2ème géhération  » comme si la condition d’immigré ėtait héréditaire !

Le terme  » demandeur » ( de visa, d’asile) fédère bien des désordres psychiques par le fait même qu’il le met en permanence dans un étau par rapport aux autorités, entre suspicion et dépendance infantilisante.

Tout cela procède d’un mode de pensée qui est la souche de bien des ISMES comme racisme, misérabilisme, sexisme, culturalisme …

Cette manière de voir autrui a, en partage, quelques travers cognitifs parmi lesquels la conjecture, la généralisation, l’exagération, le dénigrement coiffés, ensemble, par le complexe de supériorité de celui qui les énoncé.

La chute du Mur de Berlin en 1989 sera paradoxalement à l’origine d’une multiplication de murs au marge de l’Europe comme aux États Unis et ce, sous différentes formes, matérielles ou virtuelles.

Au quotidien, il est confronté au poids omniprésent de la menace qui pèse sur ses droits à circuler, à séjourner, à demander protection, à vivre en paix en famille.

Les titres de séjour seront-ils accordés? renouvelés ? ôtés ?

L’Épée de Damocles plane, en vertu d’une suspicion de tout instant tandis que l’arbitraire des autoritės infantilise le requėrant au point, parfois, de le dissuader de requérir.

La prėcarité juridique, économique et sociale ( travail, logement, santé, scolarité) qui en dėcoule est là avec les bien connus cercles vicieux comme l’impossibilité d’ouvrir un compte…

Les constantes situations de dépréciation, d’humiliation et d’écrasement que cela crėe avec le piëge, par un ėtrange mais fréquent effet performatif, de se faire reprocher ses renoncements.

Nous assistons à la fragilisation de personnes comme à leur déstabilisation constante pesant sur eux.

L’inconnu comme l’incertitude du projet fait que le migrant, une fois arrivé, se sent dans une situation de détresse, d’insécurité et d’inhibition et ce, même s’il a, initialement, idéalisé le pays d’accueil, éventuellement magnifié ses qualités et sous estimé le pays abandonné !

L’expérience de la migration affecte 3 liens d’intégration d’une identité: le lien à l’espace (géographique), le lien au temps (se percevoir dans la continuité de l’être) et le lien à la société (le sentiment d’appartenance à un groupe).

Comme tout un chacun, existent, pour lui, une nécessité de liberté, une joie de l’obtenir mais également une tristesse quand il en mesure le coût. C’est la violence comme la mort qui l’a conduit au départ, en laissant derrière lui, des disparus sans sépulture qui le hantent.

Pour l’adolescent qu’il est, le monde extérieur à abdiqué toute promesse structurante, a bafoué les interdits.

A la lutte contre un risque migratoire imaginaire, fait pendant une prise de risque, réelle celle-là et accrue par le candidat au voyage. Plus les frontières se ferment, plus les migrants empruntent des voies dangereuses.

Parallèlement, on assiste au renforcement du rôle des intermédiaires souvent désignés à la vindicte publique comme   » passeurs « . On voit, partout, une floraison de médiateurs qui pillent les épargnes et les renvoient à la case départ.

Qu’est-ce qui se transmet dans le silence bruyant, dans les chuchotements, dans les récits étouffés, dans les témoignages partagés, dans les murmures déchirés qui tiennent lieu de berceuses pour les enfants des exilés, des expulsés, des exclus ?

L’Histoire qu’ils vont dorénavant écrire, est enrayée par un présent immuable…

Il y a près de 350 ans, le 6 juillet 1667, Louis XIV entrait dans Douai… et depuis…

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Au sein de la Cour, les échanges suscitent volontiers discussions et oppositions d’idées qui, le jour venu, ne déclenchent pas toujours l’incident mais dérangent l’ordre établi (celui de l’unité rêvée ou de la pensée unique), révélant des tensions, réclamant des arbitrages… mais, face à un tel fonctionnement ô combien ritualisé, il apparaît également possible de se distancier et de prendre le parti d’en rire… le rire qui explose pour dénoncer le ridicule d’une prétention, la vanité d’un conflit et affirmer le triomphe tranquille de ceux qui peuvent rire.

Au centre de cette Cour, la Maison du Roi et son aéropage d’officiers et de bouffons qui l’accompagnent et veulent régner en maîtres.

Les grandes charges appartiennent, de droit, à la noblesse mais elles ont besoin d’une armée d’exécutants, hommes et femmes qui, eux, assurent un travail réel.

Les courtisans, quant à eux, accomplissent, avec plus ou moins de sérieux, les devoirs de leurs charges.

Les courtisans deviennent les acteurs d’une représentation théâtrale où se joue un rôle écrit pour eux bien qu’ils en ignorent, le plus souvent, le sens réel. Dès lors, se mesure, entre eux, la culture des apparences.

Le Roi s’impose comme arbitre dès lors que son pouvoir absolu le laisse libre de changer les choses et de les organiser à sa convenance et ce, quitte à s’inscrire dans le paradoxe pour assurer la reconduction de sa toute puissance.

Mais, il faut réagir avec précaution car inutile de courir le risque de déplaire; il faut, en permanence, s’assurer de la bienveillance du souverain qu’ils soutiennent et accompagnent… également pour être vus et, ainsi, se rassurer sur leurs existences éphémères.

Se forge, progressivement, une forme de jugement qui remplace une opinion publique en gestation et la Cour se fait alors caisse de résonance.

La vie de Cour apporte privilèges et un accès au monarque dont la faveur peut changer la destinée d’un homme, d’une femme et, derrière eux, de tout un lignage.

Ce contact suffit à satisfaire l’orgueil du plus grand nombre puisque leur présence, aux côtés du Roi, illumine leur vie et la faveur du souverain vient récompenser leur assiduité.

A vous d’actualiser ce fonctionnement mais, attention, toute ressemblance avec X ou Y serait totalement fortuite … ou pas …

L’EMPRESSEMENT A (AP)PARAÎTRE POUR ÊTRE !

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Si pour certains, les réseaux sociaux numériques (qui ont bouleversé la vie publique, les habitudes familiales, voire même l’intimité) possèdent une visée utilitaire, pour d’autres, ils représentent un intérêt hédonique, celle liée à la visibilité du quotidien : être vu !
Pour certains d’entre nous, leur valeur se juge, dorénavant, au nombre de « followers » sur les réseaux sociaux !

Jusqu’alors, la valeur de toute chose était déterminée par divers modes de classement et de cotation (bourses, agences de notation, listes de best seller…).
Aujourd’hui, les nouveaux mécanismes de classement déterminant la valeur de l’individu semblent se réduire au nombre de visiteurs sur Facebook, au nombre de résultats sur Google…

Les critères de réussite ont disparu hormis l’exposition permanente dans les medias, ce qui ne prouve rien !

L’Identité de certains d’entre nous se définit fortement par le fait qu’ils sont en prise directe sur l’info-divertissement global et, dès lors, la « marchandisation » de l’individu entraine une instabilité permanente de l’estime de soi et du sentiment de mener une vie possédant un sens.
La transmutation instantanée repose sur l’illusion d’un moi sans limite…

A travers ces réseaux sociaux, émerge une sorte de fuite en avant de la construction identitaire.
Les activités narcissiques qui y sont poursuivies, ne cessent de disparaître dans le flux de messages là où elles devraient fournir des îlots, même temporaires, de stabilité.

L’Existentialisme a montré que nous vivons dans la tension entre notre héritage culturel et la capacité de le critiquer, entre nos désirs et nos possibilités, que nous devons transformer les données de base de notre vie (que nous n’avons pas choisies) en une existence qui soit véritablement la nôtre.

Dorénavant, l’invitation au dépassement de soi caricature les exhortations des grands penseurs, précipite l’individu dans le doute et l’insatisfaction permanente.
Chacun évalue, avec anxiété et en quasi permanence, sa place dans ce vaste terrain de jeu mondial que sont les réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux nous proposent / imposent une « utopie sociale », refoulant toute conflictualité apparente, seulement exprimée de façon fugace et réactive, trace d’une interaction immédiate qui laisse vite place à l’annulation de l’Autre et à sa potentielle suppression dans l’espace visible des échanges.

La dimension conflictuelle et contradictoire est refoulée, évitée, voire déniée !

L’omnipotence du narcissisme de certains se trouve confrontée aux limitations de la réalité et à la résistance des autres à s’ajuster à ses besoins et désirs.
Cette résistance est, là aussi, édulcorée, l’altérité ne devant se construire qu’au profit d’une expérimentation la plus flatteuse qu’il soit « please like my page ! ».

LES CONGÉS PAYÉS, C’EST UN DROIT !

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Les congés payés ont révolutionné la vie. Jusqu’au Front populaire, ils étaient réservés aux 1% les plus riches. Conquête majeure des luttes sociales, les cinq semaines actuelles paraissent garanties. Mais depuis une vingtaine d’années, la donne a changé. Entre explosion de la précarité, du chômage et de la pauvreté, partir ne va plus de soi.

80 ans après la loi sur les congés payés, le droit aux vacances est toujours malmené : 40% seulement des classes populaires en bénéficient. Privés de vacances car privés de travail : 60% des foyers gagnant moins de 1200 euros par mois restent chez eux.

Les raisons sont bien sûr économiques, mais aussi symboliques : « le droit aux vacances est lié au droit au travail » rappelle le sociologue P.Périer. Dans une société qui encense la valeur travail, ceux qui en sont privés se sentent moins légitimes à prendre des vacances.

D’autant que les gouvernements ont abandonné toute politique publique mobilisatrice. Le ministère du tourisme est devenu un secrétariat d’Etat à la promotion du tourisme extérieur, c’est-à-dire faire venir des touristes étrangers pour encaisser du fric. Compétitivité, chômage et précarité riment avec vacances fractionnées, séjours plus courts et moins coûteux. Le profit et le marché imposent leurs règles pour faire rimer vacances et loisirs avec consommation.

Et non reconquérir un idéal émancipateur et d’autonomie.

Les familles viennent chercher de quoi manger, s’habiller, se soigner… Partir n’apparaît jamais comme un besoin. Il faut leur dire : les vacances ne sont pas un luxe, c’est un droit !